poemes

Tout ce qui touche à l'art.

poemes

Messagede angel0710 le Ven Fév 06, 2004 20:30

Ce que c'est que la mort
Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;
Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange.
c'est la mouche qui pète .
Avatar de l'utilisateur
angel0710
Posteur
Posteur
 
Messages: 161
Inscription: Lun Jan 26, 2004 20:07
Localisation: france

Messagede angel0710 le Ven Fév 06, 2004 20:41

Il est né...
Il est né, j'ai perdu mon jeune bien-aimé,
Je le tenais si bien dans mon âme enfermé,
Il habitait mon sein, il buvait mes tendresses,
Je le laissais jouer et tirailler mes tresses.
À qui vais-je parler dans mon coeur à présent ?
Il écoutait mes pleurs tomber en s'écrasant,
Il était le printemps qui voit notre délire
Gambader sur son herbe et qui ne peut en rire.
Il me donnait la main pour sauter les ruisseaux,
Nous avions des bonheurs et des peines d'oiseaux ;
Son sommeil s'étendait comme un aveu candide.
Mon oeil grave flottait sur son âme limpide,
Je couvais dans son coeur les oeufs de la bonté,
J'effeuillais sur son front des roses de clarté.
Le silence des fleurs reposait sur sa bouche,
Son doux flanc se gonflait de mon orgueil farouche ;
Son souffle était le mien, il voyait par mes yeux.
Son petit crâne avait la courbure des cieux.
Je le tenais des dieux que j'ai conçus moi-même ;
C'était le jardin clos où la vérité sème,
C'était le petit livre où des contes naïfs
Me reposaient de l'ombre et des rayons pensifs.
Ses doigts tendres savaient caresser ma misère.
Devant ce front de lait, devant cette âme claire
Mon coeur n'éprouvait point de honte d'être nu,
Mon être était l'instinct dans son geste ingénu,
J'étais bonne d'avril nouveau comme la terre,
Je donnais mes ruisseaux, mes feuilles, ma lumière ;
La mort cachait ses os sous les duvets herbeux,
Nous étions le mystère et la vie à nous deux.
Notre âme, au ras du sol mollement étendue,
Était un blé qui berce une vague pelue.

Maintenant il est né. Je suis seule, je sens
S'épouvanter en moi le vide de mon sang ;
Mon flair furète dans son ombre
Avec le grognement des femelles. Je sombre
D'un bonheur plus puissant que l'appel d'un printemps
Qui ferait refleurir tous les mondes des temps.
Ah ! que je suis petite et l'âme retombée,
Comme lorsque la graine ayant pris sa volée
La capsule rejoint ses tissus aplanis.
Ô coeur abandonné dans le vent, pauvre nid !

Première soirée
- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d'aise
Ses petits pieds si fins, si fins.

- Je regardai, couleur de cire,
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, - mouche au rosier.

- Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s'égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal.

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : " Veux-tu finir ! "
- La première audace permise,
Le rire feignait de punir !

- Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
- Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : " Oh ! c'est encor mieux !...

Monsieur, j'ai deux mots à te dire... "
- Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D'un bon rire qui voulait bien...

- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près
c'est la mouche qui pète .
Avatar de l'utilisateur
angel0710
Posteur
Posteur
 
Messages: 161
Inscription: Lun Jan 26, 2004 20:07
Localisation: france

Messagede angel0710 le Lun Fév 09, 2004 20:34

quelqu'un pourrez dire ce qu'il en pense svp merci
c'est la mouche qui pète .
Avatar de l'utilisateur
angel0710
Posteur
Posteur
 
Messages: 161
Inscription: Lun Jan 26, 2004 20:07
Localisation: france

Messagede keynon le Sam Avr 24, 2004 23:33

Ouais c'est pas mal! :ok:

T'as vraiment 15 ans?

Moi aussi je compose des poésies enfin c'est pas vraiment des poésies c'est plutôt des chansons.
Avatar de l'utilisateur
keynon
Nouveau
Nouveau
 
Messages: 15
Inscription: Ven Avr 23, 2004 22:12

Messagede angel0710 le Lun Mai 03, 2004 11:22

oui j'ai 15 ans pourquoi
c'est pas moi qui ai ecrit ces poemes
je les ai trouvé sur le net et je les aime bien
:bis: :)
c'est la mouche qui pète .
Avatar de l'utilisateur
angel0710
Posteur
Posteur
 
Messages: 161
Inscription: Lun Jan 26, 2004 20:07
Localisation: france

Messagede Beverly le Lun Mai 03, 2004 21:59

la coquine !! :fou: ca explique tout. il est vrai que c un beau poème de ?
Mangez des prunes
Avatar de l'utilisateur
Beverly
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 57
Inscription: Dim Avr 04, 2004 23:00
Localisation: Suisse

Messagede angel0710 le Jeu Mai 06, 2004 15:30

desolé mais c'était pas noté
c'est la mouche qui pète .
Avatar de l'utilisateur
angel0710
Posteur
Posteur
 
Messages: 161
Inscription: Lun Jan 26, 2004 20:07
Localisation: france


Retourner vers L'Art

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités