Je lis avec intérêt la biographie de Huber Matos, depuis hier soir : Et la nuit est tombée. Hubert Matos est l’un des trois hommes, parmi lesquels Fidel Castro, qui se sont emparés de la Havane puis de Cuba en 1959. Résultat : Castro le condamne par le truchement d’un procès dans le style des faux communistes, à 20 ans de prison à défaut de pouvoir l’exécuter.
Passionnant. Dans le chapitre ‘De la révolution au totalitarisme’ voilà ce qu’il écrit alors qu’il est en prison: « Le pays est déjà soumis à un contrôle totalitaire. Sous prétexte de défendre la révolution, Castro a aboli les libertés publiques et tout vestige des garanties citoyennes. Le baîllon, la délation, la prison politique et le peloton d’exécution s’imposent comme des instruments de la terreur révolutionnaire.
Je ne crois pas aux convictions marxistes (récentes, Ahmed) de Fidel Castro. Même cela n’est qu’un mensonge, une ruse pour se maintenir au pouvoir et manipuler le pays à sa guise. Dans ce but, il se serait déclaré fasciste si les modèles de Mussolini ou de Hitler avaient été à la mode. » Page 441


