Avec Bush le monde libre va rester anti-américain !

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Avec Bush le monde libre va rester anti-américain !

Messagede terouga le Lun Déc 13, 2004 20:30

Avec l’élection de G. Bush...

LE MONDE LIBRE VA RESTER ANTIAMERICAIN


La victoire de Bush semble avoir été une complète surprise en Europe et surtout dans les élites européennes qui n’ont cessé de critiquer le président américain.

Les journaux bourgeois ont accusé le choc de la victoire plus ou moins régulière de Bush fils (1). La une de Libération ou du Nouvel Observateur ont été sans équivoque alors même que les commentateurs des media télé et radio ont traduit la déception et l’inquiétude de l'establishment des bourgeoisies cultivées et informées d’Europe (2). La palme de la déception revenant à l’officiel BHL qui a comparé, dans Le Monde, la victoire de Bush à un "21 avril géant". Là-bas comme ici les inclus n’arrivent guère à admettre que le peuple ne vote pas comme eux.

Dans cette élection, les élites d’Europe ont été directement partie prenante en militant activement pour J. Kerry, montrant les électeurs de Bush comme des caricatures (père de famille de 13 enfants, amis des flingues, etc.) et les électeurs démocrates comme des européens de là-bas, c’est-à-dire partageant une ouverture d’esprit et un profil qui ne varie guère dans les postes de télé.

Du coup, J. Kerry a été transformé plus ou moins en anti-Bush et en sauveur de "l’Amérique qu’on aime", celle des films populaires, des scenarii sans surprise où les bons et les méchants sont clairement identifiés et où les gentils l’emportent après un ultime suspense insoutenable, etc.

Qu’en est-il vraiment ? Que représentait "l’alternative" démocrate ? Sur quoi repose le succès de Bush ? Où vont les États-Unis avec à leur tête un président plus renforcé et plus fanatisé que jamais ?



I. Aux sources d’une victoire "inattendue"
Nullité des démocrates
Si J. Kerry a été battu c’est avant tout parce qu’il a mal géré sa campagne et attaqué Bush là où cela n’avait aucun intérêt... La presse européenne rappelle très peu souvent que le candidat Kerry est l’incarnation de cette Amérique hautaine et aristocratique de la côte est, celle des milieux effectivement très libéraux et volontiers européanophiles. Cela passe bien à la télé, mais très peu dans la population réelle des États-Unis. Les Américains susceptibles de voter pour un candidat "de gauche" (les travailleurs de toutes catégories) sont totalement hermétiques à la façon de faire de Kerry qui reste un parfait oligarque qui ne cache pas son niveau de vie de milliardaire arrogant et libéral.

Depuis des années le parti Démocrate s’est séparé de toute sa composante populaire. La gestion locale des démocrates n’a rien a envier aux Républicains, partout le social a été sacrifié au nom du libéralisme, de l’égoïsme ou de la mondialisation. Les deux mandats de Clinton n’ont pas constitué une rupture avec la politique reaganienne faite de bellicisme, de démagogie et de manipulations barbouzardes. Clinton n’hésita pas une seule seconde a bombarder copieusement l’Irak et la Yougoslavie pour manifester la toute puissance de l’impérialisme américain et ne s’opposa pas aux "réformes" des chambres républicaines intéressées à baisser les impôts et à démanteler les programmes sociaux hérités des années 30 et 60.

Mais en Europe les élites furent volontiers pro-Clinton, sans doute par voisinage idéologique (la "gauche" sans le peuple) surtout après la pitoyable affaire Monica Lewinsky qui opposa très caricaturalement "pauvres démocrates" et "horribles républicains". Cette affaire n’était que la riposte républicaine au complot qui avait expulsé Nixon de la Maison Blanche. Dans ces affaires, la morale n’est qu’un moyen parmi d’autres (fraudes, corruption...) pour s’imposer à la tête du Conseil d’Administration du pays.

Préférant accuser Bush de mollesse en Irak et de couardise au Vietnam (sic), Kerry, l’ami personnel de Sellières et Soros, ne pouvait guère séduire l’Amérique laborieuse. Kerry se fichait bien du sort des millions d’Américains sans couverture sociale, des travailleurs pauvres ou des sans-abris créés de toutes pièces par un libéralisme économique aussi en vogue dans les deux têtes de l’oligarchie.

Si la pauvreté a reculé statistiquement aux USA sous l’ère Clinton, c’est davantage une conséquence de la croissance économique et de la bulle internet que grâce à une vraie politique sociale.

Guerre et redistribution des richesses

Aujourd'hui le déficit public états-unien dépasse les 400 milliards de dollars. Qui est amené à payer la note ? Plus ou moins directement, les gros contribuables... Même avec les baisses d’impôts sur le revenu, les capitalistes américains vont être tôt ou tard contraints à payer la facture des administrations Bush.

D’où vient ce "trou" creusé en 4 ans (3) ? À dire vrai, Bush a géré l’économie d’une façon pragmatique et moins dogmatique que les Européens. Pour éviter que la bulle spéculative (léguée par Clinton) et les suites financières du 11 septembre fassent plonger l’ensemble du système économique américain et occidental, Bush va, à la façon de Roosevelt, faire encaisser les chocs de l’économie au budget de la nation, épargnant de sévères perturbations de type "crise de 1929".

Ainsi si les patrons d’Enron furent aussi malhonnêtes que républicains, force est de constater que c’est Clinton qui a laissé la bulle gonfler et que c’est Bush qui a, par la force des choses, laissé quelques "barons voleurs" se faire attraper pour calmer les opinions publiques (pour oublier le gros de la canaille).

Mais cette politique de pompier financier ne suffit pas pour permettre de pérenniser le système éminemment instable depuis de début des années 90 (4) (financiarisation de l’économie, guerre commerciale avec l’Europe, le Japon, dragon chinois...). Il faut aux Ètats-Unis une nouvelle porte de sortie pour à la fois relancer l’économie, créer des emplois et défendre son empire hérité de la chute de l’URSS. Roosevelt était dans la même situation dans les années 30, à la recherche d’une vraie et totale sortie de la crise de 1929.

Une guerre à la fois idéologique, énergétique et économique peut résoudre cette contradiction : la guerre en Irak est toute trouvée. En terrain connu depuis la première guerre du Golfe, victoire facile et rapide à la clef, intéressées à verrouiller le robinet à brut de tout le Proche-Orient, voulant soulager l’allié israélien, les élites américaines les plus liées au complexe militaro-industriel vont engager le pays dans une fuite en avant sans surprise au début et sans espoir à terme.

La guerre en Irak sera, tôt ou tard perdue. Cela prendra des années, mais le Pentagone quittera Bagdad dans les mêmes conditions que les Soviétiques ont quitté Kaboul en 1989. Mais comme toutes les guerres "coloniales" (face à des populations jugées sous-développées mais en fait totalement inconnues), la guerre d’Irak a dans un premier temps des avantages non négligeables. Avantages intervenant directement dans le succès électoral de Bush.

La guerre coloniale donne à la population un ennemi facilement écrasé au début de la guerre. Elle caresse la population "blanche" dans le sens du poil en donnant l’illusion d’apporter la démocratie, la civilisation, le string, etc. à de gentils sauvages. Elle abolit symboliquement la lutte des classes car tout le monde se fond dans l’Union Sacrée (même les Démocrates). Elle relance les industries d’armement (en déshérence depuis la fin de la guerre froide) et surtout elle permet de se débarrasser des pauvres autrement qu’en les incarcérant. Car qui compose la piétaille des troupes américaines en Irak ? Elle se compose de tous les jeunes dont l’Amérique ne sait que faire : les sans diplômes, les Noirs, les Indiens, les Latinos, les sans-papiers, les chômeurs, les amateurs de flingues, etc. Bref, la guerre ça permet de décupler les profits des marchands de canons tout en occupant astucieusement les pauvres.

Dans un premier temps c’est une vraie solution aux contradictions du capitalisme américain : plus de crise rampante du système, moins de chômage, plus d’armes vendues, plus de pétrole disponible, etc. Reste que dans un second temps (qui commence aujourd’hui) la situation se retourne avec une violence inattendue, et a tendance à être très largement contre-productive. Laisser partir des chômeurs et des jeunes désoeuvrés est une chose, les voir revenir dans des sacs à viande froide en est une autre, surtout si l’entourage de Bush mise sur le retour de la conscription pour alimenter les guerres de l’Empire...

Martelage médiatico-sectaire

Reste aussi que certains media populaires / populistes (comme l'inénarrable Fox News) ont joué un rôle net dans l'agitation qui a permis à Bush de se faire élire à la régulière. En effet, ce type de media (avec des milliers de relais locaux liés aux sectes les plus apocalyptiques) ont joué un rôle central dans la "stratégie de la tension" qui prévaut depuis des mois aux États-Unis. Si le public le plus cultivé et le mieux informé peut faire la part des choses et ignorer les grossièretés de Fox News, qu’en est-il des Américains de base réduits à s’inf ormer via les media les plus accessibles ? La politique visant à faire croire qu’un nouveau danger imminent va toucher le coeur de l’Empire a sans doute été déterminante dans la façon de faire voter l’Amérique profonde pour le candidat assurant la sécurité du pays.

De plus, dans le chaos général que sont devenus les È tats-Unis, le rôle des organisations religieuses maximalistes a été déterminant (5). Alors que les relais habituels du lien social ont été éradiqué par deux décennies de révolution libérale (syndicats, associations civiques, etc.), des millions de gens se sont retrouvés seuls et vulnérables dans le grand supermarché que sont devenus les villes américaines. Dans cette optique, il a été facile à des sectes libéralo-puritaines (qui sacralisent le Marché tout en diabolisant le progrès social) de se faire un nid dans les angles morts de la société. Noirs, Blancs, Asiatiques, femmes, jeunes... La société éclatée en communautés juxtaposées est d’autant plus sensible aux discours jusqu'au-boutistes d’organisations sectaires qui ont ouvertement joué la carte du candidat décidé à les associer à la gestion du chaos économique et social. Ce chaos structurel nourrit et dope la dynamique d’"églises" dont la vision apocalyptique du monde correspond aux projets militaro-économiques du président. CQFD.

Protectionnisme

Reste que si le vote populaire et ouvrier a été acquis à Bush, c’est bien parce qu’il a pris quelques mesures pour ralentir la désindustrialisation des É tats-Unis. Alors que les réseaux mondiaux du capitalisme américain sont les premiers à utiliser les délocalisations et la baisse des salaires et des impôts pour se développer, Bush a, paradoxalement, "sauvé" quelques emplois en ralentissant le phénomène.

Certes le bilan industriel de Bush est maigre : des centaines de milliers d’emplois industriels ont disparu des É tats-Unis depuis 2000, mais les gens ont eu la légitime conviction que les Démocrates étaient résolus à faire bien pire en se cachant derrière l’écologie ou un libéralisme incontrôlable (6).

Face à l’OMC ou face aux capitalistes européens, Bush a été largement moins libre-échangiste et plus protectionniste (notamment sur l’acier) que les Démocrates qui étaient décidés à gérer l’économie américaine comme l’avait fait Clinton, c’est-à-dire sans vraiment tenter de modifier les forces qui agitent l’économie et éclatent la société. C’est pour cela que ceux qui avaient le plus à perdre dans l’avenir (le bas des classes moyennes en général) ont plutôt voté pour une double (et très précaire) sécurité : la sécurité économique et la sécurité militaire.

