D'abord, la rencontre entre le président de la république et un ministre démissionnaire est courante, en fait elle fait partie du "protocole" établi. C'est une réunion non-officielle car pas prévue dans les textes, mais qui fait partie des usages recommandés. Ils ont dû officiellement et dans leur cas, ca n'a pas dû aller plus loin

parler de la succession et des causes du départ.
Sarkozy a dû avoir le même genre d'entretien avec le permier ministre, bien que les contacts entre membres du gouvernement soient plus courants et plus informels.
Ensuite .... A qui profite le départ de M. Sarkozy ? Ben j'en sais rien. Les pro-Sarko diront pour lui , les pro-Chirac diront pour le président... En fait, il est trop tôt pour le dire, je pense qu'on en saura plus en 2007.
Ce qui est sûr, c'est que Sarko choisit la facilité en fuyant les responsabilités nationales et les mesures impopulaires pour celles d'un parti politique, probablement tout acquis à sa cause.
C'est évident qu'il souhaite se placer en présidentiable. Arriver en 2007 auréolé d'un mandat de chef politique tout propre donne une meilleure image que de sortir d'un ministère (plusieurs dans son cas) avec un bilan critiqué et tâché d'actes politiques impopulaires.
Chirac se dit qu'il éloigne, pour un temps au moins, son principal rival politique. Il sait qu'un nouveau remaniement ministériel sans mettre Sarkozy à la place d'un Raffarin usé jusqu'à la corde avec ses phrases toutes faites et ses réformes antisociales, aurait été impopulaire. Il n'avait plus trop le choix. Et Chirac sait aussi qu'avoir un premier ministre en position de force avant une élection est mauvais signe (Balladur 1995, Paix à son âme).
Qui va le remplacer à Bercy ... Alors là... Moi j'y mettrais bien Michel Barnier qui est plutot lamentable comme ministre diplomate, vu qu'il ne barragouine presque pas l'Anglais... Mais peut-être qu'il y aura un remaniement plus profond et qu'on aura droit soit à un gouvernement Villepin I ou Raffarin IV !
"Le monde est trop dangeureux pour y vivre, non pas à cause de ceux qui y font le mal, mais à cause de ceux qui s'assoient et laissent faire" (A. Einstein)