Y a quand même quelques trucs qui me gênent dans vos histoires… Je n'ai jamais pris d'anti-dépresseurs, mais mon frère est autiste et il prend des "cachets" un peu plus costauds que les habituels anti-dépresseurs. Je sais donc ce que c'est que de prendre un traitement à vie.
Tout d'abord, dans cette perspective, il ne s'agit pas de prendre une pilule tous les jours. Il s'agit de drogues qui créent une dépendance, et qui perdent de leur efficacité avec le temps. Du coup, il faut augmenter les doses… Et de temps en temps, passer des moments très difficiles de décontamination quand on embraye sur un autre traitement pour enrayer l'augmentation de la dose.
Donc prendre des pilules à vie… j'vous conseil pas.
C'est pas comme la pilule contraceptive, les traitements d'hormones ou les médicaments pour la tension.
De plus, comme ça a déjà été dit, un médicament ne fait que cacher les effets visibles, pour qu'on continue à fonctionner normalement pour le reste de la société.
Mais ils ne guérissent pas la raison du mal, (et même, souvent, n'aide pas à la guérir). D'où l'importance d’un suivi psychologique en parallèle.
Ils permettent par contre de ne pas rajouter au problème, un sentiment d'exclusion de la part de la société, ce qui n'est pas rien… C'est même leur principale utilité.
À mon avis, prendre des anti-dépresseurs ne doit servir que pour passer des caps difficiles dans la vie, donc pendant une petite période de quelques années max… (Sauf cas vraiment extrême…)
Donc la question de l'arrêt des anti-dépresseurs ne me semble pas si inintéressante que ça, et il ne faut pas la négliger.
Les médecins, surtout en France, on tendance à donner trop facilement des médicaments psychotropes…
Mais la plupart des psys jugent que c'est une aberration de les donner en dehors d'un suivit psychologique.
Ne serai-ce pour que les cachets restent une aide, et ne deviennent pas une drogue dont on devient dépendant, physiquement et psychologiquement.
Ça, c'est justement le risque parce qu'ils apportent une aide sensible dans la vie.
Encore un truc… Pardon si j'ai un ton un peu rude, mais j'ai beaucoup suivi des reportages et lu pas mal de magasine sur le sujet, et ça m'a pas mal ému…
Comme tu le dit si bien dès les premières réponses, les cachets permettent d'agir alors que la dépression nous cloue, en nous retirant toute volonté.
Par contre, les cachets, s'ils retirent le mal et le blocage face à l'action, ne retirent pas les mauvaises pensées.
Les cachets sont la cause de beaucoup de suicides…
Des études très sérieuses ont été faites là dessus. Les anti-dépresseurs augmentent les risques de passage à l'acte !
(Il s'agit évidemment de statistiques qui prennent en compte le fait que ce sont des déprimés qui en prennent…)
Donc ils doivent être accompagné d’un suivi psychologique !
Bien sûr, je ne dis pas ça pour toi, sacred spirit, je pense surtout à d'autres qui pourraient lire ce sujet et demander des anti-dépresseurs à leurs médecins généralistes. Sans passer par un psy. (Il y en a beaucoup, et sutout des jeunes adolescents)

La vie n'est qu'un trait, un instant / Je veux que la mienne soit un trait de feu / Un trait de lumière, une étoile éphémère

