Au secours!!!!

Les grandes idées du monde

Messagede Motivation le Mar Sep 21, 2004 23:28

"Quand on ne peut fortifier la justice, on justifie la force" (Pascal je crois) :)
Dernière édition par Motivation le Mar Sep 21, 2004 23:53, édité 1 fois.
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Messagede LacunA le Mar Sep 21, 2004 23:31

tu peux aussi UTILISER toi meme la force pour creer une justice. Pareil j'm'explique lol
ca s'appel la théorie des baillonnettes intelligentes. Plutot que d'expliquer la théorie j'vais donner direct un exemple.
En 1973 est paru "le manifeste des 363 (mot sensuré)" dans lequel 363 femmes celebres avouaient s'etre faites avorter en toute illégalité. Ce manifeste avait pour but de faire changer les lois sur l'avortement. Et paf en 1975, loi Veil qui a légalisé l'avortement. Par ce manifeste, l'Etat s'est retrouvé face à la réalité des choses et s'est trouvé "forcé" de légaliser cette pratique.

mais la j'ai peur que ce soit hors sujet... enfin j'te donne l'idée au cas ou ;)
:zen: roadster un jour, roadster pour toujours:a1:
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Messagede LacunA le Mar Sep 21, 2004 23:32

~Bootylicious Girl~ a écrit:Merci :bis:
En tout cas t'as de la chance de te sentir inspirée Lacuna.. j'aimerais bien etre a ta place lol


ben le droit c'est un peu mon domaine, ca serait malheureux que j'sois pas inspirée :)) et j'trouve le sujet assez interessant
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Messagede sexygirl le Mer Sep 22, 2004 16:07

Merci en tout cas a tous!!!
Jespère que booty et moi on aura pa la même copie!!!
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Re: Au secours!!!!

Messagede mamou2 le Mer Sep 22, 2004 16:22

sexygirl a écrit:Bon voila, je vai faire appelle a vous car je suis dans comme ki dirai, la merde.......
Jai un sujet de filo et jarive pa du tou........ Et je pense que ça pourra aider booty!!!!
Voila le sujet:
OBEIR AU DROIT, EST CE RESPECTER LA JUSTICE OU LA FORME?

Si vous avez des idées même minuscule, faite les parvenir svp...... Je suis au bou du roulo!!!!
Merci davance
Et motiv si il ve me donner des idée ya pa de prob!!!


Je pense que Lacuna a posé les bonnes idées :
Il y a la Justice qui fait soit du préventif à travers les lois.. et du curatif à travers les sanctions...
Il y a la Force (la Police, l'Armée..) qui fait la même chose : préventif(exemple : les radars) et du curatif (exemple : la prison, les arrestations...)
Et il y a la Justice qui emploie la Force de façon légitime dont le paroxysme est la peine de mort. Et plus on monte dans les tribunaux plus la Justice est puissante.
Donc obéir au Droit c'est être citoyen d'un pays et accepter ses lois avec son lot d'injustice et son lot de violence.
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Re: Au secours!!!!

Messagede mamou2 le Mer Sep 22, 2004 17:46

mamou2 a écrit: Il y a la Justice qui fait soit du préventif à travers les lois.. et du curatif à travers les sanctions...
Il y a la Force (la Police, l'Armée..) qui fait la même chose : préventif(exemple : les radars) et du curatif (exemple : la prison, les arrestations...).


Je pense que je me suis trompée de terme : j'aurais dû dire répressif au lieu de curatif. C'est pas tout à fait le même Ministère :emb:
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Messagede Motivation le Mer Sep 22, 2004 18:14

Sexygirl, on est 3 à voir les réponses... :)
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Messagede mamou2 le Mer Sep 22, 2004 18:47

"Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu’il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force ; et pour cela faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste.
La justice est sujette à dispute, la force est très reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n’a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et a dit que c’était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste." PASCAL
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Messagede holborn le Mer Sep 22, 2004 19:32

je ne sais pas si ça peut t'aider mais je pense qu'il y a des bonnes idees sur l'obeissance et le droit

Suffit-il pour être juste d’obéir aux lois et aux coutumes de mon pays ?
Introduction :
Repérer les termes importants Suffit-il... ? Différence de la condition nécessaire (il faut) et de la condition suffisante (il suffit). Est-ce vrai ? Si non, que faut-il en plus ? Le faut-il toujours ?