Rappelons-le, seules les zones intégrées à la mondialisation (côtes est et ouest) ont préféré une gestion aussi libérale et pragmatique en votant Kerry. De même les centres universitaires et privilégiés économiquement ont basculé du côté des Démocrates, certainement pour des raisons d’affinités de classe. Le reste du pays, l’intérieur et les zones rurales ont préféré la "sécurité".

Les "valeurs morales"

Reste à dire un mot des prétendues "valeurs morales", plébiscitées par les sectes, qui auraient dopé le vote Bush. Là aussi, il faut nous entendre sur les mots. De quoi s’agit-il ?

À dire vrai, nous ne sommes pas là devant une agitation obscurantiste et passéiste, même si une proportion inhabituelle de gens éduqués déclare croire à des balivernes, nous assistons plutôt à un rejet du "bougisme" mondain tellement présent chez les Démocrates, discours "mouvementiste" qui est d’autant plus intolérant qu’ils ont abandonné toute rhétorique sociale (7).

Qui est concerné par les "droits des gays" ? Qui se sent proche des partisans du clonage humain ? Qui donnerait de son temps pour la dépénalisation du cannabis ? À peu près personne, si ce n’est quelques intellos aussi excentriques que coupés des réalités.

Aux États-Unis comme ailleurs, une masse informe de gens sont plutôt las du "bordel ambiant". Le harcèlement porno-promotionnel, les adolescentes enceintes, la délinquance des mineurs, les partouzes des bien-pensants... Toutes les conséquences fâcheuses de la contre-culture exaspèrent une majorité de gens qui ne savent guère comment exprimer leurs critiques. Et cela donne une étonnante actualité à ces prétendues "valeurs morales" auxquelles peu d’Américains adhèrent réellement, mais qui expriment le contrecoup de trente ans de chaos à la fois social et moral. La décadence libéralo-lubrique, c’est avant tout un rêve inaccessible pour la population.

Très concrètement Kerry n’est pas plus ou moins débauché et privilégié que Bush, mais force est de constater que les Républicains sont moins compromis dans les combats ultra-élitistes (écologistes radicalisés, sexualités marginales, etc.) que leurs clones démocrates.



II. Une stratégie condamné à se perpétuer
Comme on pouvait s’y attendre, le cocktail du militarisme et du millénarisme l’a emporté comme souvent aux États-Unis. Si des gens authentiquement éclairés avaient participé à la création du premier É tat moderne issu des idées des Lumières, force est de constater qu’un noyau dur de puritains agressifs et racistes a pris la tête de la bête depuis fort longtemps. Bush et les siens ne font que poursuivre l’histoire ou plutôt la géographie des États-Unis toujours à la recherche d’un nouvel ennemi à qui s’opposer et à qui se comparer pour incarner le Bien. L’URSS a été un ennemi parfait pour cette pièce usée jusqu’à l’os. Aujourd'hui le terrorisme la remplace. Le terrorisme c’est encore plus vague que le communisme car le terrorisme peut être religieux, fou ou communiste.

Mais le monde est un ensemble fini. L’emporter face à des indiens à moitié nus n’est pas la même chose que l’emporter face au reste du monde. Si la victoire face à l’URSS fut une victoire par défaut, les Américains commencent aujourd'hui à se retrouver face à... eux-mêmes ! C’est-à-dire qu’ils visent leurs (anciens ?) alliés. Ben Laden et ses parrains pakistanais sont-ils autre chose que des "irréguliers" de la CIA ? Et S. Hussein ? Prisonnier de ses contradictions politiques (le programme républicain n’apporte aucune solution) et des limites de ses alliances (il suffit de comparer la coalition de 1991 et celle de 2003), l’impérialisme américain est arrivé au milieu du chemin... et n’a plus assez de carburant pour faire demi-tour !

C’est un classique de l’Histoire : un système impérial est toujours victime de sa fuite en avant, ultime "solution" pour éviter la décomposition. Même si l’Histoire ne repasse pas les plats (Lénine), il y a fort à parier pour que l’impasse militaire et politique irakienne ne soit que le début d’une très longue série de défaites plus ou moins molles.

