C'est bien parce que la société bouge que le droit bouge avec, c'est normal, mais le prochain tabou en droit français ou européen, c'est le mariage... Justement parce qu'il est une institution religieuse à la base, personne n'ose l'effleurer. Or, mon constat est le suivant :
- Au XIXè siècle : le mariage est la norme sociale presque obligatoire, le divorce l'exception (mais il existe, relisez Maupassant et Bel Ami, vous découvrirez que c'était pas si rare). Le divorce est un tabou pour rester minoritaire, mais il représente pour certains un idéal de vie. Si bien que ces démarches sont compliquées et fastidieuses.
- Au XXè siècle : le mariage est une norme, mais son rôle social décroit. Le divorce au contraire, deviens public et répandu.
- Au XXIè siècle, les procédures de divorce sont facilités car devenu une norme commune, dont le rôle social est neutre ou minime. De même, c'est pour faciliter les démarches psychologiques et familliales qu'il est réduit afin d'éviter d'accroitre les dégats et les encombrements juridiques qu'il provoque.
Le mariage, par contre, n'est plus une norme sociale mais un idéal, un évènement exceptionnel qui est dénaturé. C'est pour cela que seule le renforcement de ses modalités d'adhésion devrait permettre aux futurs mariés de réfléchir à deux fois avant de se lancer dans le grand bain. Ca éviterait, il me semble, beaucoup de divorces les 3 premières années...
Après, la forme de ce renforcement... Y'a de quoi y réfléchir

"Le monde est trop dangeureux pour y vivre, non pas à cause de ceux qui y font le mal, mais à cause de ceux qui s'assoient et laissent faire" (A. Einstein)