Cardinal a écrit:« le jour viendra peut-être où le reste de la création animale obtiendra ces droits que seule la main de la tyrannie a pu lui refuser. Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours aux caprices d’un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort. Et quel autre critère devrait-on prendre pour tracer la ligne infranchissable ? Est-ce la faculté de raisonner, ou peut-être de discourir ?
La question n’est pas : « Peuvent-ils raisonner ? », ni « Peuvent-ils parler », mais : « Peuvent-ils souffrir ? ».
Si on mène ce ridicule raisonnement jusqu'au bout on atteint des sommets ...
- Il va falloir laisser tous les animaux en liberté
- Il va falloir les empêcher de s'entretuer
- Il va falloir leurs instaurer un RMI
- Il va falloir enregistrer les plaintes de viols entre animaux
- Il va être interdit de posséder un animal sans son consentement (mais un élargissement du PACS pourrait voir le jour autorisant un animal et un être humain à vivre ensemble)
- Il va falloir admettre que les insectes, végétaux, virus, acariens, etc... sont également capables de souffrir et leur donner accès à tous ces droits...
- Il va falloir construire en harmonie et en accord avec la nature et veiller à ce nos architectes n'interfèrent pas avec le travail des fourmis.
- Le meurtre d'un moustique sera puni au même titre que celui d'un lion ou d'un escargot. Dans le cas d'un insecticide involontaire, la peine pourra être réduite de la même façon que pour un homicide.
- La représentation de chaque espèce dans le paysage médiatique ainsi que professionnel ou électoral devra respecter rigoureusement nos principes d'égalité. Les salaires devront, de même, être réévalués...
A moins que vous n'ayez une échelle de valeur à appliquer au vivant et distinguant les animaux "nobles" des autres...mais ça m'étonnerait que cela soit compatible avec votre "philosophie".
Cardinal, il ne sagit pas de donner aux animaux les mêmes droits que les notres. Quand feraient t-ils ?
L'espèce humaine et l'espéce animale sont différentes, on est bien d'accord la dessus ?
De ce fait, nous n'avons pas les mêmes besoins.
Une charte des droits de l'animal a été faites et signée par certain pays. Mais personne ne la respecte. Pourtant elle me parait juste.
Il me semble qu'on pourrait dès à présent se contenter de la respecter.
Tu constateras qu'elle ne met en aucun cas en péril ton statut de male dominant.
Déclaration Universelle des Droits de l'Animal (15 octobre 1978, révisée en 1989)
PREAMBULE
Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces.
Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers.
Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux.
Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales.
Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux.
IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :
Article 1
Tous les animaux ont des droits égaux à l'existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n'occulte pas la diversité des espèces et des individus.
Article 2
Toute vie animale a droit au respect.
Article 3
Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
Si la mise à mort d'un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d'angoisse.
L'animal mort doit être traité avec décence.
Article 4
L'animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s'y reproduire.
La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l'animal sauvage à d'autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.
Article 5
L'animal que l'homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
Toutes les formes d'élevage et d'utilisation de l'animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l'espèce.
Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.
Article 6
L'expérimentation sur l'animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l'animal.
Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en oeuvre.
Article 7
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d'un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.
Article 8
Tout acte compromettant la survie d'une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c'est à dire un crime contre l'espèce.
Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.
Article 9
La personnalité juridique de l'animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
La défense et la sauvegarde de l'animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.
Article 10
L'éducation et l'instruction publique doivent conduire l'homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco. Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.