Ecologie et surpopulation humaine

Nature et cadre de vie

Messagede Gémo le Ven Mai 13, 2005 17:01

titsta a écrit:
clarisse a écrit:
Ouaip, une relation sado maso qui dure, qui dure...


:emb: Hum! Tu sais, ça ne me regarde pas ce que vous faites entre deux topics... :)


C'est pas entre les topics… C'est en plein dedans… :mdr: :lol:





Pour ma part, gémo… J'avais jamais entendu de végétariens parler de ne pas faire de bébé… Donc pour le "classicisme" de son raisonnement, faudra que toi, tu m'expliques…


Le classicisme du raisonnement tient en ce que je rencontre rarement des végétariens qui aient un réel amour pour l'humanité, c'est sur le mépris de leur propre espèce qu'ils fondent leur réflexion la plupart du temps. Qu'il s'agisse ensuite de clamer haut et fort de ne pas vouloir faire d'enfants, de prôner l'anti-spécisme ou de s'indigner des relations sexuelles de ses "congénères"... (Suivez mon regard, oui oui le type avec un grand S sur le tee-shirt c'est bien à lui que je pensais...), en ce qui me concerne je ne vois que des différences de moyens d'expression qui au final ramène au même trouble originel, le désamour de son prochain.
Je ne généralise pas, je constate simplement que nombre de végétariens
sur ce forum ont une facheuse tendance à élever leur choix alimentaire en philosophie totale, à prendre leur végétarisme comme une source de réflexion susceptible de guérir tous les maux. Bien que je comprenne que leurs intentions sont louables, cette utilisation de la "bonne conscience" me parait tout aussi nocive que celle qui a alimenté le culte du progrès au dix neuvième siècle.

Pour ma part, cette compétition de la bonne conscience me semble bien plus dangereuse que la surpopulation elle même.
Gémo
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 78
Inscription: Jeu Mar 24, 2005 19:10

Messagede shalimar le Ven Mai 13, 2005 18:51

Gemo a écrit:Le classicisme du raisonnement tient en ce que je rencontre rarement des végétariens qui aient un réel amour pour l'humanité, c'est sur le mépris de leur propre espèce qu'ils fondent leur réflexion la plupart du temps.


Moi tu vois Gemo, je ne rencontre pas beaucoup de gens, qu'ils soient végétariens ou non, qui ont un réel amour pour l'humanité comme tu dis.

Dire que les gens qui aiment et respectent les animaux et de ce fait ne veulent pas les tuer pour les manger, dire donc que ces gens là font ce choix parce que au bout du compte, c'est les humains qu'ils n'aiment pas, est un raisonnement un peu simpliste, non ?

On peut être végétarien et aimer les humains, de même que l'on peut ne pas être végétarien et ne pas aimer les humains.
On peut également être végétarien et ne pas aimer les humains, de même que l'on peut ne pas être végétarien et aimer les humains.

Et même si on aime les humains, on est pas obligé d'aimer tout le monde, n'est ce pas, puisque toi qui est non-végétarien, tu ne donnes pas l'impression d'aimer les végétariens, qui jusqu'à preuve du contraire sont aussi des humains.

Ton raisonnement stéréotypé et un peu éculé, il faut bien le dire, ne tient pas la route deux secondes quand on prend la peine d'y réfléchir.
Image
Avatar de l'utilisateur
shalimar
Comete divine
Comete divine
 
Messages: 1435
Inscription: Mar Sep 28, 2004 16:48
Localisation: région parisienne

Messagede clarisse le Ven Mai 13, 2005 20:52

en ce qui me concerne je ne vois que des différences de moyens d'expression qui au final ramène au même trouble originel, le désamour de son prochain


Ca c'est la meilleure! :))

Tu t'ai rendu compte au moins que depuis le début c'est toi qui utilise des propos qui laisse penser que tu n'aimes pas tes semblables, du moins ne les respecte pas?...

J'aime les humains. Est-ce que toi tu va faire régulièrement des dons de plaquettes, de sang, de plasma? Réalises-tu une quelconque action pour tes semblables dans la détresse? :-?
Image
Avatar de l'utilisateur
clarisse
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 122
Inscription: Mar Mai 10, 2005 21:37

Messagede Gémo le Ven Mai 13, 2005 21:24

shalimar a écrit:
Gemo a écrit:Le classicisme du raisonnement tient en ce que je rencontre rarement des végétariens qui aient un réel amour pour l'humanité, c'est sur le mépris de leur propre espèce qu'ils fondent leur réflexion la plupart du temps.