...aux lois et aux coutumes... : de quoi s’agit-il ? lois au sens des Nomoï grecques, c’est-à-dire à la fois lois positives, lois intérieures, valeurs. Coutumes au sens d’éducation ou des mœurs, des manières, des habitudes sociales, des conduites valorisées ou des modèles. Suffisent-elles pour définir la justice ?

...de mon pays... : n’est-ce en contradiction avec l’idéal de justice ?

Obéir à... ou bien appliquer avec sagesse les lois et les coutumes (jugement) ? Obéir extérieurement ou être juste (droiture) ?

Proposition de parcours 1. La justice est une vertu politique cardinale qui repose sur l’obéissance du citoyen et du sujet aux lois et aux valeurs de son pays ou de celui dans lequel il réside. Cette conformité est un impératif premier de la justice. Le sage doit préférer subir l’injustice que la commettre (pb de la loi injuste) : tel est le choix de Socrate dans le Criton. Cependant : 2. les lois et les coutumes d’un pays donné suffisent-elles à déterminer la justice en soi (pb du relativisme et de l’universel) ? 3 La conformité et l’obéissance aux lois et aux coutumes suffisent-elles (pb du jugement et de la bonté) ?

Valeur des lois et des coutumes. Œdipe Antigone et Socrate.
a. La justice est d’abord un ordre qui repose sur des conventions.

Obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, formule cartésienne inspirée par la réflexion sceptique de Montaigne méditant l’exemple de Socrate. « Au demeurant, si c’est de nous que nous tirons le règlement de nos mœurs, à quelle confusion nous rejetterons-nous ? Car ce que notre raison nous conseille de plus vraisemblable, c’est généralement à chacun d’obéir aux lois de son pays, comme porte l’avis de Socrate, inspiré dit-on d’un conseil divin ; et par-là que veut-elle dire, sinon que notre devoir n’a d’autre règle que fortuite ? La vérité doit avoir un visage pareil et universel : la droiture et la justice, si l’homme en connaissait qui eût corps et véritable essence, il ne l’attacherait pas à la condition des coutumes de cette contrée ou de celle-là : ce ne serait pas de la fantaisie des Perses ou des Indes que la vertu prendrait sa forme ». D’où la contradiction fondamentale que formule Platon : le sage doit à la fois réfléchir à l’idéal de la justice parfaite et obéir aux lois d’Athènes ou aux conventions du pays dont il est le citoyen.

b. Preuve par la négative : transgression et tragédie, Œdipe et Antigone.

Le héros tragique franchit une limite intangible qui met en danger l’humanité même de l’homme, il met en péril l’ordre de la Cité et le pouvoir des Dieux. Il entre dans la sphère du monstrueux. C’est pourquoi il faut qu’il soit châtié. Pour rétablir l’ordre. C’est Œdipe et le parricide. C’est aussi Créon et Antigone. Tous deux, Antigone et Créon, sont coupables. C’est pourquoi le destin veut qu’ils meurent également. L’une viole la loi, l’autre les mœurs de la Cité c’est-à-dire le culte dû aux morts. « Je ne croyais pas, dit-elle, que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites celles-là, mais infaillibles. Ce n’est pas d’aujourd’hui ni d’hier, c’est de toujours qu’elles sont en vigueur et personne ne les a vues naître »

Cette opposition est la matrice de la distinction entre droit naturel (légitimité) et droit positif (légalité). Antigone a souvent servi à justifier l’exigence d’une justice universelle qui dépasserait les « lois et les coutumes de son pays ». Or, au contraire, c’est aux coutumes et aux mœurs profondes de son pays qu’elle se réfère. Ainsi il est facile de montrer que le problème de l’esclavage dans les colonies puis aux Etats-Unis, le scandale de la torture en Algérie, l’Affaire Dreyfus ne furent objets de révolte dans l’opinion que par ce qu’ils étaient en contradiction avec d’autres valeurs partagées par ces pays comme le christianisme, la dignité humaine, l’égalité devant la loi. Elles n’ont ou n’auraient jamais scandalisé les anciens. Cette tragédie montre donc la gravité de tout conflit entre les lois et les coutumes d’un pays . Elle montre que souvent le monde n’est pas « en ordre ». Elle indique surtout les deux piliers sur lesquels il doit se tenir.

Il y a donc, selon les classiques, deux fondements à la moralité. L’aidos (la pudeur au sens de la réserve, de la mesure, du tact et de la honte) et le nomos (les lois en général) donc la piété et l’honnêteté. Ces deux fondements sont aussi essentiels l’un que l’autre et tous deux forment le coeur de l’art politique. Sur eux s’appuient la justice, vertu des vertus et fondement de tout ordre commun.. La justice repose donc sur les lois et sur la conscience des citoyens. Pas de République sans vertu, c’est-à-dire sans civisme.

c. Le problème de la loi injuste : Socrate et les Lois.

Que faire alors face à une loi injuste ? Le Criton développe la solution classique. Le citoyen juste doit faire passer son respect de la Cité, ses lois fondamentales, sa dette à leur égard, le contrat qui le lie à son pays, avant sa révolte. Il lui faut obéir, pour dénoncer l’injustice. Sauver sa patrie, par une protestation morale. Aimer la loi, contre les lois.

Cet idéal classique a été magistralement exprimé par Montesquieu dans la Préface de son Esprit des lois : « si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu’on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l’on se trouve ; je me croirais le plus heureux des hommes ».

Est-ce cependant le dernier mot ?

Les droits de l’homme et l’Etat de Droit. Kant et Eichmann.
a. Idée moderne des droits universels.

Variabilité et injustice. Tout change avec l’apparition de cette religion universelle qu’est le christianisme. « On ne voit rien de juste ou d’injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d’élévation du pôle renversent toute la jurisprudence, un méridien décide de la vérité ; en peu d’années de possession les lois fondamentales changent ; le droit a ses époques, l’entrée de Saturne au Lion nous marque l’origine d’un tel crime. Plaisante justice qu’une rivière borne ! Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » écrit Pascal. La relativité des mœurs et des conventions qui servaient aux anciens pour justifier une sage obéissance contredit à présent deux traits essentiels de la justice : son impartialité et sa stabilité (l’image de la balance). Or ce sont aussi les caractères de la Justice de Dieu. La justice humaine elle est donc partiale et arbitraire. Bien plus, elle ne fait souvent que justifier l’oppression et l’injustice. « La force a contredit la justice et a dit que c’était elle qui était juste. Et si, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste ». Toute justice humaine donc injuste ; il lui suffit d’être humaine. Elle n’est que « lois et coutumes de son pays » et, de surcroît, droit du plus fort.

Universalisme et cosmopolitisme : C’est pourquoi les philosophes des Lumières, reprenant le modèle d’un pouvoir philosophe, exigeront une formule universelle et rationnelle des critères du juste. Ce sera la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Celle-ci est la synthèse d’une formule universelle du juste et de la proclamation du primat des lois. Il ne suffit plus alors « d’obéir aux lois et aux coutumes de son pays » pour être juste. Le Juste se doit au contraire pour lutter pour l’émancipation de ses concitoyens et contre ce qui dans les mœurs et la législation de son pays contredit la dignité humaine et les libertés publiques.

b. Pb. du droit de résistance : la controverse Kant/Locke.

Cependant, il rencontre malgré tout la même difficulté que Socrate face aux lois d’Athènes. Fait en effet partie des droits de l’homme la « résistance à l’oppression ». Que faire alors quand les lois et les mœurs de son pays ne respectent pas le contrat social ? Que faire quand son pays, en 40, institue un antisémitisme d’Etat ? Comment agir quand il interdit et punit sévèrement l’avortement ? A-t-on le droit, mieux n’a-t-on le devoir de résister ?

Non dit Kant car qui tranchera ? « Toute opposition au pouvoir législatif suprême, toute révolte traduisant en actes le mécontentement des sujets, toute émeute tournant à la rébellion est, dans une république, le crime le plus grave et la plus condamnable ; parce qu’il en ruine les fondements. Et cette interdiction est inconditionnelle, de telle sorte que, même si ce pouvoir ou son organe, le chef de l’Etat, ont été jusqu'à violer le contrat originaire et se sont ainsi privés, aux yeux de leurs sujets, de leur droit à être législateurs en autorisant le gouvernement à se comporter avec la dernière violence (tyranniquement), il n’en demeure pas moins qu’il n’est absolument pas permis au sujet de résister en opposant la violence à la violence. En voici la raison : c’est que dans une constitution civile déjà existante le peuple n’a plus le droit de continuer à statuer sur la façon dont cette constitution doit être gouvernée. Car, supposé qu’il en ait le droit, et précisément le droit de s’opposer à la décision du chef réel de l’Etat, qui doit décider de quel côté est le droit ? » A quoi l’anglais Locke répond que la légitimité du pouvoir repose sur un trust, une confiance et un pacte moral qu’il est à la charge des citoyens de faire respecter. Comment résoudre ce dilemme entre injustice et violence ? Eichmann, lors de son procès répondit qu’il n’avait fait que suivre l’enseignement de Kant en obéissant aux ordres de son führer. Etait-il vraiment kantien ?

c. Le droit et les trois pouvoirs.

Non car si Kant interdit la révolte, il exige la liberté de critique, il prend parti pour une presse libre et des députés. Hypocrisie ? Peut-être, pourtant on peut aussi penser à la notion de contre-pouvoir et à l’idée d’une régulation par le droit. C’est la théorie de la « distribution des pouvoirs » développée par Montesquieu : « tout serait perdu si le même homme ou le même corps de principaux, ou de nobles, ou du peuple, exerçaient les trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. » Il faut donc inventer de savantes régulations qui permettent au peuple, aux juristes et aux différentes autorités de se contrôler réciproquement : sénat et parlement, gouvernement et députés, élections et force publique, cours d’appel et cours internationales.

Les modernes attachent une telle importance à la bonne organisation du droit qu’ils en font le socle de la liberté politique. « C’est donc de la bonté des lois criminelles [code pénal et code de procédure] dit encore Montesquieu que dépend principalement la liberté du citoyen. Ce n’est que dans la pratique de ces connaissances que la liberté peut être fondée ; et dans un Etat qui aurait là-dessus les meilleures lois possibles, un homme à qui l’on ferait son procès, et devrait être pendu le lendemain, serait plus libre qu’un pacha ne l’est en Turquie. »

Le juste au-delà des lois et des mœurs : équité et charité, jugement et volonté.
Nous voilà donc revenu au point de départ : « le juste est celui qui obéit aux lois ». Est-ce pour autant le dernier mot ? La loi suffit-elle ? L’obéissance suffit-elle ? Les notions d’équité et de probité vont nous permettre d’aller plus loin et de repérer un au-delà de la loi qui est sans doute le véritable centre de la justice.

a. La loi et le cas : le problème du jugement et de l’équité.

Platon déjà par l’exemple du dépôt avait souligné l’insuffisance de la loi, abstraite et générale, écrite et extérieure. « La vraie morale se moque de la morale » commente Pascal. Thomas d’Aquin développe la même idée : « nous avons dit, à propos de l’étude des lois, que les actes humains soumis aux lois portent sur des situations singulières qui peuvent varier à l’infini. Il est donc impossible d’instituer une loi qui ne serait dans aucun cas en défaut. Pour établir une loi, les législateurs considèrent les conditions générales ; mais l’observance de cette loi serait dans certaines situations contraires à la justice et au bien commun que la loi entend sauvegarder. Par exemple la loi déclare qu’il faut rendre un dépôt, ce qui est juste dans la généralité des cas, mais peut devenir dangereux dans des cas particuliers, tel le fou qui réclame l’épée qu’il a déposée ou l’individu qui demande son dépôt pour trahir sa patrie. En pareilles circonstances et en d’autres semblables, il serait mal d’obéir à la loi, et le bien consiste alors à transgresser la lettre de la loi pour rester fidèle à l’esprit de justice et à l’exigence du bien commun. Telle est la fonction de l’équité ».

Au demeurant, sans aller jusqu’à cette extrémité qui ne vaut que comme exception, sans pratiquer cette obéissance paradoxale à la loi qui en sauve l’esprit contre la lettre, on peut retrouver cet acte d’interprétation et d’application sensée et réfléchie dans toute décision de justice, toute fixation d’une peine, toute détermination de la faute pénale ou morale. Juger n’est-ce peser ?

b. L’acte et l’intention : Gygès et le Saint des Evangiles.

Mais comment bien juger ? La justice commande que l’on remonte de l’acte à l’intention, des mœurs au caractère. Ici se dévoile le fondement ultime de la justice du Juste. Elle doit reposer sur la volonté et l’amour du bien. L’obéissance et la conformité des actes ne suffisent pas. Il ne suffit pas d’agir ainsi pour agir justement. Agir conformément au droit et au devoir, ce n’est pas nécessairement agir par devoir. Gygès n’est pas le Juste mais celui-ci existe-t-il ? Pour la plupart des hommes, remarque Platon : « la justice tient le milieu entre le plus grand bien, c’est-à-dire l’impunité dans l’injustice, et le plus grand mal, c’est-à-dire l’impuissance à se venger de l’injustice ».

c. Dura lex, sed lex ?

C’est pourquoi, si l’obéissance aux lois et aux coutumes ne suffit pas, elle est sans doute, comme la peur du gendarme, le commencement de la sagesse.
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Messagede holborn le Mer Sep 22, 2004 19:33

desole pour la longueur

au fait dura lex sed lex ( la loi est dure mais c'est la loi )
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Messagede sexygirl le Mer Sep 22, 2004 19:57

Motivation a écrit:Sexygirl, on est 3 à voir les réponses... :)



Je sais bien mai je pensais pas que les gouroux autocrates de leurs autocritiques prendrai les idées kil y a la!!! C'est for un gourou!!!!
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Messagede mamou2 le Mer Sep 22, 2004 20:07

holborn a écrit:je ne sais pas si ça peut t'aider mais je pense qu'il y a des bonnes idees sur l'obeissance et le droit

Suffit-il pour être juste d’obéir aux lois et aux coutumes de mon pays ?
Introduction :
Repérer les termes importants Suffit-il... ? Différence de la condition nécessaire (il faut) et de la condition suffisante (il suffit). Est-ce vrai ? Si non, que faut-il en plus ? Le faut-il toujours ?

...aux lois et aux coutumes... : de quoi s’agit-il ? lois au sens des Nomoï grecques, c’est-à-dire à la fois lois positives, lois intérieures, valeurs. Coutumes au sens d’éducation ou des mœurs, des manières, des habitudes sociales, des conduites valorisées ou des modèles. Suffisent-elles pour définir la justice ?

...de mon pays... : n’est-ce en contradiction avec l’idéal de justice ?

Obéir à... ou bien appliquer avec sagesse les lois et les coutumes (jugement) ? Obéir extérieurement ou être juste (droiture) ?

Proposition de parcours 1. La justice est une vertu politique cardinale qui repose sur l’obéissance du citoyen et du sujet aux lois et aux valeurs de son pays ou de celui dans lequel il réside. Cette conformité est un impératif premier de la justice. Le sage doit préférer subir l’injustice que la commettre (pb de la loi injuste) : tel est le choix de Socrate dans le Criton. Cependant : 2. les lois et les coutumes d’un pays donné suffisent-elles à déterminer la justice en soi (pb du relativisme et de l’universel) ? 3 La conformité et l’obéissance aux lois et aux coutumes suffisent-elles (pb du jugement et de la bonté) ?

Valeur des lois et des coutumes. Œdipe Antigone et Socrate.
a. La justice est d’abord un ordre qui repose sur des conventions.

Obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, formule cartésienne inspirée par la réflexion sceptique de Montaigne méditant l’exemple de Socrate. « Au demeurant, si c’est de nous que nous tirons le règlement de nos mœurs, à quelle confusion nous rejetterons-nous ? Car ce que notre raison nous conseille de plus vraisemblable, c’est généralement à chacun d’obéir aux lois de son pays, comme porte l’avis de Socrate, inspiré dit-on d’un conseil divin ; et par-là que veut-elle dire, sinon que notre devoir n’a d’autre règle que fortuite ? La vérité doit avoir un visage pareil et universel : la droiture et la justice, si l’homme en connaissait qui eût corps et véritable essence, il ne l’attacherait pas à la condition des coutumes de cette contrée ou de celle-là : ce ne serait pas de la fantaisie des Perses ou des Indes que la vertu prendrait sa forme ». D’où la contradiction fondamentale que formule Platon : le sage doit à la fois réfléchir à l’idéal de la justice parfaite et obéir aux lois d’Athènes ou aux conventions du pays dont il est le citoyen.

b. Preuve par la négative : transgression et tragédie, Œdipe et Antigone.

Le héros tragique franchit une limite intangible qui met en danger l’humanité même de l’homme, il met en péril l’ordre de la Cité et le pouvoir des Dieux. Il entre dans la sphère du monstrueux. C’est pourquoi il faut qu’il soit châtié. Pour rétablir l’ordre. C’est Œdipe et le parricide. C’est aussi Créon et Antigone. Tous deux, Antigone et Créon, sont coupables. C’est pourquoi le destin veut qu’ils meurent également. L’une viole la loi, l’autre les mœurs de la Cité c’est-à-dire le culte dû aux morts. « Je ne croyais pas, dit-elle, que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites celles-là, mais infaillibles. Ce n’est pas d’aujourd’hui ni d’hier, c’est de toujours qu’elles sont en vigueur et personne ne les a vues naître »

Cette opposition est la matrice de la distinction entre droit naturel (légitimité) et droit positif (légalité). Antigone a souvent servi à justifier l’exigence d’une justice universelle qui dépasserait les « lois et les coutumes de son pays ». Or, au contraire, c’est aux coutumes et aux mœurs profondes de son pays qu’elle se réfère. Ainsi il est facile de montrer que le problème de l’esclavage dans les colonies puis aux Etats-Unis, le scandale de la torture en Algérie, l’Affaire Dreyfus ne furent objets de révolte dans l’opinion que par ce qu’ils étaient en contradiction avec d’autres valeurs partagées par ces pays comme le christianisme, la dignité humaine, l’égalité devant la loi. Elles n’ont ou n’auraient jamais scandalisé les anciens. Cette tragédie montre donc la gravité de tout conflit entre les lois et les coutumes d’un pays . Elle montre que souvent le monde n’est pas « en ordre ». Elle indique surtout les deux piliers sur lesquels il doit se tenir.

Il y a donc, selon les classiques, deux fondements à la moralité. L’aidos (la pudeur au sens de la réserve, de la mesure, du tact et de la honte) et le nomos (les lois en général) donc la piété et l’honnêteté. Ces deux fondements sont aussi essentiels l’un que l’autre et tous deux forment le coeur de l’art politique. Sur eux s’appuient la justice, vertu des vertus et fondement de tout ordre commun.. La justice repose donc sur les lois et sur la conscience des citoyens. Pas de République sans vertu, c’est-à-dire sans civisme.

c. Le problème de la loi injuste : Socrate et les Lois.

Que faire alors face à une loi injuste ? Le Criton développe la solution classique. Le citoyen juste doit faire passer son respect de la Cité, ses lois fondamentales, sa dette à leur égard, le contrat qui le lie à son pays, avant sa révolte. Il lui faut obéir, pour dénoncer l’injustice. Sauver sa patrie, par une protestation morale. Aimer la loi, contre les lois.

Cet idéal classique a été magistralement exprimé par Montesquieu dans la Préface de son Esprit des lois : « si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu’on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l’on se trouve ; je me croirais le plus heureux des hommes ».

Est-ce cependant le dernier mot ?

Les droits de l’homme et l’Etat de Droit. Kant et Eichmann.
a. Idée moderne des droits universels.

Variabilité et injustice. Tout change avec l’apparition de cette religion universelle qu’est le christianisme. « On ne voit rien de juste ou d’injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d’élévation du pôle renversent toute la jurisprudence, un méridien décide de la vérité ; en peu d’années de possession les lois fondamentales changent ; le droit a ses époques, l’entrée de Saturne au Lion nous marque l’origine d’un tel crime. Plaisante justice qu’une rivière borne ! Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » écrit Pascal. La relativité des mœurs et des conventions qui servaient aux anciens pour justifier une sage obéissance contredit à présent deux traits essentiels de la justice : son impartialité et sa stabilité (l’image de la balance). Or ce sont aussi les caractères de la Justice de Dieu. La justice humaine elle est donc partiale et arbitraire. Bien plus, elle ne fait souvent que justifier l’oppression et l’injustice. « La force a contredit la justice et a dit que c’était elle qui était juste. Et si, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste ». Toute justice humaine donc injuste ; il lui suffit d’être humaine. Elle n’est que « lois et coutumes de son pays » et, de surcroît, droit du plus fort.

Universalisme et cosmopolitisme : C’est pourquoi les philosophes des Lumières, reprenant le modèle d’un pouvoir philosophe, exigeront une formule universelle et rationnelle des critères du juste. Ce sera la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Celle-ci est la synthèse d’une formule universelle du juste et de la proclamation du primat des lois. Il ne suffit plus alors « d’obéir aux lois et aux coutumes de son pays » pour être juste. Le Juste se doit au contraire pour lutter pour l’émancipation de ses concitoyens et contre ce qui dans les mœurs et la législation de son pays contredit la dignité humaine et les libertés publiques.

b. Pb. du droit de résistance : la controverse Kant/Locke.

Cependant, il rencontre malgré tout la même difficulté que Socrate face aux lois d’Athènes. Fait en effet partie des droits de l’homme la « résistance à l’oppression ». Que faire alors quand les lois et les mœurs de son pays ne respectent pas le contrat social ? Que faire quand son pays, en 40, institue un antisémitisme d’Etat ? Comment agir quand il interdit et punit sévèrement l’avortement ? A-t-on le droit, mieux n’a-t-on le devoir de résister ?

Non dit Kant car qui tranchera ? « Toute opposition au pouvoir législatif suprême, toute révolte traduisant en actes le mécontentement des sujets, toute émeute tournant à la rébellion est, dans une république, le crime le plus grave et la plus condamnable ; parce qu’il en ruine les fondements. Et cette interdiction est inconditionnelle, de telle sorte que, même si ce pouvoir ou son organe, le chef de l’Etat, ont été jusqu'à violer le contrat originaire et se sont ainsi privés, aux yeux de leurs sujets, de leur droit à être législateurs en autorisant le gouvernement à se comporter avec la dernière violence (tyranniquement), il n’en demeure pas moins qu’il n’est absolument pas permis au sujet de résister en opposant la violence à la violence. En voici la raison : c’est que dans une constitution civile déjà existante le peuple n’a plus le droit de continuer à statuer sur la façon dont cette constitution doit être gouvernée. Car, supposé qu’il en ait le droit, et précisément le droit de s’opposer à la décision du chef réel de l’Etat, qui doit décider de quel côté est le droit ? » A quoi l’anglais Locke répond que la légitimité du pouvoir repose sur un trust, une confiance et un pacte moral qu’il est à la charge des citoyens de faire respecter. Comment résoudre ce dilemme entre injustice et violence ? Eichmann, lors de son procès répondit qu’il n’avait fait que suivre l’enseignement de Kant en obéissant aux ordres de son führer. Etait-il vraiment kantien ?

c. Le droit et les trois pouvoirs.

Non car si Kant interdit la révolte, il exige la liberté de critique, il prend parti pour une presse libre et des députés. Hypocrisie ? Peut-être, pourtant on peut aussi penser à la notion de contre-pouvoir et à l’idée d’une régulation par le droit. C’est la théorie de la « distribution des pouvoirs » développée par Montesquieu : « tout serait perdu si le même homme ou le même corps de principaux, ou de nobles, ou du peuple, exerçaient les trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. » Il faut donc inventer de savantes régulations qui permettent au peuple, aux juristes et aux différentes autorités de se contrôler réciproquement : sénat et parlement, gouvernement et députés, élections et force publique, cours d’appel et cours internationales.

Les modernes attachent une telle importance à la bonne organisation du droit qu’ils en font le socle de la liberté politique. « C’est donc de la bonté des lois criminelles [code pénal et code de procédure] dit encore Montesquieu que dépend principalement la liberté du citoyen. Ce n’est que dans la pratique de ces connaissances que la liberté peut être fondée ; et dans un Etat qui aurait là-dessus les meilleures lois possibles, un homme à qui l’on ferait son procès, et devrait être pendu le lendemain, serait plus libre qu’un pacha ne l’est en Turquie. »

Le juste au-delà des lois et des mœurs : équité et charité, jugement et volonté.
Nous voilà donc revenu au point de départ : « le juste est celui qui obéit aux lois ». Est-ce pour autant le dernier mot ? La loi suffit-elle ? L’obéissance suffit-elle ? Les notions d’équité et de probité vont nous permettre d’aller plus loin et de repérer un au-delà de la loi qui est sans doute le véritable centre de la justice.

a. La loi et le cas : le problème du jugement et de l’équité.

Platon déjà par l’exemple du dépôt avait souligné l’insuffisance de la loi, abstraite et générale, écrite et extérieure. « La vraie morale se moque de la morale » commente Pascal. Thomas d’Aquin développe la même idée : « nous avons dit, à propos de l’étude des lois, que les actes humains soumis aux lois portent sur des situations singulières qui peuvent varier à l’infini. Il est donc impossible d’instituer une loi qui ne serait dans aucun cas en défaut. Pour établir une loi, les législateurs considèrent les conditions générales ; mais l’observance de cette loi serait dans certaines situations contraires à la justice et au bien commun que la loi entend sauvegarder. Par exemple la loi déclare qu’il faut rendre un dépôt, ce qui est juste dans la généralité des cas, mais peut devenir dangereux dans des cas particuliers, tel le fou qui réclame l’épée qu’il a déposée ou l’individu qui demande son dépôt pour trahir sa patrie. En pareilles circonstances et en d’autres semblables, il serait mal d’obéir à la loi, et le bien consiste alors à transgresser la lettre de la loi pour rester fidèle à l’esprit de justice et à l’exigence du bien commun. Telle est la fonction de l’équité ».

Au demeurant, sans aller jusqu’à cette extrémité qui ne vaut que comme exception, sans pratiquer cette obéissance paradoxale à la loi qui en sauve l’esprit contre la lettre, on peut retrouver cet acte d’interprétation et d’application sensée et réfléchie dans toute décision de justice, toute fixation d’une peine, toute détermination de la faute pénale ou morale. Juger n’est-ce peser ?

b. L’acte et l’intention : Gygès et le Saint des Evangiles.

Mais comment bien juger ? La justice commande que l’on remonte de l’acte à l’intention, des mœurs au caractère. Ici se dévoile le fondement ultime de la justice du Juste. Elle doit reposer sur la volonté et l’amour du bien. L’obéissance et la conformité des actes ne suffisent pas. Il ne suffit pas d’agir ainsi pour agir justement. Agir conformément au droit et au devoir, ce n’est pas nécessairement agir par devoir. Gygès n’est pas le Juste mais celui-ci existe-t-il ? Pour la plupart des hommes, remarque Platon : « la justice tient le milieu entre le plus grand bien, c’est-à-dire l’impunité dans l’injustice, et le plus grand mal, c’est-à-dire l’impuissance à se venger de l’injustice ».

c. Dura lex, sed lex ?

C’est pourquoi, si l’obéissance aux lois et aux coutumes ne suffit pas, elle est sans doute, comme la peur du gendarme, le commencement de la sagesse.


En gros, c'est ce que je disais plus haut avec mes mots à moi :
Donc obéir au Droit c'est être citoyen d'un pays et accepter ses lois avec son lot d'injustice et son lot de violence.
Non ?
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Messagede sexygirl le Mer Sep 22, 2004 20:13

Oula punaise, je pige rien a ce que vous dites........Snif
Je suis vraimen trè trè mal je crois.......
Une seule chose est sur, c que la filo et ben c pa mon truc!!!!
Mai merci de maider!!!
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Messagede mamou2 le Mer Sep 22, 2004 20:24

sexygirl a écrit:Oula punaise, je pige rien a ce que vous dites........Snif
Je suis vraimen trè trè mal je crois.......
Une seule chose est sur, c que la filo et ben c pa mon truc!!!!
Mai merci de maider!!!


Reprends le texte d'Holborn sexygirl et surlignes-en les phrases simples. Tu auras une bonne approche de ce que dit Holborn.
Il reprend les idées de différents philosophes sur le thème de la Justice, et de l'obéissance qui expliquent pourquoi la force est nécessaire pour maintenir un pays en paix même si les lois sont quelquefois injustes.
Le but est comme disait Pascal de faire que la force soit la plus juste possible puisqu'on ne peut pas faire que la Justice soit la plus juste possible (il y aura toujours des "méchants").
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Messagede Motivation le Mer Sep 22, 2004 20:52

Sexygirl, je n'ai pas dit m'inspirer de ces idées mais seulement voir les réponses. Quoi que si quelqu'un laisse ici une des plus parfaite réponse (donc qui se relie à la mienne), là on risquerait d'avoir la même lol...
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