:wink:
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Après la canicule d’août 2003, la sécheresse 2005.
Certains jardins ont passé de cap, sans sourciller. D’autres ont brûlé sur pied. Pourquoi ? Quel bilan en tirer ?
D’abord écouté et lu les avis et les remarques de nos clients.
Depuis la rentrée de septembre, de nombreux clients avez nous ont fait part de leurs expériences. Tant lors de leurs visites à la pépinière, qu’au téléphone ou dans leurs courriers. Tout y ait passé…
Le rationnement de l’eau et le puis qui tarit. Les bonnes et les mauvaises surprises. Les plantes qui ont tenues et celles qui ont piquées du nez. Les petits trucs, aussi, qui vous ont permis d’avoir un beau jardin, même quand il a fait si chaud en juin...
Leurs jardins sont aux quatre coins de la France (et même d’Europe : Espagne, Grèce, Italie, Portugal…). Autant de climats différents, face au même souci : pas de pluie Toutes ces expériences, cela valait le coup d’en faire une synthèse. Pour l’expérience des uns puissent profiter aux autres.
Après avoir fait une synthèse de leurs remarques « jardins et sécheresses », nous avons confronté leurs expériences avec la notre, à la pépinière.
Pour tout vous dire, nous nous attendions un peu au retour du sec. Et nous avions lancé dès l’année dernière des cultures expérimentales «spéciales sec ». Le lieu de l’expérience : deux champs,l’un plein sud-est, l’autre nord-ouest. Plus une troisième parcelle, à l’ombre sèche des arbres.
Voila un premier bilan de toutes ces observations:
LES PLANTES VIVACES QUI SE SONT LE MIEUX COMPORTEES AU SOLEIL, EN DEPIT DE LA SECHERESSE:
- Geranium 'Dilys': aime le soleil le matin
Geranium 'Nimbus': le plus résistant de bleus en août 2003
Geranium 'Tiny Monster': plus beau quand il est à l’ombre l’après_midi
Eragrostis 'Summer Strain': insensible à la sécheresse
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LES PLANTES VIVACES QUI SE SONT LE MIEUX COMPORTEES A L’OMBRE, MEME SECHE:
C’est là, sans doute, la meilleure des « bonnes surprises » : les
plantes qui supportent la concurrence des racines des arbres et que l’on a
bien planté à l’ombre de ces arbres, se sont montrées incroyablement
résistantes à la sécheresse.
- Geranium nodosum: il avait déjà fait preuve de sa résistance en août 2003)
Geranium Berggarten
Geranium macrorrhizum
Carex morrowii ‘Variegata’ : laid au soleil… superbe à l’ombre
Hosta: ‘Invincible’ en particulier
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LES 3 PETIS « TRUCS » QUI FONT LA DIFFERENCE.
Pour ne pas avoir d’ennui avec la sécheresse, il faut bien sûr choisir des plantes qui supportent le sec. Mais cela ne suffit pas.
Une très bonne plante peut donner de très mauvais résultat si elle n’est pas bien cultivée. Et c’est là, souvent, que le bat blesse. On se rassure en bourrant la terre de tourbe, ou d’engrais bizarres, sans se rendre compte que la réussite dépend de choses plus simples.
1) D’abord, penser à la concurrence des racines des arbres et des
arbustes.
ON N’EN PARLE JAMAIS dans les magazines de jardinage, c’est bien dommage. C’est la première chose dont il faut se méfier quand on plante une vivace : les racines des arbustes et des arbres.
Ces fichues racines que l’on ne voit pas. Et qui boivent tout en été.
Une plante peu très bien être ultra résistante à la sécheresse dans un espace libre, loin des arbustes et des haies, et se montrer misérable dès qu’elle souffre de la concurrence des racines de la haie voisine.
Un Perovskia jamais arrosé de l’été resplendit de bonheur dans une plate-bande libre d’arbuste. Le même Perovskia est misérable au pied d’un Forsythia.
Une Achillée dépérit au pied d’une haie.
Un Geranium ‘Orion’ reste tout petit, tout sec, quand on le plaque contre un tilleul.
Heureusement, toutes les plantes ne réagissent pas comme cela. Certaines adorent pousser dans les racines des arbustes. Mieux, l’ombre des branches les protègent et les aides à mieux passer l’été. Sous un châtaigner, les Epimedium roucoulent de bonheur, même s’ils ne sont jamais arrosés. Une aspérule se fiche du sec sous un pommier, etc.
On résume : aux racines des arbres d’abord tu penseras, après seulement tu planteras !
2) Ensuite, penser à la concurrence des racines des autres plantes
vivaces.
Se méfier des arbres et des arbustes, c’est bien. Mais il ne faut pas oublier que les plantes vivaces elles-mêmes peuvent se gêner les unes les autres.
Combien de fois a-t-on vu une petite plante dans un petit trou, coincée dans un petit endroit. Plus la plante est serrée, plus la pelouse est près, moins on respecte les distances de plantation, plus les racines ont soif.
Ne croyez pas que cela sera « plus joli » ou que cela poussera « plus vite » si vous plantez vos vivaces plus serré. C’est tout l’inverse qui se produit : plus on plante serré, plus les plantes se font concurrence, plus elles ont soif en été et moins elles ont à manger.
Bilan : des petites plantes mal fichues, toute comprimée et à moitié mortede soif s’il ne pleut pas tout les quatre matins !
On résume : plus une plante à d’espace, plus vite elle pousse et mieux elle résiste au sec.
3) arrosons rarement mais longtemps et pas souvent mais peu.
Ceux d’entre vous qui avez eu la chance d’arroser de temps en temps ont eu de bien plus belles plantes en arrosant rarement mais longtemps. Ainsi, l’eau va jusqu’aux racines les plus profondes. Ceux qui ont arrosé souvent mais peu on surtout mouillé la poussière. L’eau s’est évaporé, sans aller jusqu’aux racines des fleurs.
C’est tout l’intérêt des petits tuyaux goutte à goutte tout simple (on les vend en couronne de 20 ou 50m). Ils ont en général un diamètre de 16mm et ont un goutteur tout les 40cm. On les déroule au milieu de la plate-bande, sans même les enterrer. Ils permettent d’arroser longtemps et profondément. L’eau va aux racines sans être évaporer par le soleil !