Moi tu vois Gemo, je ne rencontre pas beaucoup de gens, qu'ils soient végétariens ou non, qui ont un réel amour pour l'humanité comme tu dis.

Dire que les gens qui aiment et respectent les animaux et de ce fait ne veulent pas les tuer pour les manger, dire donc que ces gens là font ce choix parce que au bout du compte, c'est les humains qu'ils n'aiment pas, est un raisonnement un peu simpliste, non ?

On peut être végétarien et aimer les humains, de même que l'on peut ne pas être végétarien et ne pas aimer les humains.
On peut également être végétarien et ne pas aimer les humains, de même que l'on peut ne pas être végétarien et aimer les humains.

Et même si on aime les humains, on est pas obligé d'aimer tout le monde, n'est ce pas, puisque toi qui est non-végétarien, tu ne donnes pas l'impression d'aimer les végétariens, qui jusqu'à preuve du contraire sont aussi des humains.

Ton raisonnement stéréotypé et un peu éculé, il faut bien le dire, ne tient pas la route deux secondes quand on prend la peine d'y réfléchir.


Je n'évoque pas le cas des végétariens en général, mais des végétariens qui développent autour de leur choix une idéologie pour le moins hasardeuse, et je parle dans ce cas très spécifiquement des anti-spécistes. Il me semblait pourtant avoir été clair sur ce point.

Je n'ai aucun ressentiment envers les végétariens, tant que les individus qui adoptent ce mode de vie restent des individus à part entière et ne réduisent pas leur identité à ce seul choix.

Je n'affirme pas en bloc que les végétariens détestent l'homme, mais il ne faut pas se leurrer, c'est une position qui fournit parfois l'alibi idéal à ceux qui nourissent cette antipathie contre l'humain.
J'éspère avoir été assez explicite cette fois ci, et que tu interpréteras à l'avenir mes propos de façon moins simpliste, et dans leur globalité.
Gémo
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 78
Inscription: Jeu Mar 24, 2005 19:10

Messagede Gémo le Ven Mai 13, 2005 21:37

clarisse a écrit:
en ce qui me concerne je ne vois que des différences de moyens d'expression qui au final ramène au même trouble originel, le désamour de son prochain


Ca c'est la meilleure! :))

Tu t'ai rendu compte au moins que depuis le début c'est toi qui utilise des propos qui laisse penser que tu n'aimes pas tes semblables, du moins ne les respecte pas?...

J'aime les humains. Est-ce que toi tu va faire régulièrement des dons de plaquettes, de sang, de plasma? Réalises-tu une quelconque action pour tes semblables dans la détresse? :-?


Faire l'aumône de ses substances personnelles est il pour toi une preuve d'amour suffisante? En quoi est ce différent de s'affranchir de sa mauvaise conscience en insérant sa petite pièce jaune dans une urne prévue à cet effet ou en envoyant un chèque à qui le réclame.

Pour ma part, je me méfie des prétendues preuves d'amour lorsqu'elles ont tendance à proliférer afin d'éluder toute discussion. "Regardez comme je suis irréprochable, regardez comme je suis pur et bon pour mes semblables..." Les Pharisiens n'agissaient pas autrement et Jésus les à fustiger pour cette même raison (<mon quart d'heure religieux!!!)

Mais si tu veux le savoir, il m'arrive parfois d'aider mes "semblables dans la détresse" à ce détail près que je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre.
Gémo
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 78
Inscription: Jeu Mar 24, 2005 19:10

Messagede shalimar le Ven Mai 13, 2005 21:53

gemo a écrit:Faire l'aumône de ses substances personnelles est il pour toi une preuve d'amour suffisante? En quoi est ce différent de s'affranchir de sa mauvaise conscience en insérant sa petite pièce jaune dans une urne prévue à cet effet ou en envoyant un chèque à qui le réclame.

Tu sais pour celui qui reçoit cette "aumône", qu'elle soit faite ou pas pour libérer sa conscience, lui, il s'en fout. Ce qui compte c'est qu'il soit un peu aider. Et si la mauvaise conscience permet de sauver quelqu'un et bien tant mieux. Tout le monde ne peut pas être un bienfaiteur altruiste.

gemo a écrit:Pour ma part, je me méfie des prétendues preuves d'amour lorsqu'elles ont tendance à proliférer afin d'éluder toute discussion. "Regardez comme je suis irréprochable, regardez comme je suis pur et bon pour mes semblables..." Les Pharisiens n'agissaient pas autrement et Jésus les à fustiger pour cette même raison (<mon quart d'heure religieux!!!)
Mais si tu veux le savoir, il m'arrive parfois d'aider mes "semblables dans la détresse" à ce détail près que je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre.


Personne ne se vante ici de quoi que ce soit, c'est toi qui a amené le sujet sur le tapis. Et je ne vois pas pourquoi quand Clarisse aide ses "semblables dans la détresse" ce serait une prétendue preuve d'amour, alors que quand c'est toi qui le fait ça devient un geste d'amour désintéressé.
Image
Avatar de l'utilisateur
shalimar
Comete divine
Comete divine
 
Messages: 1435
Inscription: Mar Sep 28, 2004 16:48
Localisation: région parisienne

Messagede Gémo le Ven Mai 13, 2005 21:57

clarisse a écrit:
Ca c'est la meilleure! :))

Tu t'ai rendu compte au moins que depuis le début c'est toi qui utilise des propos qui laisse penser que tu n'aimes pas tes semblables, du moins ne les respecte pas?...



Non mais je me suis tout à fait rendu compte que je tenais des propos qui suggérait très fortement ne pas apprécier ton positionnement moral sur certaines questions. Je ne t'ai pas insulté. J'ai été virulent, soit, mais lorsque FreeIndian t'assimile à une truie tu sembles ne pas lui en faire le reproche alors qu'il me semble pourtant que la limite du respect soit outrepassé depuis longtemps dans la plupart de ses propos. Définitivement, nous devons avoir une échelle de valeurs quelques peu biaisée. J'ai comme dans l'idée que quelques barreaux de la tienne sont manquants, tout simplement... :mdr:
Gémo
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 78
Inscription: Jeu Mar 24, 2005 19:10

Messagede clarisse le Ven Mai 13, 2005 21:57

à ce détail près que je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre.


Très bonne réflexion :ok:
Image
Avatar de l'utilisateur
clarisse
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 122
Inscription: Mar Mai 10, 2005 21:37

Messagede clarisse le Ven Mai 13, 2005 22:01

J'ai été virulent, soit, mais lorsque FreeIndian t'assimile à une truie tu sembles ne pas lui en faire le reproche alors qu'il me semble pourtant que la limite du respect soit outrepassé depuis longtemps dans la plupart de ses propos


En effet mais j'ai trop de compassion pour elle, elle me fait penser à quelqu'un que j'aimais beaucoup, alors je sais que ça ne sert à rien de lui faire part de mes sentiments quand elle me compare à une truie.
Image
Avatar de l'utilisateur
clarisse
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 122
Inscription: Mar Mai 10, 2005 21:37

Messagede Gémo le Ven Mai 13, 2005 22:09

shalimar a écrit:
gemo a écrit:Faire l'aumône de ses substances personnelles est il pour toi une preuve d'amour suffisante? En quoi est ce différent de s'affranchir de sa mauvaise conscience en insérant sa petite pièce jaune dans une urne prévue à cet effet ou en envoyant un chèque à qui le réclame.

Tu sais pour celui qui reçoit cette "aumône", qu'elle soit faite ou pas pour libérer sa conscience, lui, il s'en fout. Ce qui compte c'est qu'il soit un peu aider. Et si la mauvaise conscience permet de sauver quelqu'un et bien tant mieux. Tout le monde ne peut pas être un bienfaiteur altruiste.

gemo a écrit:Pour ma part, je me méfie des prétendues preuves d'amour lorsqu'elles ont tendance à proliférer afin d'éluder toute discussion. "Regardez comme je suis irréprochable, regardez comme je suis pur et bon pour mes semblables..." Les Pharisiens n'agissaient pas autrement et Jésus les à fustiger pour cette même raison (<mon quart d'heure religieux!!!)
Mais si tu veux le savoir, il m'arrive parfois d'aider mes "semblables dans la détresse" à ce détail près que je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre.


