J'ai imaginé une façon de vivre pour réduire les risques d'erreur dû à notre manque certitude sur les informations que nous recevons. Cette façon de vivre contredit par moment ma propre façon de voir les choses. Comme quoi, je me remets en question contrairement à ce que disent certains et certaines.
Cette façon de vivre, me remet en question, mais remet aussi en question les autres. D'où la raison pour laquelle, elle est très probablement impopulaire.
Voici le principe de base :
On reçoit une information, comme par exemple, "fumer est mauvais pour la santé".
On ne sais pas si cette information est vraie.
Alors, on cherche après des fumeurs et on les observe.
On compare différents éléments comme la toux, l'état de leur peau... par rapport à des non-fumeurs.
On cherche des personnes en train d'arrêter de fumer.
On compare ce qu'ils étaient avant, puis après avoir arrêté, pendant une longue période.
Si on en ressens l'envie, on accepte de fumer un peu pour tester.
On regarde si c'est agréable, qu'est-ce qu'on ressent à l'intérieur...
Déjà à partir de tout ça, on constate beaucoup de choses désagréables. Il semblerait qu'il y est bien des méfaits.
On peut aussi analyser la dépendance des autres, leur comportement...
On peut aller dans des hôpitaux pour vérifier qu'il y a bien des malades...
Cela demande d'incorporer dans notre vie, l'observation et le raisonnement. Et il faut surtout admettre ce qu'on voit, ce qu'on ressent...
Qu'est-ce qui me remets en question dans cette façon de vivre ?
Et bien c'est ça :
"Si on en ressens l'envie, on accepte de fumer un peu pour tester."
J'ai toujours considéré le fait de fumer, même un peu pour voir, comme une acte impur, une agression volontaire de son propre corps. Même si c'est juste par curiosité et qu'on ne compte pas continuer, ça provoquait en moi un fort dégoût. Au point que si j'aimais une fille, et que je savais qu'elle avait essayé, ça me faisait très mal, mon sang ne faisait qu'un tour. En fait, c'est logique, puisque je n'ai jamais essayé, j'ai toujours resisté, et donc je considérais le fait d'essayer comme une faiblesse chez les autres. Je n'acceptais pas la faiblesse parmis les gens que j'aimais, ça me décevais fortement.
Maintenant, je me suis remis en question. Je considère le teste comme une chose naturelle et même souvent necessaire. Je n'ai certes jamais essayé, mais je ne considère plus les gens qui ont essayé comme des faibles, mais comme des personnes curieuses. Curieuses dans le bon sens du terme
