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Messagede minouche le Mer Déc 29, 2004 14:46

Le nombre de morts augmente en Indonésie, au Sri Lanka et en Inde
LE MONDE | 28.12.04 | 13h38 • MIS A JOUR LE 28.12.04 | 18h24
Dans ces trois pays, les plus touchés avec la Thaïlande, l'industrie touristique est frappée en pleine saison haute.
Bangkok de notre correspondant en Asie du Sud-Est

Le bilan des victimes des tsunamis provoqués par le puissant séisme du dimanche 26 décembre n'a pas fini de croître. Il a franchi la barre des 20 000 morts lundi et a dépassé celle des 55 000 morts mardi à la mi-journée, auxquels s'ajoutent les disparus qui se comptent encore par milliers des côtes de Sumatra à celles de l'Afrique orientale. A elle seule, l'Indonésie a annoncé, deux jours après la catastrophe, un bilan probable de plus de 21 000 morts.

Mardi matin (heure française), l'Indonésie, le Sri Lanka, l'Inde et la Thaïlande étaient les pays les plus touchés. "Le bilan précis n'est pas encore disponible, mais je l'estime entre 21 000 et 25 000", déclarait le vice-président indonésien, Yusuf Kalla. Mardi à la mi-journée, le bilan provisoire s'élève à 27 174 morts. La veille, les autorités de Djakarta avaient fait état de quelque 4 700 morts. Au Sri Lanka, 17 800 morts, 20 520 blessés et 2 000 disparus étaient recensés. En Inde, le nombre de morts passait à quelque 8 500 personnes, dont 4 500 dans l'Etat méridional du Tamil Nadu ; mais les disparus seraient extrêmement nombreux dans les îles Andaman et Nicobar, où les autorités restent sans contact avec plusieurs îlots.

Le nombre de touristes étrangers figurant parmi les victimes a aussi connu une progression continue. "Environ 990 morts ont été confirmées, dont environ 200 Thaïlandais et, pour les autres, des étrangers", a déclaré, mardi, le vice-ministre de l'intérieur thaïlandais, Sutham Sangprathum, en faisant état de plus d'un millier de disparus. Les pays étrangers comptant le plus grand nombre de morts étaient la Grande-Bretagne (15), l'Italie (13), la Norvège (13), la Suède (une dizaine), la France recensant six décès. Le bilan à la mi-journée faisait état de 1 500 morts.

MORGUE À CIEL OUVERT

A Banda-Atjeh, chef-lieu de province indonésien le plus proche du séisme, la place du marché central a été transformée en vaste morgue à ciel ouvert, où les corps sont alignés par dizaines. Un peu partout, les victimes ont été, en priorité, de jeunes enfants et des personnes âgées emportés par les vagues géantes ou heurtés par tout ce que les eaux charriaient, troncs d'arbres, rochers, véhicules. Dans le Sud de l'Inde, nombre de villages de pêcheurs ont été rayés de la carte.

En Birmanie, où un bilan provisoire fait état d'au moins 90 morts et 17 villages détruits selon des organisations humanitaires, le sort d'une ethnie de pêcheurs qui vit, dans le Sud, à bord de petites embarcations, demeure la principale inconnue. La Malaisie a annoncé 60 morts, les Maldives font état de 52 décès.

Sur l'île de Phi Phi, l'un des joyaux du tourisme thaïlandais, seules deux structures hôtelières ne se sont pas effondrées. A Phang-Nga, une presqu'île touristique juste au Nord de Phuket, on continuait, lundi, d'extraire des cadavres enfouis sous des constructions effondrées, dont celles de plusieurs hôtels. C'est le secteur touristique le plus touché, avec plus d'un demi-millier de victimes. La Thaïlande pleure notamment un petit-fils de son roi vénéré, dont le corps a été retrouvé à Khao Lak, l'une des stations balnéaires de Phang-Nga.

Des pays comme la Thaïlande, l'Inde, le Sri Lanka et les Maldives sont mieux équipés pour faire face à la catastrophe que la Somalie, l'Indonésie ou la Birmanie. La présence de nombreux touristes dans la région de Phuket, dans l'archipel des Maldives ou sur la côte méridionale sri-lankaise contribue aussi à orienter au moins certains secours en priorité vers ces zones figurant parmi les plus dévastées.