Personne ne se vante ici de quoi que ce soit, c'est toi qui a amené le sujet sur le tapis. Et je ne vois pas pourquoi quand Clarisse aide ses "semblables dans la détresse" ce serait une prétendue preuve d'amour, alors que quand c'est toi qui le fait ça devient un geste d'amour désintéressé.


C'est étrange cette façon de lire entre des lignes que je n'ai pas écrite... Ah au fait, si l'on remonte bien le fil de la discussion, le sujet de l' "Amour" n'a pas été introduit par mes soins, mais par Superman le bien nommé, évitons de tout confondre , rien qu'une petite fois.

Et lorsque je dis que "je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre" je ne cherche pas à signifier par là une quelconque preuve d'amour désinteressé, mais simplement que faire étalage du secours que l'on peut parfois porter aux autres n'est pas en soi une preuve d'amour suffisante. Mais après, tu es libre de toute interprétation et d'en déduire que je me considère comme l'être le plus aimant de cette planète si cela peut t'aider à éluder la discussion. Chacun sa fuite, non?
Gémo
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 78
Inscription: Jeu Mar 24, 2005 19:10

Messagede shalimar le Ven Mai 13, 2005 22:13

Gemo a écrit:Je n'évoque pas le cas des végétariens en général, mais des végétariens qui développent autour de leur choix une idéologie pour le moins hasardeuse, et je parle dans ce cas très spécifiquement des anti-spécistes. Il me semblait pourtant avoir été clair sur ce point.
Je n'ai aucun ressentiment envers les végétariens, tant que les individus qui adoptent ce mode de vie restent des individus à part entière et ne réduisent pas leur identité à ce seul choix.

Je n'affirme pas en bloc que les végétariens détestent l'homme, mais il ne faut pas se leurrer, c'est une position qui fournit parfois l'alibi idéal à ceux qui nourissent cette antipathie contre l'humain.
J'éspère avoir été assez explicite cette fois ci, et que tu interpréteras à l'avenir mes propos de façon moins simpliste, et dans leur globalité.




Gemo je crois que tu as mal compris le mouvement qui est le notre. Je fais un copié-collé d'un philosophe qui l'explique beaucoup mieux que moi.

Peter Singer est professeur de philosophie et directeur actuel du Centre for Human Bioethics à Monash University, Melbourne, Australie.

Que tente d'accomplir le mouvement de libération animale ? On peut en énoncer le but en une seule phrase : mettre fin au parti-pris spéciste actuel qui empêche que soient pris en compte sérieusement les intérêts des animaux non humains


