On a pu remarquer – et sans doute certains parmi nous en ont déjà fait le constat - qu'il y a parfois des amalgammes trompeurs voire des confusions entre ces 4 termes, au-delà de la simple sémantique.
C'est peut-être assez normal somme toute, dès lors que l'on constate l'utilisation de « compétences transversales » largement misent en oeuvre par l'une ou l'autre de ces sphères de penser.
Par exemple – les Religions: Elles se sont toujours défendues de pratiquer « l'oeuvre du diable » selon leur terminologie – c'est-à-dire l'occultisme. Des exorcistes sont même à l'oeuvre pour combattre et évincer l'un des pseudo-aspects de ce « fléau », et pourtant...
Une anecdote perso démontre assez bien (même si un cas ne peut se prévaloir d'être le reflet d'une pratique généralisée – cependant, il ne manque pas d'autres témoignages et preuves) que des clercs de tous grades – un évêque en l'occurrence - s'adonnent à cet occultisme tant décrié officiellement, du moins .
Le cas en question => Un occultiste notoire et particulièrement doué – ami de famille -
(spirite à ses heures) devenu franc-maçon de haut grade... puis sacré évêque de l'église oecuménique dans l'ordre de christ-roi par Pie XII -
« Faîtes ce qu'on vous dis mais ne faîtes pas ce que l'on fait » -
Cet homme fut avec d'autres « doués » de la chose occulte, la cheville ouvrière de cette église dans l'église
Une église occulte et une église pour le bon peuple en fait. Ce cadre supérieur du vatican parcourait l'Europe d'Amsterdam à Rome en costume 3 pièces (pour l'époque c'était assez innovant !) Il faisait partie du noyau dur amené à conduire des pratiques occultes destinées à maintenir la « magie » obombrant le troupeau dans son état de dépendance psychologique. (C'est ma version bien sûr - La leur étant de faire descendre la magie de l'église dans le coeur des hommes )
Cependant, même dans ses pratiques visibles, l'église continue de jouer avec le « feu de l'occulte » - On appelle cela de la magie sacerdotale – ça fait plus chic ! - mais en fait, c'est « blanc bonnet et bonnet blanc »
Exemple –
Lorsque sur un jeune enfant à l'âge charnière de la puberté souvent, l'église pratique cet acte magique qui consiste en une onction d'huile sur le front (rituel de la confirmation).Ceci n'est ni anodin, ni symbolique -
Pourquoi l'huile ? – On sait qu'en phytothérapie, l'huile est un vecteur important pour favoriser efficacement la diffusion et la pénétration transcutanée des éthers ou huiles essentielles. Et en occultisme, l'huile favorise donc l'imprégnation de « l 'énergie éthérique » à travers la peau, et dans l'occurrence ci-dessus – sur le front... avec pour cible la glande pinéale;et l' on connait bien l'importance de cette glande endocrine – épiphyse - dans les processus paranormaux.
C'est donc bien là un acte occulte que pratique l'église officielle sur des enfants malléables –
C'est le « sceau » qui les marquera, c'est « l'empreinte » qui les « liera » -
Par chance, tous les curés ne sont pas aussi doués en magie occulte, et ce sacrement n'est pas si « insurmontable » que cela, pour la plupart - la preuve !!– « Tout se dégrade monseigneur ! Y'a pu d'magie dans les tuyaux ! »
Idem pour presque tous les autres sacrements -
Alors magie occulte ou magie sacerdotale ?
Tout dépend du type de « ça sert d'os »
Mais au vue des agissements des églises dans le déroulement des siècles – Vue le nombre de massacres, de victimes innocentes et de sang versé – et tout le reste ..
Et puisque que l'on reconnaît l'arbre à ses fruits !! -.quelque soit la confession du reste - la réponse semble si évidente.
Le grand poète mystique indien musulman KABIR ne disait-il pas : Que les religions avaient tué Dieu en dressant les hommes les uns contre les autres -
OCCULTISME -
En dehors des pratiques religieuses occultes – c'est une véritable caverne d'Ali baba qui s'étend de la médiumnité, à la voyance, de la magie blanche, grise pou noire au chamanisme, du spiritisme aux voyages astraux, en passant par la nécromancie etc...
En fait, la frontière entre occultisme et véritable spiritualité, est assez nette – sauf en certains domaines ( visualisations – perceptions paranormales ...)
La grande différence – la véritable ligne de démarcation si l'on peut dire se trouve en fait dans le « jeu de l'égo » - qui n'est pas un jeu de société !!
Dans l'occultisme – l'égo est le centre de la recherche - c'est lui qui aspire à accaparer tous ces dons, tous ces pouvoirs, tous ses siddhis, etc... c'est lui qui organise cette recherche, qui l'exploite et lui qui souvent s'en gausse. Ils sont souvent persuadés être de véritables religieux ou spiritualistes (en tous cas chez les voyants ou médiums rencontrés)
Ce qui est un peu normal lorsque l'on connait les pratiques occultes de la religion .
Par contre le pas à franchir, lorsque l'on est à ce point « scotché» à ses pouvoirs, pour se diriger vers une spiritualité « libératrice » - semble immense!
L'occultiste évolue toujours dans les sphères de la dualité – (observateur et chose observée) – et il reste donc dans l'illusion de la perception -telle que John Eccles par ex., Régis Dutheil, ou Ruppert Sheldrake, et d'autres chercheurs en neurosciences, l'ont définie.
LA SPIRITUALITE -
Bien sûr, ce ne sont que des mots – Chacun peut entendre ce qu'il veut selon son éducation, ses influences, ses programmations conscientes ou inconscientes.
La spiritualité pouvant se définir comme la progression vers cet état particulier – Là où précisément, le jeu de l'égo, les facéties du « petit moi », sont démasquées. L'individu autonome auguise alors et affine sa discrimination positivement, son intuition, afin d'être en :mesure de pouvoir déjouer les nombreux pièges de l'égocentrisme. - « Homme connaît toi toi-même.... et tu connaîtras... » proclamait l'inscription sur le fronton de Delphes.
Tout passe par là effectivement , et apparemment, une vie n'y suffit pas! Puisque nous sommes tous là!
Sans cette introspection, cette connaissance des rouages de l'égo, toutes les illusions auront beau jeu de continuer à nous berner – et l'on repassera par les cases occultismes,; religions etc...
Cette connaissance de soi, poussée à son plus haut degré possible, permet de présentir, puis de ressentir clairement une autre octave dans la conscience.
Est-ce le Soi ? Est-ce l'âme – Peu importe les termes – mais un contact s'établit qui, par étape, permet d'accéder à une discrimination stabilisée.
Les Gnostiques – pour ce que j'ai pu en savoir – semblaient être parvenu à cet état et même beaucoup plus loin dans le processus. Le Chemin est infini, et la Tradition dit que la véritable Spiritualité EST le Chemin-lui-même –
Les religions peuvent avoir favorisé le blocage de la progression dans la voie spirituelle (spirituelle dans le sens « voie conduisant au-delà des dogmes et des doctrines, vers l'Indicible ) en façonnant le dogme - paroles pétrifiées - dans le marbre de la rigidité intellectuelle –
Dès lors, l'arrêt et la la stagnation ont transformé « l'Eau Lustrale » de l'origine, en eau croupissante. Le Souffle spirituel ne pouvant être enfermé entre des murs de pierre. Il EST, et Souffle là ou IL veut -
Si les hérétiques furent à ce point villipendés, honnis puis massacrés en France et ailleurs, - ce n'est pas pour une simple question de pratique spirituelle anodine somme toute – En fait les hérétiques devenaient un danger pour l'Establishement religieux, dès lors qu'ils avaient percé et mise à jour la grande supercherie.
Pour les Cathares par exemple, Rome était la nouvelle Babylone – ROMA n'était-il pas l'inverse absolu de AMOR – Rome est l'opposé de l'Amour – Pour ces « Bonhommes » Le vatican était l'antéchrist – La suite leur a donné raison malheureusement – Ils sont partis dans les flammes,sur les bûcher de l'Inquisition .
C'était hier - Ce sera demain dans une autre confession !!- « Il n'y a rien de nouveau sous le soleil» - Les Cathares furent massacrés – Plus tard, les Alchymistes échappèrent aux bulles du pape en se réfugiant derière le paravent du 4ème aspect :
L'ESOTERISME -Langage et pratique incompréhensible aux non initiés -
Cela afin de pouvoir poursuivre leur Chemin spirituel, sans être eux aussi massacrés par l'église, les alchymistes reprirent d'une certaine manière, les pratiques des kabbalistes, en « masquant » leur « travail du Grand Oeuvre » derrière le paravent d'une pratique matérielle, d'une simple recherche chimique – l'or matériel – alors qu'en fait il en allait tout autrement.
L'Athanor, les cornues et autres objets mytiques n'étant là que pour justifier de cette pratique matérielle, et se protéger de la toujours très sainte inquisition !!
C'était la gestapo de l'époque !
Il existait bien sûr des alchimistes appelés orpailleurs qui étaient en fait nos futurs chimistes. Certains firent de grande découvertes – mais rien d'ésotérique, ni de spirituel ici
Il en existe encore de nos jours – j'en ai connu un à Montpellier- Grand bourgeois, chef d'entreprise ayant bien réussi. Notre rencontre dans son appartement grand style, fut le fait du hasard comme toujours ! Lui était un véritable orpailleur – malgré son statut social, il allait dans les fontaines de Montpellier, aux aurores, pour récupérer la « rosée » matutinale nécessaire à son alchymie.
Une fois il nous dit en plaisantant : « J'ai de quoi empoisonner toute la ville avec l'antimoine que j'ai fabriquer » Cet homme était totalement sérieux dans ses démarches – un peu hallucinant pour nous –
L'ésotérisme n'est donc pas une pratique en soi , mais un codage ou un masque servant à dissimuler l'essentiel de leurs activités. Il semble bien qu'en nos temps accélérés, cette pratique soit de moins en moins en faveur.



