de Citron Bleu le Sam Fév 26, 2005 17:04
Il y a deux choses qui me "chiffonnent" dans ton commentaire de ce livre (que je n'ai pas lu, mais peu importe, puisque je veux parler de ton texte).
D'abord, tu parles d'opportunisme des anciens 68-ars qui sont aujourd'hui dans des places plutot confortables, mais d'un côté, ce journaliste en écrivant son livre pour critiquer les parcours de ses anciens "amis" ne fait-il pas lui aussi preuve d'opportunisme? Il était donc journaliste à Libé, sous la direction de son ancien "ami" qu'il balance aussi semble t-il, Serge July ; et avait lui aussi une situation loin d'être révolutionnaire (j'ai pas le souvenir d'un journaliste ayant changé la face du Monde...)
Ensuite, il me semble que tu mélange tout entre le contenu du livre d'Hocquenghem et l'actualité internationale, le néo libéralisme etc... Parce que, certaines personnalités que tu cites n'ont pas soutenu Bush et la plupart sont même plutot critiques à son encontre... Puis le néo-libéralisme comme tu dis n'est pas un ordre mondial, c'est juste un format d'échange, de commerce, de conquête aussi parfois mais ça ne reste qu'un format. Comme le DVD, la Playstation, la Télévision, la VHS. Et les formats changent, avec le temps. Aujourd'hui c'est ça, demain ça sera autre chose...
Quant au léchage de bottes, je ne trouve pas non plus que ce soit à la mode, il me semble que c'est même une des plus anciennes pratiques du monde avec la prostitution... Donc là ou je veux en venir, c'est quel est l'intérêt profond de cracher sur la gueule de ceux qu'il prétend être ses "amis" et qui ont défendus la même cause que lui? Peut-être un opportunisme pour se démarquer d'eux et obtenir à son tour une certaine... célébrité ? Visiblement, il ne pourra désormais l'obtenir qu'à titre posthume et n'a plus les moyens de se défendre ou de s'expliquer, mais j'ai toujours trouvé la critique gratuite, sauf quand elle est constructive, ce qui ne semble pas être le cas, ou en tout cas, pas celle qui t'as marqué...?
"Le monde est trop dangeureux pour y vivre, non pas à cause de ceux qui y font le mal, mais à cause de ceux qui s'assoient et laissent faire" (A. Einstein)