de patricks le Lun Nov 28, 2005 02:42
Si tu as regardé l'émission consacrée à Action Directe dans la série "faites entrez l'accusé" sur France 2 il y a quelques mois, plus spécialement consacrée à Georges Besse, tu as pu voir des personnes témoigner avoir été confrontées à Ménigon et Aubron devant le domicile du PDG de la régie Renault ce fameux soir de novembre 1986 (ce qui a permis d'ailleurs par la suite de les identifier comme les auteurs de l'action contre Besse).
Je te pose la question: les témoins confrontés à deux militantes d'action directe ont-ils seulement été blessés ? Puisque tu dis que les civils innocents sont les victimes de leurs actes ?
Elles ne leur ont rien fait. Ménigon s'est contentée de s'enfuir en boîtant (elle avait eu un accident de voiture avec Pierre Carette des CCC)
Ces militants et militantes sont des idéalistes qui ont pensé pouvoir mener une révolution (type léniniste), simplement les conditions historiques entre la Russie tsariste de 1917 et la France de 1979 à 1987 n'étaient pas les mêmes, et leur révolution vouée à l'échec.
En Italie, pas plus qu'en Allemagne, les masses n'ont suivi ceux qui se proclamaient "l'avant garde éclairée du prolétariat".
Trois sénateurs ont pris fait et cause pour l'amélioration des conditions de détention et la libération des ex d'action directe:
Nicole Borvo, PCF
Henri Malberg, PCF
Catherine Vieu-Charrier, PCF, qui a même rendu visite à Rouillan en prison.
Pour les italiens, je n'y reviens pas (voir précédent message), François Hollande et Danielle Mitterrand (PS) sont intervenus.
Enfin, le président François Mitterrand avait donné sa parole que jamais les ex brigadistes réfugiés en France ne seraient livrés à la justice italienne, ce qui est aujourd'hui remis en cause (Persichetti extradé, Battisti en fuite).
On préfère libérer Maurice Papon pour "raisons médicales".
A te lire, j'ai l'impression que ce n'est pas de justice que tu parles, mais de loi du talion.