de Mara le Dim Sep 25, 2005 19:10
J'ai de la chance à ce niveau, je n'ai pas à proprement parler de "patron", ce qui est un avantage chez les profs. Par contre, parfois, j'ai pas mal de collègues qui ont un principal qui leur met pas mal de bâtons dans les roues, et cela rejoint souvent le harcèlement moral. Malheureusement, dans ce métier, on est tous plus ou moins "indéboulonnable", ce qui est nocif je pense.
La violence subie, en ce qui me concerne, c'est surtout jusqu'ici celle véhiculée par les élèves. Insultes en tous genres, mains aux fesses, menaces, objets qui volent, huées, etc.
Quand c'est un établissement solide, on a vite de l'aide au niveau de la vie scolaire et des collègues (voire des parents, mais ça c'est rare, souvent, ils tiennent leurs gosses encore moins bien que nous).
Mais quand ce n'est pas le cas, on attend que les mois passent, on tente un peu tout, on se débrouille.
L'andernier, j'ai fondu en larmes deux fois en cours. Les suites n'ont pas été trop désastreuses, ils ont vu que de toute façon je revenais en cours malgré tout, et qu'ils n'auraient pas le dernier mot. Certains se sont excusés.
Le problème c'est que l'on ne sait jamais à quoi s'attendre, et que quoi qu'il se passe les gosses en profitent pour faire ce qu'ils ne pourraient pas faire dans la rue sans se prendre un coup de pied dans le derrière bien justifié!!!
Trois mois de suite, à cause d'une classe, le soir, je ne prenais ma voiture et quittais le collège que deux heures après les cours, le temps de laisser le "zen" revenir. Parce que je sentais que si j'en avais croisé un sur le chemin, je me serais arrêtée pour leur coller une correction. C'est dur de se sentir sortir de soi à ce point, de ne plus se reconnaitre, de devenir violent tellement on est frustré de devoir subir sans pouvoir faire grand chose.