Les secours internationaux qui commencent à affluer répondent, pour l'instant, aux besoins de première nécessité : transports, médecins, médicaments, nourriture, eau potable. Les risques d'épidémie les plus sérieux se situent, toutefois, dans les régions les moins accessibles, telle la province indonésienne d'Atjeh qui, dans le Nord de Sumatra, est le théâtre depuis des années d'un conflit séparatiste. Dans cette zone directement affectée par le séisme de dimanche, la destruction des conduites d'eau, les difficultés des transports et l'absence d'une structure d'aide multiplient les risques de diarrhée ou de paludisme.

Selon les autorités indonésiennes, 15 000 soldats ont été affectés aux secours, mais ils ont surtout récupéré des cadavres. Les hôpitaux se plaignent d'un manque de médicaments. Au Tamil Nadu (Inde), on a dû procéder à des enterrements collectifs dans des fosses communes pour réduire les risques d'épidémies. Mais des cadavres d'animaux continuent de baigner un peu partout dans les eaux qui ont envahi les terres, dans le Sud indien comme dans le Nord de Sumatra.

Contrairement à ce qui est en place dans le Pacifique, où les tsunamis sont fréquents, aucun véritable mécanisme d'alerte n'existe dans l'Océan indien. L'alerte déclenchée dans les quinze minutes qui ont suivi le puissant séisme au large de la côte de Sumatra n'a pas pu être relayée à temps. Il a pourtant fallu une heure et demie aux vagues géantes pour atteindre les côtes du Sri Lanka et du Sud de l'Inde.

Les écosystèmes sont menacés. Les boues sur les côtes privent de lumière des coraux qui mettront des années à s'en remettre. Faute d'alimentation adéquate, des espèces de poissons pourraient émigrer ailleurs. Les plages sont couvertes de boues et de débris.

Le petit commerce des stations balnéaires - artisanat, souvenirs, restauration à bon marché - doit repartir à zéro. A Phuket, la moitié de l'industrie hôtelière aura besoin d'au moins trois mois pour se remettre sur pied. Dans le sud touristique de la Thaïlande, on calcule qu'il faudra deux ans pour assurer une véritable reprise. A Krabi, zone sinistrée, le président de la Chambre locale de commerce a déclaré que toutes les réservations avaient été annulées.

Avec quelque douze millions de visiteurs par an, le tourisme représente 6 % du produit intérieur brut thaïlandais. Les économistes estiment, toutefois, que l'impact du choc devrait être contenu et ne pas modifier sérieusement un taux de croissance de 6 %. Si la Bourse de Bangkok a chuté de 1,6 % lundi, la monnaie nationale, le baht, n'a perdu que 0,25 %. L'Association thaïlandaise des agences de voyage a estimé les pertes de l'industrie du tourisme à 600 millions d'euros, soit 10 % du total. Le Sri Lanka éprouvera plus de mal à se remettre de l'épreuve car le tourisme y était devenu, avec un demi-million de visiteurs en 2003, l'un des principaux facteurs de la croissance. En Inde, les tsunamis n'ont pas atteint les principales stations balnéaires, situées sur la côte occidentale.

Jean-Claude Pomonti


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Tokyo va créer un centre régional d'alerte


Le Japon, qui dispose de l'un des systèmes d'alerte aux raz de marée les plus sophistiqués du monde, va installer en mars 2005 à Tokyo un centre destiné à mieux alerter ses voisins d'un danger imminent, a annoncé un responsable de l'Agence japonaise de météorologie, mardi 28 décembre. Selon des experts, le manque d'un système approprié dans l'océan Indien - comparable à celui existant pour le Pacifique - a contribué au désastre humain de la catastrophe du 26 décembre. Seule la Thaïlande a diffusé un message d'alerte à la radio et à la télévision, dimanche, mais celui-ci a été sous-estimé.

Le centre japonais observera l'impact des tremblements de terre de la région Pacifique, de la Sibérie à l'Indonésie, mais toujours pas de l'océan Indien. Il avertira dans un premier temps l'Indonésie, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et la Corée du Sud. "L'Indonésie avait proposé de contribuer à la construction d'un système d'alerte pour le Pacifique sud et l'océan Indien, mais le projet n'a pas été réalisé en raison de difficultés budgétaires", a expliqué le responsable japonais. - (AFP.)



