Le choix.

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Messagede papicool le Sam Fév 03, 2007 23:07

Je souhaiterai connaitre votre sentiment sur le sujet suivant :

Chacun d’entre nous as-t-il le droit de choisir le moment de terminer sa vie.

Attention ! Il ne s’agit pas de suicide pour des raisons sentimentales ou financières.

Mais simplement du droit de terminer sa vie en refusant l’acharnement thérapeutique ou de ne pas accepter de terminer comme un "légume ".

Chacun d’entre nous est-il "propriétaire" de SA vie, ou d’autres on-t-ils son contrôle ?
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Messagede silence le Dim Fév 04, 2007 02:15

Je ne suis pas certaine que les malades soient vraiment capables de décider le terme de ce qu’ils considèrent comme un acharnement thérapeutique. Seule des équipes médicales sont à même de juger cela quand le pronostic létal est avéré.
La plupart du temps, les patients ne veulent pas mourir, ils souhaitent que cesse la douleur, c’est différent.

Quant à devenir un "légume", je ferais une différence entre une personne consciente de son état et une autre inconsciente.
Le patient conscient devrait avoir le droit de demander l’euthanasie. Le problème est que si l’euthanasie était dépénalisée, comme dans tous domaines, il y aurait forcément des abus (héritages en autre …)
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Messagede papicool le Dim Fév 04, 2007 12:39

Bien sur que l'on peut redouter les abus!
Mais alors, on n'avancera jamais!

Je ne parle que de cas extrêmes, de gens qui souffrent parcequ'ils sont concient qu'ils font souffrir ceux qu'ils aiment.

De toute façon, ce ne peut être qu'une décision personnelle, avec des disposition prises bien avant!
Ce doit être limité, surveillé mais néanmoins possible.

Aprés tout, ma vie m'appartient, non?

Ou appartient-elle aux médecins?
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Messagede silence le Dim Fév 04, 2007 13:39

Une grande dépendance physique n’accorde plus ce choix. Le maintient de la vie dépend du corps médical. Aucun médecin isolé ne prendrait de risques pour soulager un patient et sa famille.

Si tu te veux te garantir une fin de vie relativement "humaine", fais savoir que tu donnes tes organes ...
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Messagede papicool le Dim Fév 04, 2007 14:03

Le choix doit se faire avant d'être dépendant.
Lorsque l'on est "bien".
Il faut que ce soit un choix raisonné, réfléchit.
Quand à donner ses organes, c'est un autre débat; je pense que celà n'a rien à voire avec l'arrêt d'une "vie de légume"..

Mais comment le corps médical peut-il appeler "VIE" une situation ou l'on ne bouge qu'un paupière ou un état ou l'on est maintenu par des machines?
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Messagede existence le Dim Fév 04, 2007 14:07

Je partage le sentiment de papicool qu'on devrait avoir le choix, de vivre, de mourir. Ce qu'il y a c'est qu'on vit dans une culture chrétienne pour laquelle, la vie est le plus important à tout prix. Que le choix dépend de Dieu, qui est au-dessus de nous. Pour les athés de cette culture, le choix ne revient plus à Dieu mais au personnel soignant, considéré au-dessus. Et il reste un acharnement athé à vouloir garder les gens en vie.

Donc, d'accord avec toi papicool, mais les forces en jeux sont énormes (des siècles de christianisme, je dis des siècles parce qu'il n'a pas toujours été ainsi).

La position du bouddhisme me semble intéressante. Je crois qu'elle est à peu près la suivante. On ne devrait pas provoquer la mort car c'est un acte négatif et qui ne fait que remettre le problème à plus tard du fait de la loi du karma. On ne devrait pas non plus forcément s'acharner à garder les gens en vie. En affrontant leur situation, ils brûlent leur karma négatif et de toutes manières, on finit par mourir et l'on se "réincarne", enfin, il faut pas se méprendre sur le sens du terme. Disons que c'est un prolongement du karma au-delà de la mort.

Après, le fait de souffrir outre mesure peut causer des émotions négatives qui vont causer du karma négatif supplémentaire. Donc, il vaut mieux se préparer à l'avance à notre mort, apprendre à lâcher en méditant sur la mort et l'impermanence. Et si la personne n'est pas prêt, il peut être préférable d'abréger ses souffrances et de remettre l'épreuve à une autre vie.
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Messagede silence le Dim Fév 04, 2007 14:21

papicool a écrit:Quand à donner ses organes, c'est un autre débat; je pense que celà n'a rien à voire avec l'arrêt d'une "vie de légume"..


Donner ses organes est effectivement un autre débat. Ce que je voulais dire : c’est que le corps médical sera moins "regardant" quant au maintien acharné de la vie
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Messagede existence le Dim Fév 04, 2007 14:43

Certes, mais il attendra quand même la mort cérébrale de ladit personne. :roll:
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Messagede papicool le Dim Fév 04, 2007 15:48

Si le don d'organe est un facteur déterminant pour abréger les souffrances, c'est grave.

Le premier et seul critère qu'ils devraient retenir, c'est la volonté du patient.

Non pas leurs besoin en "matériel"!
Si c'était le cas, ce serait trés grave.
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Messagede silence le Dim Fév 04, 2007 16:14

Bah c’est un argument comme un autre pour influencer. Que veux-tu faire, les familles, les patients ne décident rien quand il est souvent trop tard. Parce que même si tu cries ton désir de mourir décemment, avec dignité, tout le monde se déresponsabilise. Les patients dépendants pensent : "si j’avais su" mais comment s’imaginer…
La seule façon de prendre en considération cette volonté est que l’euthanasie soit légiférée, encadrée, et contrôlée par une commission éclectique et impartiale, à mon avis.
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Messagede existence le Lun Fév 05, 2007 11:35

Certes, oui. :fou:
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