Bush n’est pas Nixon, il ne fera pas l’effort de retourner ses alliances en pactisant avec la seule force capable de contrôler le sunnisme wahhabite, à savoir : le chiisme. Si un accord pouvait apparaître entre Washington et Téhéran cela résoudrait bien des contradictions. Les Perses seraient d’excellents alliés contre la Chine de demain et la Maison Blanche serait débarrassée du chantage féodalo-pétrolier des Saoud, de même Israël serait obligé de négocier, non avec des leaders arabes tribaux, mais avec l’Etat le plus puissant et le plus prometteur de la région. Gardons en tête que si l’Irak est encore quelque peu contrôlable pour ses occupants, c’est par la seule grâce des partis chiites qui sont connectés au pouvoir iranien.



III. Un déclin désormais irrésistible
Mais pendant que la Mésopotamie ruine l’Empire américain comme l’Empire romain, l’horloge de la Mondialisation tourne : le déclin industriel de l’Amérique dans la production industrielle mondiale se poursuit. La montée de l’Asie semble un danger bien plus grand que l’agitation des soldats perdus de Ben Laden. Que pourra l’Amérique face à une Asie totalement indépendante de l’Occident ?

À l’intérieur même des États-Unis des espaces de pauvreté et de marginalité se développent sans que l’on sache ce qu’il en sortira (8).

Si la Corée du Nord est encore debout, c’est bien parce que aucun É tat de la région ne veut des GI’s dans le secteur. Pas plus l’Inde (par opposition au Pakistan pro-américain) que la Chine (qui veut récupérer Taïwan) ne sont disposées à tolérer les ingérences américaines. Même le Japon soutient la guerre en Irak pour mieux refuser à Washington le rôle de gendarme de l’Asie. Ailleurs les anciens alliés de la guerre froide ont depuis longtemps déjà tourné le dos à l’Oncle Sam. C’est le cas de la France et de l’Allemagne, ailleurs, les opinions sont plus que jamais radicalisées par la guerre de 2003 (Royaume-Uni, Italie, etc.).

La victoire de Bush a donc été une victoire par défaut. Sous-estimant les ravages et les douleurs sociales et morales de la mondialisation libérale, les Démocrates n’ont pas pu empêché un sursaut "populaire" et "conservateur" qui a profité au candidat qui, au vu des soutiens bourgeois de Kerry, est le pire candidat pour les vrais pro-américains et donc, le meilleur pour les adversaires de l’impérialisme. Les nations qui veulent demeurer libre de toute hégémonie vont donc systématiquement parasiter la politique de Bush (comme la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine Populaire à l’ONU avant l’attaque de l’Irak).

Prisonnier d’un discours imbuvable en dehors du Texas, otage de la fuite en avant du capitalisme et de l’impérialisme américain, Bush accélérera le déclin de l’Empire américain comme Hitler a accéléré la faillite de l’impérialisme allemand ou Alcibiade le déclin de l’empire athénien. Derrière l’habit idéologique de l’impérialisme on trouve toujours la même structure et la même chute.


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1 "L’empire empire" pour Libération et "Bush II sera-t-il pire que Bush I ?" Pour Le Nouvel Observateur.

2 Une journaliste de Canal + a même pleuré en annonçant la défaite de J. Kerry.

3 Soit environ 100 milliards de dollars de "trou" par an !

4 C’est l’hypothèse défendue par J. Stiglitz

5 L'administration Bush n’est pas avare de subventions aux organisations "évangéliques" les plus excentriques

6 Le Monde Diplomatique a relaté ce "choix" avec l’exemple de la Virginie Occidentale : (http://www.monde-diplomatique.fr/2004/1 ... erche=bush)

7 J’ai nommé ACT UP, ou les meilleures intentions du monde au service d’une minorité, même chose pour les "écolos".

8 Rappelons l’attentat d'Oklahoma City de 1995.



http://perso.wanadoo.fr/quefaire/ElectionBush.htm#haut
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