Discipline, qu'en pensez-vous ?

Les grandes idées du monde

Messagede Açoka le Jeu Oct 14, 2004 11:12

zadigus a écrit:Les religions se basent sur l'expérience hypothétique de prophètes ou de personnalités importantes au sens religieux.


Cette expérience hypothétique vecu par ces prophètes sont incertains pour les autres. Ils ont peut-être vecu des contact avec un hypothétique dieu... mais ils sont les seuls à pouvoir en être certains. Tant que personne ne peut apporter la preuve qu'il y a bien eu ce genre d'évenement et que les "vérités" religieuses les plus inaccessibles sont des vérités, tout cela reste théorique. C'est ce que j'ai voulu dire.

zadigus a écrit:...si l'on parle de religions, les règles de vie sont injustes, alors pourquoi ressors-tu comme choses importantes des religions la discipline ?


J'ai bien dit que "...des règles de vie arbitraires car parfois fausses, injustes", ce qui sous-entend qu'il y a aussi des règles justes et vraies. Ensuite, dans les religion, enfin, je peux mieux en témoigner des religions de base judaïque (christianisme, Islam...), il y a une grande idée de droit chemin. C'est cette notion de droit chemin, de ne pas nuir par une conduite hasardeuse ou pas volonté de faire mal, qui est important. C'est de cela surtout que je parle.

zadigus a écrit:Un militaire qui tue de pauvres otages en Irak, par exemple ? Ce militaire est très discipliné, mais cette discipline peut-être trop stricte l'a conduit à devenir hors de ce que tu appelles la Morale ...


Je parlais de conduite de vie dans le sens absolue et non en fonction d'un métier ou autre. Une discipline de vie suivant la Morale, qui prend le pas sur toutes autres disciplines dûent aux activités. Une discipline commun pour garder un comportement responsable, et donc assurer la santé, la paix entre tous, le respect des droits et des devoirs civiques...
Mais en effet, comme tu le dis après, il faudrait définir cette Morale. Et cette Morale est définit en commun, s'adapte avec les découvertes scientifiques et philosophiques. Ce n'est pas une personne, ni même un petit groupe qui participe à son élaboration, mais tous, en fonction de la Raison et de l'intelligence. D'ailleur, sur ce forum, j'ai pu constater qu'en analysant vos interventions dans tout les domaines, on peut ressortir des choses bonnes, et aussi mieux comprendre la source de beaucoup de maux. On ressort les notions de plaisir, de liberté, mais aussi de limites raisonnables, de conscience de souffrance en cas d'abus... Cela conduit à élaborer ensemble, une règle (épicurienne) :
"Chacun est libre de se faire plaisir, mais il ne faut pas oublier que l'abus remplace le plaisir par la souffrance et donc anéantit le l'interêt du plaisir qu'on ressentait au départ." donc :
- Il faut se faire plaisir en consommant quelque chose, mais respecter les doses pour ne pas subir de la souffrance.
- En se modérant, nous apprécions le plaisir, qui est vital, et évitons la moindre souffrance, ce qui est fort souhaitable.

zadigus a écrit:Est-ce qu'un excès de discipline peut te conduire à te faire sortir de la Morale ?


Si la discipline est synonyme d'obéïssance sans faire appelle à la Raison, à la compassion qui est en moi, alors biensûr qu'elle me conduirait à sortir de la Morale. Mais, la notion de discipline dont je parle, est inséparable de la Raison et de la compassion.

Il y a des problèmes de définition. J'ai ce problème, mais beaucoup d'autres aussi. Ne faudrait-il pas mettre au clair les définitions de ses mots ? J'aimerais que chacun, si vous le souhaitez, donne ses définitions des mots suivants : Discipline, Morale, conduite de vie. Si vous pensez que d'autres mots devraient aussi être définit ici, pour étayer ce débat ou plutôt cette réflexion en commun, mettez-les.

zadigus a écrit:Ne pas suivre de morale peut être considéré comme être une morale en soi, non ?


Comme lorsqu'on ne se contente de rien et qu'on cherche à tout tester, sans rien n'apprendre ni même se soucier des conséquences ?

zadigus a écrit:6. Non


Pourrais-tu developper pour comprendre ton point de vue ?