Ces dernières années, un certain nombre de groupes opprimés ont mené des campagnes vigoureuses pour conquérir l'égalité. L'exemple classique est le mouvement de libération des Noirs, qui réclame la fin des préjugés et discriminations qui ont fait des Noirs des citoyens de seconde catégorie. L'attrait immédiat que ce mouvement a exercé, ainsi que le succès initial, bien que limité, qu'il eut, en ont fait un modèle pour d'autres groupes opprimés. On vit alors apparaître les mouvements de libération des Américains du Nord hispaniques, des homosexuels, et de diverses autres minorités. Quand un groupe majoritaire - celui des femmes - se mit en campagne, certains pensèrent qu'on était arrivé à la fin du chemin. Il a été dit que la discrimination sexuelle était la dernière forme de discrimination universellement acceptée et ouvertement pratiquée, y compris dans ces milieux progressistes qui, longtemps, se sont vantés de leur absence de préjugés à l'encontre des minorités raciales.
Il vaut mieux toujours se garder de parler de «dernière forme de discrimination». S'il n'y avait qu'une seule chose à retenir des mouvements de libération, ce devrait être la difficulté qu'il y a à prendre conscience des préjugés cachés que peuvent receler nos attitudes envers des groupes particuliers, tant que ces préjugés ne nous sont pas mis sous les yeux par la force. Un mouvement de libération implique un élargissement de notre horizon moral, ainsi qu'une extension, ou une réinterprétation, du principe moral fondamental d'égalité. Des pratiques antérieurement considérées comme naturelles et inévitables en viennent alors à apparaître comme étant le résultat de préjugés injustifiables. Qui peut dire en toute certitude qu'aucune de ses attitudes et pratiques ne peut être légitimement remise en question ?
Si nous voulons éviter de nous compter du nombre des oppresseurs, nous devons être prêts à repenser jusqu'à nos attitudes les plus fondamentales. Nous devons les envisager du point de vue où sont placés ceux que ces attitudes, et les pratiques qui en découlent, désavantagent le plus. Si nous sommes capables de cet inhabituel retournement de point de vue, nous découvrirons peut-être alors à la base de ces attitudes et pratiques une constante, un leitmotiv, ayant pour effet systématique de servir les intérêts du même groupe - en général, il s'agira du groupe auquel nous appartenons nous-mêmes - aux dépens des intérêts d'un autre.
Et ainsi, nous réaliserons peut-être que se justifie un nouveau mouvement de libération. Le but des militants de la libération animale est de nous inciter à opérer ce retournement mental dans le regard que nous portons sur nos attitudes et pratiques envers un très grand groupe d'êtres : envers les membres des espèces autres que la nôtre. En d'autres termes, ces militants réclament que nous étendions aux autres espèces ce même principe fondamental d'égalité que la plupart d'entre nous acceptons de voir appliquer à tous les membres de notre espèce.
Image
Avatar de l'utilisateur
shalimar
Comete divine
Comete divine
 
Messages: 1435
Inscription: Mar Sep 28, 2004 16:48
Localisation: région parisienne

Messagede shalimar le Ven Mai 13, 2005 22:29

Gémo a écrit:
shalimar a écrit:
gemo a écrit:Faire l'aumône de ses substances personnelles est il pour toi une preuve d'amour suffisante? En quoi est ce différent de s'affranchir de sa mauvaise conscience en insérant sa petite pièce jaune dans une urne prévue à cet effet ou en envoyant un chèque à qui le réclame.

Tu sais pour celui qui reçoit cette "aumône", qu'elle soit faite ou pas pour libérer sa conscience, lui, il s'en fout. Ce qui compte c'est qu'il soit un peu aider. Et si la mauvaise conscience permet de sauver quelqu'un et bien tant mieux. Tout le monde ne peut pas être un bienfaiteur altruiste.

gemo a écrit:Pour ma part, je me méfie des prétendues preuves d'amour lorsqu'elles ont tendance à proliférer afin d'éluder toute discussion. "Regardez comme je suis irréprochable, regardez comme je suis pur et bon pour mes semblables..." Les Pharisiens n'agissaient pas autrement et Jésus les à fustiger pour cette même raison (<mon quart d'heure religieux!!!)
Mais si tu veux le savoir, il m'arrive parfois d'aider mes "semblables dans la détresse" à ce détail près que je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre.


Personne ne se vante ici de quoi que ce soit, c'est toi qui a amené le sujet sur le tapis. Et je ne vois pas pourquoi quand Clarisse aide ses "semblables dans la détresse" ce serait une prétendue preuve d'amour, alors que quand c'est toi qui le fait ça devient un geste d'amour désintéressé.


C'est étrange cette façon de lire entre des lignes que je n'ai pas écrite... Ah au fait, si l'on remonte bien le fil de la discussion, le sujet de l' "Amour" n'a pas été introduit par mes soins, mais par Superman le bien nommé, évitons de tout confondre , rien qu'une petite fois.

Et lorsque je dis que "je ne me sens pas le besoin d'en faire le détail pour m'en convaincre" je ne cherche pas à signifier par là une quelconque preuve d'amour désinteressé, mais simplement que faire étalage du secours que l'on peut parfois porter aux autres n'est pas en soi une preuve d'amour suffisante. Mais après, tu es libre de toute interprétation et d'en déduire que je me considère comme l'être le plus aimant de cette planète si cela peut t'aider à éluder la discussion. Chacun sa fuite, non?


Effectivement je préfère fuir que de me laisser emporter dans ce genre de discussion stérile.
Mon but n'est pas de comparer le degré d'amour ou de compassion de chacun, mais d'essayer de faire comprendre que les animaux éprouvent aussi de la souffrance quand on les martyrise, quand on les tue.
Et c'est pour cette unique raison que je suis, que nous sommes, végétarien.
Image
Avatar de l'utilisateur
shalimar
Comete divine
Comete divine
 
Messages: 1435
Inscription: Mar Sep 28, 2004 16:48
Localisation: région parisienne

Messagede Cardinal le Ven Mai 13, 2005 22:58

En d'autres termes, ces militants réclament que nous étendions aux autres espèces ce même principe fondamental d'égalité que la plupart d'entre nous acceptons de voir appliquer à tous les membres de notre espèce.


Complêtement dingos...et bientôt une ambassade chez les fourmis...

:mdr: :mdr:

Au fond, pourquoi pas... :-?
Avatar de l'utilisateur
Cardinal
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 79
Inscription: Dim Avr 10, 2005 21:50

Messagede shalimar le Ven Mai 13, 2005 23:45

Cardinal a écrit:
En d'autres termes, ces militants réclament que nous étendions aux autres espèces ce même principe fondamental d'égalité que la plupart d'entre nous acceptons de voir appliquer à tous les membres de notre espèce.


Complêtement dingos...et bientôt une ambassade chez les fourmis...

:mdr: :mdr:

Au fond, pourquoi pas... :-?


C'est la même réaction qui a eu lieu quand les noirs ont réclamés la liberté et l'égalité, quand les femmes ont voulu être traité de la même façon que les hommes, quand les homosexuels demandent à être acceptés en tant que tel dans notre société, etc...

"Complétement dingos...."

Il ne s'agit pas d'instaurer pour eux une société comme la notre, il s'agit simplement de les respecter en tant qu'être sensibles, capables de souffrir au même titre que nous.
Image
Avatar de l'utilisateur
shalimar
Comete divine
Comete divine
 
Messages: 1435
Inscription: Mar Sep 28, 2004 16:48
Localisation: région parisienne

Messagede Gémo le Sam Mai 14, 2005 00:41

Peter Singer a écrit:Que tente d'accomplir le mouvement de libération animale ? On peut en énoncer le but en une seule phrase : mettre fin au parti-pris spéciste actuel qui empêche que soient pris en compte sérieusement les intérêts des animaux non humains [/b]


Ces dernières années, un certain nombre de groupes opprimés ont mené des campagnes vigoureuses pour conquérir l'égalité. L'exemple classique est le mouvement de libération des Noirs, qui réclame la fin des préjugés et discriminations qui ont fait des Noirs des citoyens de seconde catégorie. L'attrait immédiat que ce mouvement a exercé, ainsi que le succès initial, bien que limité, qu'il eut, en ont fait un modèle pour d'autres groupes opprimés. On vit alors apparaître les mouvements de libération des Américains du Nord hispaniques, des homosexuels, et de diverses autres minorités. Quand un groupe majoritaire - celui des femmes - se mit en campagne, certains pensèrent qu'on était arrivé à la fin du chemin. Il a été dit que la discrimination sexuelle était la dernière forme de discrimination universellement acceptée et ouvertement pratiquée, y compris dans ces milieux progressistes qui, longtemps, se sont vantés de leur absence de préjugés à l'encontre des minorités raciales.
Il vaut mieux toujours se garder de parler de «dernière forme de discrimination». S'il n'y avait qu'une seule chose à retenir des mouvements de libération, ce devrait être la difficulté qu'il y a à prendre conscience des préjugés cachés que peuvent receler nos attitudes envers des groupes particuliers, tant que ces préjugés ne nous sont pas mis sous les yeux par la force. Un mouvement de libération implique un élargissement de notre horizon moral, ainsi qu'une extension, ou une réinterprétation, du principe moral fondamental d'égalité. Des pratiques antérieurement considérées comme naturelles et inévitables en viennent alors à apparaître comme étant le résultat de préjugés injustifiables. Qui peut dire en toute certitude qu'aucune de ses attitudes et pratiques ne peut être légitimement remise en question ?
Si nous voulons éviter de nous compter du nombre des oppresseurs, nous devons être prêts à repenser jusqu'à nos attitudes les plus fondamentales. Nous devons les envisager du point de vue où sont placés ceux que ces attitudes, et les pratiques qui en découlent, désavantagent le plus. Si nous sommes capables de cet inhabituel retournement de point de vue, nous découvrirons peut-être alors à la base de ces attitudes et pratiques une constante, un leitmotiv, ayant pour effet systématique de servir les intérêts du même groupe - en général, il s'agira du groupe auquel nous appartenons nous-mêmes - aux dépens des intérêts d'un autre.
Et ainsi, nous réaliserons peut-être que se justifie un nouveau mouvement de libération. Le but des militants de la libération animale est de nous inciter à opérer ce retournement mental dans le regard que nous portons sur nos attitudes et pratiques envers un très grand groupe d'êtres : envers les membres des espèces autres que la nôtre. En d'autres termes, ces militants réclament que nous étendions aux autres espèces ce même principe fondamental d'égalité que la plupart d'entre nous acceptons de voir appliquer à tous les membres de notre espèce. [/color]


