Les animaux utilisés pour l’expérimentation animale finissent le plus souvent euthanasiés. Une directive européenne qui s’applique en France, indique que la mort doit être infligée « selon une méthode humanitaire ».
Un document, « Euthanasie des animaux de laboratoire » émanant du département des sciences de la vie, du CNRS, décrit à l’attention des chercheurs, les diverses manières de mettre fin aux jours des animaux. On y découvre qu’aux côtés des injections de produits létaux, des procédés plus artisanaux peuvent être employés. Les scientifiques parlent alors de « méthodes physiques ». Voici leur descriptif, tel qu’il est présenté :
* Choc cranial : peu esthétique mais efficace avec perte immédiate de conscience - Technique à mettre en oeuvre par des personnes expérimentées.
* Dislocation cervicale : séparation de la moelle du cerveau - Ne doit être pratiquée que sur des animaux dont la masse musculaire est faible : souris, rats de moins de 200g et éventuellement oiseaux.
* Décapitation : sauf contre indication expérimentale motivée, les animaux doivent subir une sédation préalable
* Décérébration : technique essentiellement utilisée chez les amphibiens après anesthésie. Nécessité absolue d'atteindre les bonnes régions cérébrales
* L'abattage par percussion ou à l'arme à feu est surtout utilisé sur les grosses espèces
* L'électrocution : méthode peu utilisée en laboratoire qui doit être exécuté en deux temps :
- Un premier choc passant par le cerveau rendant l'animal inconscient
- Un deuxième choc produisant une fibrillation cardiaque
* L'irradiation par micro-ondes : Il ne faut pas utiliser un micro-onde classique mais un appareil conçu spécialement qui possède la puissance requise
* L'exsanguination : peut être acceptée après que l'animal ait été rendu inconscient par l'injection d'un anesthésique ou d'un moyen physique.
Ce document, sorte de petit bréviaire de la mort, fait aussi le point sur la mort par produits chimiques. Il se conclut par une série de tableaux, réalisés à la façon des tests comparatifs des associations de consommateurs, qui passent en revue les diverses façons de tuer les animaux, selon leurs espèces. Les commentaires portent sur la rapidité, la facilité, l’efficacité et la sécurité pour l’expérimentateur. On y apprend ainsi que les petits rongeurs peuvent aussi être placés dans des congélateurs, même si cette façon de faire n’est pas recommandée.