Apparament, je crois que la question 8, n'est pas comprise par l'ensemble. Les conditions sont celle de la question 7.
8. Si les religions avaient accepté de se remettre en question, donc évoluer avec les connaissances et qu'elles n'avaient rien affirmé, pensez-vous que les gens auraient une vision plus positive de la discipline et de la Morale ?

zadigus a écrit:Si les religions n'avaient rien affirmé, elles ne seraient pas des religions. Religion et "connaissances" (je suppose scientiques) n'ont rien en commun, elles s'opposeront toujours, car elles n'évoluent pas sur le même plan.


Pourrais-tu expliquer ?
Parce que l'origine de l'Univers, l'existence d'une vie après la mort... interessent aussi la science.
Il n'y a pas que vos soucis, vos désirs qui compte. Avez-vous vu qu'il y avait un monde autour de vous et qu'il souffre de votre indifférence ?
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Messagede zadigus le Jeu Oct 14, 2004 13:44

1°)
timidouveg a écrit:Je parlais de conduite de vie dans le sens absolu et non en fonction d'un métier ou autre. Une discipline de vie suivant la Morale, qui prend le pas sur toutes les autres disciplines dues aux activités. Une discipline commune pour garder un comportement responsable, et donc assurer la santé, la paix entre tous, le respect des droits et des devoirs civiques...


Que penses-tu alors de l'idée de conditionnement que j'ai évoquée ? Est-ce que la discipline dont tu parles ne résulterait pas de ce conditionnement et est-ce qu'elle ne serait pas directement imposée par la société, donc les connaissances, les religions, les coutumes ?

2°)
timidouveg a écrit:Il faudrait définir cette Morale. Et cette Morale est définie en commun, s'adapte avec les découvertes scientifiques et philosophiques. Ce n'est pas une personne, ni même un petit groupe qui participe à son élaboration, mais tous, en fonction de la Raison et de l'intelligence.


J'aime bien l'idée d'une définition de la morale en commun, mais je trouve cela trop démocratique, et je n'aime pas ce principe, car si tu veux bâtir une définition commune, collective de la morale, tu dois faire en sorte que l'avis de la majorité soit accepté. Or l'avis de la majorité n'est pas toujours le bon. Ton idée de la morale est quelque chose de bon, n'est-ce pas ? Ensuite, pour l'élaboration en fonction de la Raison et de l'intelligence, je trouve que c'est à nouveau trop arbitraire et qu'il faut définir Raison et intelligence. Des gens trouvent que les partis de droite incarnent la Raison, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Des gens trouvent intelligent d'envahir l'Irak, d'autres pas. Je pense que même avec une définition de ces deux notions, en fait, on ne résoudrait pas le problème ... Il faudrait compléter. A mon avis, une morale ne sera jamais acceptée par tous, à cause des différences culturelles. On peut cependant se restreindre à instaurer une morale dans les pays européens, pour faciliter la résolution du problème. Dans ce cas, entrent dans la morale les valeurs de notre société, par exemple. Il ne faut pas voler, il ne faut pas tuer, etc. (les dix commandements)

3°)
timidouveg a écrit:Cela conduit à élaborer ensemble, une règle (épicurienne) :
"Chacun est libre de se faire plaisir, mais il ne faut pas oublier que l'abus remplace le plaisir par la souffrance et donc anéantit le l'interêt du plaisir qu'on ressentait au départ." donc :
- Il faut se faire plaisir en consommant quelque chose, mais respecter les doses pour ne pas subir de la souffrance.
- En se modérant, nous apprécions le plaisir, qui est vital, et évitons la moindre souffrance, ce qui est fort souhaitable.


Non ! parce que c'est justement l'avis de la majorité ... Il ne faut pas oublier qu'il existe aussi une vision stoïcienne des choses, dans laquelle la notion de discipline est beaucoup plus forte !

Pour ma part, j'aime bien l'idée de "medietas", à savoir la capacité à trouver le "juste milieu".

La vision "Carpe Diem" n'est qu'un effet de mode, et ça passera.

4°)
timidouveg a écrit:Si la discipline est synonyme d'obéïssance sans faire appelle à la Raison, à la compassion qui est en moi, alors biensûr qu'elle me conduirait à sortir de la Morale. Mais, la notion de discipline dont je parle, est inséparable de la Raison et de la compassion.


Avec ce que j'ai répondu avant, tu comprendras que sur cette question, j'ai toujours un problème avec toi : le problème est dans "faire appel à la Raison". Je prétends qu'il y a plusieurs raisons différentes. Les musulmans n'accordent aucun prix à leur vie. Ceci est ancré dans leur raison ...

5°)
timidouveg a écrit:
zadigus a écrit:Ne pas suivre de morale peut être considéré comme être une morale en soi, non ?


Comme lorsqu'on ne se contente de rien et qu'on cherche à tout tester, sans rien apprendre ni même se soucier des conséquences ?


On ne se contente de rien : oui
On cherche à tout tester : non
Sans rien apprendre : oui
Sans se soucier des conséquences : oui

Mais tu ne réponds pas vraiment à la question ...

6°)
timidouveg a écrit:
zadigus a écrit:6. Non


Pourrais-tu developper pour comprendre ton point de vue ?


L'incivilité résulte de la raison et non pas de la discipline, à moins que nous ne trouvions une définition qui les lie ... Car il existe une raison qui stipulera que la discipline est une aberration, alors qu'il en existera une autre, qui stipulera que la discipline est une chose essentielle.

7°)
timidouveg a écrit:
zadigus a écrit:Si les religions n'avaient rien affirmé, elles ne seraient pas des religions. Religion et "connaissances" (je suppose scientiques) n'ont rien en commun, elles s'opposeront toujours, car elles n'évoluent pas sur le même plan.


Pourrais-tu expliquer ?
Parce que l'origine de l'Univers, l'existence d'une vie après la mort... interessent aussi la science.


Chose essentielle : si les religions n'avaient rien affirmé, elles ne seraient pas des religions. Donc le début de ta question n'a, à mon avis, aucun sens.
L'origine de la Terre a été élucidée par la science. C'est sur ce point que je peux dire que religion et connaissances n'évoluent pas sur le même plan. La science explique la réalité quant à l'origine de la Terre, alors que la religion donne une histoire fantaisiste.
Pour ce qui est de la naissance de l'Univers et de la vie après la mort, la religion et la science ont des approches différentes. La religion veut rassurer et la science veut comprendre.
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Messagede Açoka le Jeu Oct 14, 2004 19:52

zadigus a écrit:Que penses-tu alors de l'idée de conditionnement que j'ai évoquée ? Est-ce que la discipline dont tu parles ne résulterait pas de ce conditionnement et est-ce qu'elle ne serait pas directement imposée par la société, donc les connaissances, les religions, les coutumes ?


Tant qu'il y aura des philosophes, le conditionnement ne sera jamais totalement efficace. Hors, je pense que les philosophes ne peuvent pas disparaître, car je pense qu'en chacun de nous il y a cette capacité naturelle à remettre en doute quelque chose et donc philosopher.
La discipline ne doit pas totalement résulter d'un conditionnement. Je dis "pas totalement", parce que je pense que le conditionnement peut se faire naturellement, et que c'est ainsi que les règles deviennent des reflexes. Mais, ce conditionnement est accepté par celui qui reçoit l'éducation de la discipline, autrement il y aura un conflit, une sorte de bug dans l'inconscient de l'individu.
Il y a, je pense, conditionnement dans l'assimilation de la discipline, mais elle ne doit pas être forcé. D'ailleurs, je pense qu'elle n'en a pas besoin, si elle est juste et bien expliqué.
Les règles sont bien imposées par les connaissances, mais pas par les religions, les coutumes, parce qu'elles ne se bases pas forcément sur des les vérités scientifiques et philosophiques. Elle s'imposent naturellement, comme les lois de la physique nous sont imposées. Je veux dire par là, qu'il ne faut pas avoir une vision négative de cela, car dans ce cas nous aurions la même vision des limites de notre Univers.

zadigus a écrit:...si tu veux bâtir une définition commune, collective de la morale, tu dois faire en sorte que l'avis de la majorité soit accepté. Or l'avis de la majorité n'est pas toujours le bon. Ton idée de la morale est quelque chose de bon, n'est-ce pas ?


Pourquoi la majorité doit toujours décider pour les autres ? Ce principe n'est pas démocratique, il se fonde sur la loi du plus fort. Je m'explique, si la minorité n'acceptait pas les volontés de la majorité, et que le système sensé empêcher de faire parler la violence, soutient cette logique, alors cette minorité n'aurait plus que la violence pour faire valoir le bon, si c'est elle qui la détient. Seulement, la force de cette loi de la majorité se tient justement au nombre, la majorité sera, théoriquement, plus forte que la minorité dans une bataille (sauf si la minorité est organisé et bien entraîné). Cette idée se fonde sur la force et non le raisonnable (le pot de terre contre le pot de fer). A quoi sert la démocratie dans cette condition ?
Le principe démocratique que je propose est celui-ci :
Tout le monde apporte des règles, accompagné d'explications pas trop fragiles, donc qui se tiennent un minimum. On peut même juste apporter des constats de problèmes, qui pourront être analysés et seront à l'origine de tentatives. En discutant, expérimentant, on accumule des connaissances sociales, politiques... qui alliés aux connaissances scientifiques, génèreront des règles justes. Chacun doit donner de bonnes raisons de s'y opposer. Par exemple, une règle impose le végétarisme, mais certaines personnes n'ayant pas accès à suffisament de nourriture végétale pour assurer la santé, se prononce contre et s'explique. Ainsi, cette règle est modifié, et permet la consommation de viande ou poisson, pour ces personnes là. Mais l'organisation de la société doit aussi être modifier, si possible, pour assurer une meilleure distribution de la nourriture.

zadigus a écrit:Ensuite, pour l'élaboration en fonction de la Raison et de l'intelligence, je trouve que c'est à nouveau trop arbitraire et qu'il faut définir Raison et intelligence.


Oui, c'est vrai. Je vais te donner mes définitions personnelle :
La Raison : Faculté intellectuelle à calculer ce qui est dans notre interêt ou pas, ou dans l'interêt des autres. Cette Raison est la base de la réflexion, sans quoi nous agirions sans respecter nos interêts et celui des autres, nos actes, paroles... Cela ne veut pas dire que nos actions ne serait pas adapté aux événements, mais nous ne prendrions pas en compte les conséquences, ou nous ne songerions pas à d'autres moyens d'action.
L'intelligence : Faculté intellectuelle permettant de s'adapter, ou d'adapter nos actes, pensées... Il n'est, par exemple, pas intelligent de s'interdire de manger de la viande ou du poisson, lorsqu'on n'a pas accès à des produits autres pour retrouver la santé, suite à des carences graves. Il faut s'adapter quand on ne peut pas faire autrement.

zadigus a écrit:Des gens trouvent que les partis de droite incarnent la Raison, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Des gens trouvent intelligent d'envahir l'Irak, d'autres pas.


Pour les parties de droite, je ne sais pas, mais pour l'invasion de l'Irak, ce n'est pas faux. Si l'invasion de l'Irak est motivé par les ressources pétrolières, car les Etats-Unis en maqueraient, c'est bien adapter à la situation, donc intelligent, mais pas raisonnable. La Raison aurait mit en évidence des conséquences éventuelles de la guerre, et donc aurait obligé que l'on cherche d'autres solutions. Une solution raisonnable, dans le cas du pétrole et non d'autres cas, consiste à le développer d'autres carburants, matériaux...

Que penses-tu de ces définitions ?

zadigus a écrit:Non ! parce que c'est justement l'avis de la majorité ... Il ne faut pas oublier qu'il existe aussi une vision stoïcienne des choses, dans laquelle la notion de discipline est beaucoup plus forte !
Pour ma part, j'aime bien l'idée de "medietas", à savoir la capacité à trouver le "juste milieu".


Je ne connais pas l'avis de la majorité, mais j'ai pu constater que l'idée épicurienne est trahit par beaucoup. Selon certains, la morale épicurienne serait un invitation à la luxure, mais c'est faux. L'epicurisme parle de modération. L'idée est que lorsqu'on se modère on ressens le plaisir, mais lorsqu'on abuse ou qu'on se prive, on souffre.
Je suis d'accord avec toi, pour le juste milieu. C'est ainsi que je vois la bonne conduite de vie.
Carpe Diem n'est pas ma vision, autrement, je ne parlerais pas de discipline, de restriction volontaire et raisonné.

zadigus a écrit:Je prétends qu'il y a plusieurs raisons différentes. Les musulmans n'accordent aucun prix à leur vie. Ceci est ancré dans leur raison ...


Pourrais-tu me donner ta définition de la Raison ou des raisons ?
Pour ton exemple avec les musulmans, tout d'abords n'oublions pas que certains d'entre eux ne voit pas les choses de la même manière.
Ceux qui n'accordent aucun prix à leur vie, et sont capable de mourrir pour leur dieu, le font bien selon leur Raison. Car on leur a promis le Paradis, ils siègeraient aux côtés de leur dieu, et auraient tout ce que la Terre ne peut pas leur offrir. Si il meurent pour ce dieu, ils gagnent directement la récompense. Il est bien, dans ce cas, raisonnable de ne pas accorder de prix à sa vie, lorsque la mort est meilleure. C'est pourquoi il est mauvais de croire, car autrement même un homme raisonnable peut trouver la solution radicale interessante.
Il ne faut pas oublier que Raison, vient du terme latin "Ratio", qui signifie "calcul". Donc raisonner, c'est calculer, comme l'enonce ma définition. Mourrir pour une grande récompense, que la vie ne peut donner, est un bon calcul, même si nous trouvons celà horrible, fou...
Dans ce cas, le problème vient d'une utilisation de la Raison sans remise en doute de l'affirmation "il y a une grande récompense à la clé".
Le doute doit être allié à la Raison et l'intelligence.

zadigus a écrit:Ne pas suivre de morale peut être considéré comme être une morale en soi, non ?


Je ne sais pas. Si cette morale n'a comme seule règle d'obéïr à aucune règles, donc aucune morale. Oui. Mais c'est une contradiction, car on ne peut obéïr à la règle est de n'obéïr à aucune règles, on ne peut pas non plus obéïr à cette règle. Donc, en faire une morale, est contradictoire. Dans ce cas, je dirais, non. Voilà pourquoi j'ai du mal à répondre. Je serais pour le non. Qu'en penses-tu ?

zadigus a écrit:L'incivilité résulte de la raison et non pas de la discipline, à moins que nous ne trouvions une définition qui les lie ... Car il existe une raison qui stipulera que la discipline est une aberration, alors qu'il en existera une autre, qui stipulera que la discipline est une chose essentielle.


Je ne comprends pas.

zadigus a écrit:L'origine de la Terre a été élucidée par la science. C'est sur ce point que je peux dire que religion et connaissances n'évoluent pas sur le même plan. La science explique la réalité quant à l'origine de la Terre, alors que la religion donne une histoire fantaisiste.


Je ne sais pas si l'origine de la Terre a été totalement élucidée par les scientifiques, je crois qu'ils se posent encore des questions sur certaines choses.
la religion, à l'origine, était une manière d'expliquer des phénomènes effrayants. Lorsqu'elle à tenté d'expliquer l'origine de la Terre, elle voulait expliquer celle de tout l'Univers. Il faut savoir qu'en ce temps là, les hommes connaissaient un peu l'astronomie, mais pas suffisament pour comprendre que la Terre n'était pas l'Univers. Comment imaginer que la Terre était une boule irregulière flottant dans un vide plein d'autres boules et formes de toutes sorte ? Sans connaissance des forces, de l'existence de couche alliant magnétisme et chimie, pour empêcher l'air de quitter la Terre et érrer dans un vide sombre.
Biensûr certaines religions ne se sont pas adapté aux découvertes, c'est bien le problème du dogme. Libéré du dogme, la religion aurait pû être confondu avec la société partout sur la Terre, comme dans le passé, ou dans certains pays actuellement (bien qu'elle est dogmatique dans ces cas là).

:danse3:
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Messagede zadigus le Ven Oct 15, 2004 11:42

1°)
timidouveg a écrit:Les règles sont bien imposées par les connaissances, mais pas par les religions, les coutumes, parce qu'elles ne se bases pas forcément sur des les vérités scientifiques et philosophiques. Elle s'imposent naturellement, comme les lois de la physique nous sont imposées. Je veux dire par là, qu'il ne faut pas avoir une vision négative de cela, car dans ce cas nous aurions la même vision des limites de notre Univers.


a. Les règles sont aussi imposées par les religions. Je reviens sur les musulmans : que penses-tu de la discipline qu'il faut avoir pour faire ces cinq prières par jour, pour faire le Ramadan, pour donner sa vie qui ne vaut rien, etc. ?

b. Je suis d'accord : les règles sont naturelles. C'est la raison pour laquelle l'homme du paléolitique a survécu : il a dû s'organiser, donc établir des règles. C'est le début de la société. MAIS elles ne s'imposent pas. Il n'est pas obligatoire d'avoir des règles, mais je pense qu'effectivement, c'est mieux. Ce n'est pas l'avis de tout le monde.

c. Quelle vision as-tu des limites de l'Univers ?

2°)
timidouveg a écrit:Pourquoi la majorité doit toujours décider pour les autres ? Ce principe n'est pas démocratique, il se fonde sur la loi du plus fort. Je m'explique, si la minorité n'acceptait pas les volontés de la majorité, et que le système sensé empêcher de faire parler la violence, soutient cette logique, alors cette minorité n'aurait plus que la violence pour faire valoir le bon, si c'est elle qui la détient. Seulement, la force de cette loi de la majorité se tient justement au nombre, la majorité sera, théoriquement, plus forte que la minorité dans une bataille (sauf si la minorité est organisé et bien entraîné). Cette idée se fonde sur la force et non le raisonnable (le pot de terre contre le pot de fer). A quoi sert la démocratie dans cette condition ?


a. Le principe de la démocratie est de faire prévaloir l'opinion de la majorité, et la minorité doit l'accepter. On suppose dans ce cas que l'avis du plus fort est le meilleur, je suis d'accord.

b. La démocratie sert à contenter le plus grand nombre, système qui n'est fondamentalement pas trop mauvais. Je ne développerai pas mes idées à ce sujet car ce n'est pas le but du débat...


3°)
timidouveg a écrit:Le principe démocratique que je propose est celui-ci :
Tout le monde apporte des règles, accompagnées d'explications pas trop fragiles, donc qui se tiennent un minimum. [...] Chacun doit donner de bonnes raisons de s'y opposer.


a. c'est déja le cas actuellement. Référenda, initiatives, partis politiques... Tout cela apporte des règles, avec des explications, et des arguments pour et contre

4°) Définitions :
a. Raison : étymologiquement, le mot "raison" vient effectivement de ratio, onis, f., qui signifie, selon les dictionnaires calcul, raison, moyen, motif. La raison est notre conscience, notre partie subjective, et, comme tu le dis, c'est une "faculté intellectuelle" qui nous permet de "calculer ce qui est dans notre intérêt". C'est la faculté qui nous permet d'émettre des jugements, mais je précise que cette faculté relève de la subjectivité.
b. Intelligence : oui, j'aime bien ton idée de "capacité à s'adapter", je pense que c'est très futé. L'intelligence est une notion objective. Mais l'analyse de l'intelligence se fait avec la raison, et ça devient subjectif. Le mot intelligence vient du latin intellego, qui signifie comprendre. L'intelligence est la faculté intellectuelle qui nous permet de comprendre et de nous adapter.


5°)
timidouveg a écrit:Selon certains, la morale épicurienne serait un invitation à la luxure, mais c'est faux.


Effectivement, c'est faux. L'épicurisme vise la modération dans les plaisirs. En abuser est entrer dans l'hédonisme, qui vise à abuser de tout.

6°)
timidouveg a écrit:Je ne sais pas. Si cette morale n'a comme seule règle d'obéir à aucune règle, donc aucune morale. Oui. Mais c'est une contradiction, car on ne peut obéir à la règle est n'obéir à aucune règle, on ne peut pas non plus obéir à cette règle. Donc, en faire une morale, est contradictoire. Dans ce cas, je dirais, non. Voilà pourquoi j'ai du mal à répondre. Je serais pour le non. Qu'en penses-tu ?


J'en pense que c'est bien raisonné. Mais une morale a-t-elle des règles ? La discipline, oui, mais pas la morale ... Une morale est une manière de penser, plutôt, non ?

7°)
timidouveg a écrit:
zadigus a écrit:L'incivilité résulte de la raison et non pas de la discipline, à moins que nous ne trouvions une définition qui les lie ... Car il existe une raison qui stipulera que la discipline est une aberration, alors qu'il en existera une autre, qui stipulera que la discipline est une chose essentielle.


Je ne comprends pas.


L'incivilité résulte de la raison, car c'est toi qui juges si c'est bon ou pas. C'est une notion subjective. La discipline n'entre pas en ligne de compte dans ce concept.

8°)
timidouveg a écrit:Je ne sais pas si l'origine de la Terre a été totalement élucidée par les scientifiques, je crois qu'ils se posent encore des questions sur certaines choses.


L'origine de la Terre est claire, mais celle de l'Univers pose toujours problème. C'est plutôt un problème philosophique ... Les questions d'origines sont traitées par les religions pour qu'on en ait des idées simples et rassurantes ...
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