Ce texte n’est pas le reflet complet de MON opinion.
Il n’a d’autre but que de susciter vos commentaires
Réactions et pourquoi pas, emportements
J’ai pris comme exemple ce qui s’est passé chez nous, mais vous, français, n’avez pu passer au travers de sa médiatisation à outrance. Cette « affaire » elle a fait la une de l’Europe entière dit-on…
LA PRISON REND-ELLE PIRE ?
Marc Dutroux est-il un criminel au sens strict du terme ?
Il est certainement un pervers sexuel, mais est-il un criminel ? Au départ
en tout cas, il ne l’était pas. Pour preuve : en 1985 (déjà) il enlève des
filles, mais qu’en fait-il ? Il les relâche après en avoir abusé.
Marc Dutroux est-il un criminel-assassin ? A coup sûr si au départ
il ne l’était pas, le prison le transformera. La prison va lui apprendre
le meurtre ; elle ne l’a aucunement soigné ni remis dans le droit chemin.
Au contraire, on a pu le constater.
Car la prison l’a transformé. Certes il y est entré pervers et en est
ressorti pervers, mais il en est reparti en se disant ; »je ne dois plus
libérer mes victimes, je dois les tuer. Sinon, je vais me faire reprendre
et retourner en prison ». De psychopathe pervers, il est passé à
psychopathe-pervers-prédateur, pour reprendre la formule du directeur
de la prison de Mons.
Psychotique et paranoïaque, pour ne plus retourner en prison, Dutroux
Ne voit plus désormais d’autre solution que de tuer les gens qu’ils séquestre.
Le meurtre a donc été ‘appris’ en prison ; tout en y apprenant également
l’aspect vénal des choses. Derrière les barreaux, tout s’achète et se vend, tout a un prix : Dutroux s’en rendra vite compte. En sortant, il n’enlève plus uniquement pour sa ‘consommation personnelle’, il enlève aussi afin de se faire de l’argent.
Bref, le moins que l’on puisse dire, est que l’emprisonnement n’a pas joué son rôle.
Il n’a fait qu’amplifier les perversions existantes. Ainsi se pose la question du traitement de ce genre d’individus. La société -notre société moderne- doit-elle les boucler jusqu’à la fin de leur vie ? De l’avis de 'spécialistes' l’absence réelle de possibilité de rachat les transformerait en bêtes fauves.
Il n’empêche, envers et contre tout, certains préconisent des peines
incompressibles et rejettent les libertés conditionnelles. En réalité, il s’agit là d’une solution « jambe de bois » puisque laisser des gens en prison quelques années de plus ne résoud rien. Conserver Dutroux en prison jusqu’au terme de sa peine n’aurait pas constitué une solution à long terme, cela n’aurait fait que postposer ses mauvaises actions futures. Bien entendu, Julie, Mélissa , An, Eefje,seraient encore de ce monde, mais à sa sortie de prison quelques années plus tard,
il aurait sans doute enlevé d’autres enfants et adolescentes.
La violence engendre la violence clame-t-on souvent à raison.
D’où la question :
Convient-il de se montrer impitoyable avec les coupables de crimes et délits ? Aux Etats Unis par exemple, ou Dutroux ne serait qu’un baby-killer en comparaison de tous les criminels pervers en série qui y sévissent, la violence atteint des sommets rarement égalés. On ne peut pourtant pas dire que leur arsenal répressif soit tendre ;
il contient une palette impressionnantes de mesures particulièrement dures, bien plus dure que chez nous européens :
peine de mort, perpétuité réelle, travaux forcés, bagnes, enchaînements permanents, et même ‘les 3 coups’ pour les récidivistes (le coupable de trois délits écope automatiquement de 25 ans de prison, même s’il n’a volé qu’une pizza) ! Malgré tout cela, les USA sont tout aussi incapables que nous de résorber la violence, pire, elle augmente dans certaines états.
Que faire alors ?
La solution, une solution, passe peut-être par les lois dites ‘de défense sociale’. Bien entendu, il ne s’agit pas seulement de libérer les gens, encore faut-il les suivre sévèrement sur le plan social et psychologique. Encore convient-il qu’ils suivent réellement un traitement approfondi. Liberté conditionnelle ou pas le problème n’est pas là, il se situe dans le traitement pathologique des gens.
Donc des lois de défense sociale devraient être crées, votées. Avec un suivi de l’ex-détenu organisé et contrôlé. Le bracelet détectable attaché à la cheville est une des composantes de mesures qu’il faudra bien un jour mettre en œuvre.
A vous de compléter maintenant