Je comprends parfaitement cette démarche. Pour autant, je réfute la notion d'égalité telle qu'elle est véhiculée par ce mouvement. L'égalité est pour moi une institution issue de la conscience humaine, l'égalité est un concept élaboré par l'homme pour organiser ses rapports avec le monde afin d'optimiser son potentiel existentiel.
En tant qu'humains, nous sommes détenteurs d'une puissance qui, malgré le fait qu'elle s'exprime aujourd'hui sous son jour le plus destructeur, ne doit pas faire l'objet de notre renoncement. Si étendre le principe d'égalité aux espèces animales signifie être attentif aux intérêts de ces dites espèces, je ne peux qu'y être réceptif, à cette seule condition que les moyens employés à déterminer ces intérêts ne soient pas ceux dictés par une morale coupable mais par une volonté d'harmonisation de survie de toutes les espèces (ce qui inclut une part de prédation raisonnée de part et d'autres). Ma crainte en ce domaine étant que l'on sombre une fois encore en ce domaine dans le travers moralisateur qui consistait au temps des colonies à "évangéliser" les populations autochtones d'Afrique noire au dix neuvième siècle.
L'humanité s'est intensément fourvoyé dans la destruction au nom de l'amour de l'autre... Ma crainte est que l'anti-spécisme ne soit qu'une nouvelle variante de cet instinct qui consiste à vouloir sauver ou protéger l'autre selon ses propres principes, sans considération pour sa nature même.
En guise de conclusion, ce qui me dérange réellement concernant l'anti-spécisme est sa propension à développer un ethnocentrisme qui n'avoue pas son nom, car pour prétendre défendre la cause animale, il faudrait avant tout pouvoir déterminer un langage commun entre les différentes éspèces animales et le genre humain. Or, il me semble pour l'instant que celui ci reste encore à inventer, et que tant que celui ci n'existera pas, défendre la cause animale se réduira à une simple expression de la volonté humaine, et non à un partage inter-espèce.
Ce qui n'est pas une justification des massacres perpétrés actuellement au sein de l'industrie agro-alimentaire, que l'on n'interprète pas mes propos de travers...
Toutes les luttes pour l'égalité effective sont nées de la communication entre dominants et dominés. Et il me semble pour l'instant que seule la voie humaine ait été entendue sur ce sujet.
Pour résumer, il me semble que dans la démarche anti-spéciste, il subsiste un fond de négation de la volonté de puissance qui demeure l'apanage du genre humain. Je veux dire par cela que s'il doit exister une démarche anti-spéciste, celle ci ne se fonde que sur des valeurs humaines , que celle ci ne découle pas d'un esprit universel, mais bien des sentiments développés dans la conscience propre à chaque être humain, et non d'un intérêt universel (seul l'homme a prétention à l'universalité, tandis que l'animal s'y intègre pleinement sans avoir à le démontrer par le raisonnement comme nous autres, humbles animaux dénaturés) .

En définitive, je souhaiterai que l'on comprenne mon point de vue qui considère que cette démarche anti-spéciste est avant tout une démarche de réconciliation de l'homme avec soi même, et non une philopsophie visant à défendre la cause animale.
Gémo
Apprenti posteur
Apprenti posteur
 
Messages: 78
Inscription: Jeu Mar 24, 2005 19:10

PrécédenteSuivante

Retourner vers Environnement

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités