Déjà la première solution qui s'impose est peut-être de ne pas détruire les prédateurs justement.
Les chasseurs on le beau rôle de se dire les défenseurs de l'environnement, en ayant éliminé au préalable toute concurrence.
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En tout état de cause, la classification « nuisible » de ces petits prédateurs est une négation de leur rôle dans les éco-systèmes et des lois de la nature.
L’action des prédateurs est irremplaçable au sein des équilibres écologiques.
La prédation joue un rôle important dans la composition, la structure et la dynamique des écosystèmes, et on considère qu’un milieu naturel équilibré comprend à la fois de nombreuses espèces proies et de nombreuses espèces prédatrices ».
En mars 2002, le Putois, la Martre et la Belette étaient retirés de la liste des espèces dites « nuisibles ». Elles n’étaient pas pour autant protégées puisqu’elles figuraient toujours sur la liste des espèces autorisées à la chasse. Le Ministère expliquait, preuves à l’appui, cette bonne décision par l’absence d’impacts économique et sanitaire de ces trois espèces sur les activités humaines.
Nous nous sommes à l’époque félicitée de ce déclassement d’autant qu’il faisait suite à une forte mobilisation associative. Mais c’était sans compter sur la réaction du monde de la chasse qui obtenait en novembre 2002 (nouveau ministère !) l’incompréhensible et scandaleuse décision de reclasser ces trois espèces sur la liste des espèces nuisibles !"
De plus les chasseurs introduisent délibérément des espèces comme le faisan, les palombes etc … élevés en captivité pour pouvoir les lâcher et les chasser au moment de l’ouverture de la chasse.
Quant aux sangliers, les chasseurs ont fabriqués délibérément des « cochongliers » (croisement entre sanglier – (cochon sauvage) – et le cochon domestique. Le cochon et le sanglier se croisent en effet très bien pour donner un animal lui même bien plus fécond. Cela leur permet de dire qu’il y a trop de sanglier et qu’heureusement, eux, chasseurs, sont là pour remédier à la chose !
Pour le parc de Boutissaint, je ne connais pas la solution, mais les autres parcs existants la connaissent, eux.
Des réserves d’animaux, sauvages ou non, il y en a plein dans le monde, et ils n’organisent pas ce genre de safari pour autant.
Il y a aussi l'exemple du canton de Geneve en Suisse, ou la chasse est interdite depuis plus de 30 ans, et où la régulation se fait d'elle-même.
PS : ça c'est mieux expliqué :
L'élevage des animaux pour la chasse
14 millions de faisans, 5 millions de perdrix grises et rouges, 1 million de canards colverts sont élevés et lâchés pour servir de cibles à des hommes avides de jouer à tuer et qui osent prétendre qu'il gèrent la faune!
Les cochongliers, vous connaissez ?
Comme des élevages de perdreaux, il existe des élevages de « cochongliers », c'est à dire un croisement de porcs et de sangliers qui donne des animaux qui ont un aspect semblable à des sangliers. Ces hybrides sont lâchés dans la nature.
L'interêt: une laie fait en moyenne 3 à 5 petits; une cochonglière en fait de 8 à 10. De ce fait les "sangliers" prolifèrent et les chasseurs ont beau jeu de nous faire croire qu'ils nous protègent et qu'ils gèrent!