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Le sinistre s'étend jusqu'en Afrique de l'Est


Plus de 100 pêcheurs somaliens sont morts ou ont été recensés comme étant portés disparus à la suite du raz de marée parti d'Asie, dimanche, qui a touché des milliers de kilomètres plus loin les côtes de l'Afrique de l'Est. La Tanzanie, elle aussi, compte une dizaine de noyés. En Somalie, c'est principalement le nord-est du pays, le Puntland, qui a été touché, des villages entiers sur la côte ayant été submergés. Lundi 27 décembre, quarante corps y avaient été retrouvés et identifiés, une soixantaine de pêcheurs étant portés disparus depuis dimanche. Interrogé par radio depuis Garowe, la "capitale" du Puntland, le ministre du développement rural de cet Etat qui a unilatéralement proclamé son indépendance, Ali Abdi Awari, a estimé que le bilan final pourrait se révéler beaucoup plus élevé après les dernières vérifications du nombre de pêcheurs ayant pris la mer, dimanche, à bord de leurs boutres traditionnels. Le gouvernement à Mogadiscio, où le raz de marée a détruit deux bateaux mouillant au port, a également lancé un appel à l'aide humanitaire d'urgence. - (AFP.)

c'est horrible :snif:
http://news.google.fr/news?q=sri+lanka& ... n&oi=newsr
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minouche
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Messagede minouche le Mer Déc 29, 2004 14:50

COLOMBO (AFP - 12:04) - Trois jours après les raz-de-marée qui ont ravagé les côtes de huit pays d'Asie, le nombre des morts approchait mercredi matin 60.000, un chiffre qui pourrait être doublé dans les prochaines semaines par les épidémies et le manque d'eau potable, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan a lui aussi averti que le bilan des personnes tuées par les tsunamis géants ayant frappé l'Asie dimanche pourrait augmenter de plusieurs dizaines de milliers. Il a lancé un appel en faveur des rescapés qui "ont un grand besoin d'aide et attendent de la communauté internationale une réponse, et une réponse généreuse", dans un entretien mardi soir sur la chaîne de télévision CNN.

Un expert italien Guido Bertolaso, directeur de la protection civile de son pays, a estimé que le bilan des victimes était appelé à augmenter dans les prochains jours et pourrait atteindre les 100.000 morts. Plus de 30.000 personnes étaient également portées disparues dans cette région où la grande majorité des victimes a pour l'instant été recensée en Indonésie et au Sri Lanka. Des centaines de milliers de gens étaient sans abri, tandis que le coût des dégâts était estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Des centaines de touristes étrangers, qui passaient dans cette zone les fêtes de fin d'année, figurent au nombre des morts. Rien qu'en Thaïlande, plus de 700 étrangers ont péri, selon les autorités, et 70 ont trouvé la mort au Sri Lanka. Selon le représentant du directeur général de l'OMS pour les crises, David Nabarro, la population des zones sinistrées est menacée par les maladies diarrhéiques liées au manque d'eau potable, puis par la malaria et la dengue, déjà endémiques en Asie du sud-est, enfin par les maladies respiratoires favorisées par la surpopulation dans les zones où les populations ont trouvé refuge.


Une Indonésienne au milieu des décombres le 28 décembre à Banda Aceh
© AFP Bay Ismoyo
Selon l'Insurance Information Institute, dont le siège est à New York, les pertes économiques dans les huit pays dévastés devraient représenter "plusieurs milliards de dollars", mais le coût du séisme et des raz-de-marée devrait rester "modeste" pour les compagnies d'assurance, en raison du faible nombre de personnes assurées dans cette zone. Face à cette catastrophe d'une ampleur inégalée, les Nations unies vont demander aux pays donateurs la somme record de 1,6 milliard de dollars, la même qui avait été réclamée pour la reconstruction de l'Irak après l'offensive américaine.

Les Etats-Unis ont annoncé un doublement du montant de leur aide humanitaire et l'Australie a surenchéri en annonçant un triplement des fonds débloqués pour les sinistrés. Le nombre des personnes déplacées est très élevé: un million de personnes déplacées au Sri Lanka, 29.000 en Thaïlande et 160.000 en Inde, selon la Croix-Rouge et les autorités.

Les raz-de-marée qui ont parcouru l'océan Indien dimanche ont été déclenchés par un séisme de magnitude 9 sur l'échelle ouverte de Richter au large de l'Indonésie, qui a précipité des murailles d'eau sur des milliers de kilomètres de côtes. Vers 05H30 GMT mercredi, le nombre des morts confirmés était de 58.891, selon les chiffres toujours provisoires fournis par les pays touchés.

Le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier a annoncé mercredi matin à Phuket (sud de la Thaïlande) que "des centaines de personnes sont recherchées dont nous n'avons pas de nouvelles", précisant que le nouveau bilan des morts français en Thaïlande était de 19, ce qui porte à 20 le nombre total des morts français en Asie. 105 Français blessés vont être prochainement rapatriés.


