de Framboise le Sam Mar 26, 2005 23:47
La Chine, où les contrôles internationaux sont extrêmement difficiles, voire impossibles, importe sans doute la plus grande variété de produits animaux, issus d'abattages massifs de ceux-ci. Largement utilisatrice d'animaux, la médecine chinoise traditionnelle est, à l'heure actuelle, la principale responsable des menaces contre la faune sauvage : entre autres,
rhinocéros,
félins,
ours,
tortues,
cétacés,
requins,
saïgas (une variété d'antilope),
hippocampes,
singes,
pangolins (mammifères édentés et couverts d'écailles),
serpents, crocodiles
sont en péril.
Inscrits sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la plupart font partie des espèces menacées d'extinction dont le commerce international est interdit par la Cites.
A côté de la médecine, l'artisanat et l'ornement font abattre un grand nombre d'espèces (ivoire des éléphants, des hippopotames et depuis peu des phacochères, cornes des rhinocéros, peaux de reptiles, fourrures de félins, plumes d'oiseaux, cétacés, grenouilles), ainsi que l'industrie. Le cas du chevrotain porte-musc est symbolique. La glande de cet animal, qui contient environ 25 grammes de musc, sert non seulement à la confection d'un remède des maladies du sang en Orient, mais entre aussi, en Occident, dans la composition des parfums. La France importe chaque année, en provenance de Hongkong, plusieurs kilos de musc, pour lesquels il a fallu abattre des centaines d'animaux.
Le Japon a pris la tête de ce grand marché sauvage. Suivent la Chine, l'Union européenne, les Etats-Unis, le Canada.
L'empire nippon est friand de thon rouge (dont 90 % de la population de l'Atlantique ouest a disparu en vingt ans), d'ivoire, de cétacés ou de tortues.
En Inde, le célèbre Sansar Chand défie depuis vingt ans les autorités, avec un « tableau de chasse » de plusieurs dizaines de milliers de peaux et de centaines de kilos d'os de félins protégés (tigres et léopards essentiellement).
Dans les années 70, l'Afrique du Sud monnayait son aide armée aux guérillas du Mozambique, de Namibie ou d'Angola en défenses d'éléphant et cornes de rhinocéros. Ce braconnage à grande échelle a fait disparaître plus de 100 000 éléphants en Angola et pratiquement exterminé les rhinocéros de ce pays et du Mozambique sans compter l'abattage, à des fins alimentaires, des hippopotames, buffles et autres ongulés, parfois jusqu'à élimination de l'espèce. Plus récemment, l'ambassade de Corée du Nord en Zambie, privée de ressources, a reçu comme consigne de son gouvernement de se débrouiller en pratiquant le trafic de l'ivoire et des cornes de rhinocéros.
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