Des femmes en proie au chagrin le 28 décembre à Cuddalore, à 185 kms de Madras
© AFP Dibyangksu Sarkar
L'Indonésie a annoncé avoir recensé au moins 30.057 morts dans le nord de l'île de Sumatra, dont 9.000 à Banda Aceh et 10.000 à Meulaboh. A Sumatra, comme dans beaucoup d'autres régions, les secouristes étaient confrontés à de nombreux obstacles pour acheminer mercredi l'aide, selon divers témoignages de responsables. En Inde, 9.233 morts étaient recensés mercredi, dont 4.500 dans l'Etat du Tamil Nadu (sud-est) et 4.000 à Andaman et Nicobar, archipel indien situé non loin de l'épicentre du séisme. Quelque 30.000 personnes sont portées disparues dans cet archipel, ce qui pourrait là encore faire exploser le bilan. Au Sri Lanka, le dernier bilan était de plus de 17.800 morts, plus de 20.000 blessés et 2.000 disparus pour l'ensemble de l'île. En Thaïlande, les autorités ont donné un bilan provisoire de 1.538 morts, dont quelque 700 touristes étrangers, 9.000 blessés et 1.500 disparus. Il y a eu 65 morts en Malaisie, 90 en Birmanie, selon des sources des Nations unies, et 55 aux Maldives.

Le séisme était tellement puissant que des vagues meurtrières sont parvenues sur la côte est de l'Afrique, à plus de 6.000 km, tuant au moins 40 pêcheurs en Somalie, où soixante autres sont portés disparus, dix personnes en Tanzanie et une au Kenya. Les raz-de-marée ont également entraîné des hautes marées dans l'océan Pacifique notamment dans les îles Fidji, les Samoa-Américaines, la Nouvelle-Zélande et Hawai, situées entre 9.000 et 12.000 km de l'épicentre du séisme, selon les experts.

Les pays extérieurs occidentaux qui comptaient mardi le plus grand nombre de ressortissants officiellement décédés étaient la Grande-Bretagne (18) et l'Italie (13). La Norvège compte 13 morts, mais restait sans nouvelles de 700 à 800 ressortissants en Thaïlande.

L'Autriche, qui compte cinq morts et 55 disparus, a rapatrié mardi soir un groupe de 150 de ses ressortissants blessés.

Mais l'inquiétude vient surtout de l'Allemagne et de la Suède, le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer craignant "un nombre d'une ampleur extrêmement grave" de morts et de blessés, au moins cent, parmi les 4.000 touristes allemands. En Suède, où six morts ont été officiellement enregistrés, 1.500 Suédois manquent toujours à l'appel en Thaïlande.

Les pays étrangers à la région dévastée rapatrient des milliers de vacanciers partis passer les fêtes de fin d'année dans les paradis touristiques des Maldives, du Sri Lanka, de Thaïlande qui ont été submergés en quelques secondes par des murs d'eau. Plusieurs pays étrangers, comme le Japon, la Belgique, la France ont commencé à envoyer des avions chargés de vivres, de médicaments et des équipes de secours.

Les Etats-Unis, qui comptent 12 victimes, ont annoncé l'octroi d'une aide supplémentaire d'urgence de 20 millions de dollars qui s'ajoute aux 15 millions déjà promis. En outre, l'armée américaine a envoyé 20 avions et dérouté une douzaine de navires, dont le porte-avions USS Abraham Lincoln et les cinq navires qui l'accompagnent, et l'USS Bonhomme Richard, avec six navires.

Le Japon a annoncé qu'il offrait 30 millions de dollars. La Chine a proposé 2,6 millions de dollars.

L'Arabie Saoudite et le Qatar ont annoncé chacun l'octroi d'une aide de 10 millions de dollars et le Maroc va envoyer incessamment des médicaments et des couvertures dans plusieurs pays sinistrés. La Banque mondiale a offert son aide aux pays dévastés.

Au milieu des scènes d'horreur et de dévastation qui se répétaient presque à l'identique sur des milliers de kilomètres de côtes dévastées, le miracle a parfois eu lieu comme sur la base aérienne indienne de Car Nicobar, une île de l'Océan indien frappée par un tsunami: Meghan Rajshekhar, une adolescente de 13 ans, qui avait disparu dimanche avec 77 personnes de cette base, a été retrouvée vivante mardi errant sur une plage après s'être accrochée à une porte pendant deux jours sur une mer agitée, a rapporté mercredi le Hindustan Times.
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