Schopenhauer et la surpopulation humaine

Les grandes idées du monde

Schopenhauer et la surpopulation humaine

Messagede FreeIndian le Dim Déc 04, 2005 03:41

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« Depuis toujours, tous les hommes ont vécu en vain, et sont morts en vain. La grande erreur, c'est donc bien la naissance… »

« La seule chose que je me flatte d'avoir compris très tôt, avant ma vingtième année, c'est qu'il ne fallait pas engendrer. Mon horreur du mariage, de la famille et de toutes les conventions sociales vient de là. C'est un crime de transmettre ses propres tares à une progéniture, et l'obliger ainsi à passer par les mêmes épreuves que vous, par un calvaire peut-être pire que le vôtre. Donner la vie à quelqu'un qui hériterait de mes malheurs et de mes maux, je n'ai jamais pu y consentir. Les parents sont tous des irresponsables ou des assassins. »

" Je n'ai jamais admis la sexualité en dehors du plaisir. Sa fonction proprement dite m'a toujours inspiré une aversion insurmontable. Jamais je n'aurais de mon propre gré accepté de prendre la responsabilité d'une vie. "

Les hommes semblent en effet tourner en rond comme les poissons rouges dans leur bocal. Ils rêvent d'en sortir mais ils pondent toujours, alors qu'il est évident que l'issue n'est pas pour eux, mais pour ceux qu'ils n'engendreront pas.

Il faut donc être sans ego pour aimer les autres comme soi-même.

On ne peut aimer les autres qu'après s'être détaché de tout, lorsque le "moi" est absent. Et on se détache de tout lorsqu'on fait le choix de sa propre liberté, ce qui paradoxalement signifie qu’on a décidé d’abord de se comprendre soi-même afin de s'aimer soi-même.
Pour reconnaître la nature profonde de l’autre, l’être intérieur de l’autre, il faut d’abord connaître son propre être intérieur.

« Il s’agit de dissiper l’illusion d’un moi individuel, d’un principe personnel, engendré par l’ignorance. La perte de cette illusion conduit à une compassion envers tout être vivant et toute souffrance » Frédéric Lenoir, La rencontre du bouddhisme et de l’occident
« La source des maux humains vient de ce que chacun choisit un parti et refuse d’en voir le contraire, alors que la réalité comporte une alternance de contraires… Apercevoir la complémentarité d’une affirmation et d’une négation données, voilà le salut de l’homme. » Liou Kia-hway




L'homme n'est qu'un porteur de testicules, nécessaire à la reproduction. La femme, une pondeuse d'œufs. Ils doivent procréer pour transmettre leurs gènes.

Le Vouloir Vivre est un instinct sans fondement, sans finalité, même si les hommes s'acharnent à inventer de sublimes causes à leurs diverses agitations et en particulier à la procréation.

Dans la vie des hommes tout est organisé en vue de buts précis. Des buts totalement illusoires. S'acheter une voiture, une maison, partir en vacances ou accéder à la retraite ne sont pourtant que des moments dérisoires de l'existence.

Aucun humanisme chez Schopenhauer pour qui l'homme n'est ni une fin ni une valeur sûre. Le monde est plutôt le théâtre de la folie, de l'infamie, de la cruauté, aussi bien que de la naïveté et de la sottise. Il ne voit que " des fourmis en délire, s'excitant sur cette planète perdue dans le tourbillon hystérique des galaxies ".

Tout bonheur est précaire: un grain de sable, un accident peuvent le transformer en malheur à jamais. Une telle quête qui nécessite tant de sacrifices peut en un instant aboutir au Rien. Tendre vers le bonheur est donc une sottise. Chacun le sait mais refoule cette évidence par peur de l'ennui. Si l'homme s'agite, c'est pour ne pas sombrer dans l'ennui.

Consommer son temps libre dans des divertissements qui n'ont d'autre but que de tuer le temps alors qu'on investit des moyens énormes pour nous faire vivre le plus longtemps possible ! Mais peut-être bien que l'allongement de la vie humaine n'est rien d'autre qu'une affaire d'investissement et de rentabilité.
Ce qu'on nous fait prendre pour le sens de la vie, c'est une chimère : informations et connaissances prédigérées, mâchées, formatées à l'aune de la pensée molle. Guerre, violence, délinquance comme spectacle quotidien télé-guidé. Des téléspectateurs toujours plus friands de nouvelles catastrophes, de nouveaux conflits, de nouveaux lynchages et autres vulgarités médiatiques.
Les hommes sont conditionnés à n'agir que pour la société, ils ne savent pas utiliser le temps de vacance dont ils disposent depuis peu, à la réflexion, à la connaissance de leur richesse intérieure. C’est à dire de ce qui en eux demeure indéfiniment, indépendamment de tout ce qui est extérieur et impermanent. Mais personne ne leur a appris. L’enseignement n'a jamais vraiment formé des têtes bien faites dans des corps sains, mais des travailleurs, des machines à produire et à consommer.

Ils ne peuvent utiliser leur temps libre qu’à des fins extérieures à eux mêmes. Même lorsqu’ils ne sont plus soumis au labeur, ils restent sous influence.
C’est le moment de retrouver sa propre nature libérée des conditionnements et de dégonfler cet ego qui, dans l'affairement quotidien, s'est transformé en baudruche.

Et pour traquer l’ego, pour en comprendre l’absolue vanité, il suffit d’observer le travail tentaculaire du mental, l’instrument de notre représentation du monde. Le mental est là pour donner libre court à l’ego.

« Comme celui qui a atteint le sommet d'une montagne perçoit les habitants des basses vallées, ainsi le sage contemple avec un esprit invincible les insensés et leurs folies… » ( Sentence empruntée au Dhammapada ).

Si l'homme s'attache aux choses extérieures : richesse, rang, famille, amis… son centre de gravité est en dehors de lui.

Si ces choses extérieures s'écroulent, il s'effondrera avec elles. En revanche ceux qui peuvent se passer de tout, « ils ont leur centre de gravité en eux même, mais ils doivent s'habituer à errer parmi les autres humains, comme des êtres d'une espèce différente… » A. S.

« Ceux qui visent leur perfection interne agissent sans laisser de nom ; ceux qui visent les biens extérieurs n’agissent que pour en être récompensés. Ceux qui visent la récompense ne sont que des négociants. » Lao-tseu

L'homme n'est libre que dans la solitude. Mais l'homme social est comme la plante dans son pot. Sa marge de manœuvre est des plus limitée.

La société aime que ses sujets aient une opinion, des opinions. C'est le liant social. Celui qui se permet de ne pas avoir une opinion sur tout, est suspect.

« On ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul… La société est insidieuse, elle cache des maux immenses, souvent irréparables, derrière les passe-temps, les causeries et autres amusements. » A. S.

Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche approuve et en remet une couche : « Où cesse la solitude commence la place publique, et où commence la place publique commence aussi le bruit des grands comédiens et le bourdonnement des mouches venimeuses ».

Lorsque Milarépa (1040-1123) commença à être reconnu et à attirer la foule, il se retira très loin, dans une vallée déserte, « Car cela est nuisible à la fermeté de mon âme… il y a danger que j’en arrive à perdre toute mon énergie ».

Le seul moyen de se libérer du Vouloir omniprésent est le détachement.

C'est le vide intérieur des hommes et leur fatigue d'eux-mêmes qui les poussent à rechercher la société et à s'affairer.

L'instinct social des hommes ne repose pas sur l'amour des autres, mais sur la crainte de la solitude. Pour y échapper, même la pire des compagnies est toujours la bien venue.



« L'amour de la vie n'est en fait que la peur de la mort. » A. S.

Schopenhauer ne prend pas les hommes au sérieux, ce ne sont que des animaux avides et intéressés.



« Aucun animal ne torture uniquement pour torturer ; mais l'homme le fait, et ceci constitue son caractère diabolique, infiniment pire que le caractère bestial. » A. S.
L'Histoire pour Schopenhauer n'est qu' « un tissu de sottises et de méchancetés, elle ne manifeste aucune tendance morale, aucun souci de perfection. »

Sa seule constante, c'est l'abus de pouvoir.

Avec le recul du temps il semble évident que les hommes font l'histoire au hasard du sang versé et la subissent sans la comprendre.

Pour Schopenhauer comme pour les bouddhistes et les taoïstes, la nature indéfiniment, reproduit les mêmes processus; l'histoire ne présente que des cycles et des répétitions. L'histoire tourne en roue libre, elle n'a pas de sens.

Si la médecine guérit de plus en plus de maladies, la science sans conscience en produit chaque jour de nouvelles. Parce que dans la nature nul n’a aucun droit privilégié à l’intégrité physique ou psychique.
L’homme est le cancer qui par la pénicilline et la technique qu’il a diaboliquement inventées, métastase toute la terre.

« Car il n'y a pas beaucoup à gagner dans ce monde : la misère et la douleur le remplissent, et, quant à ceux qui leur ont échappé, l'ennui est là qui les guette de tous les coins. En outre, c'est d'ordinaire la perversité qui y gouverne et la sottise qui y parle haut. » A. S. Aphorismes sur la sagesse dans la vie.
Pour Schopenhauer, même l'amour n'est que l'illusion du génie de l'espèce qui nous attire vers l'autre dans le seul but de la procréation.
L'Amour est un leurre en vue de la procréation comme les plumes de paon sont un leurre en vue de l'accouplement.



« Les hommes ne sont mus ni par des convoitises dépravées, ni par un attrait divin, ils travaillent pour le Génie de l'Espèce, sans le savoir ils sont tout à la fois ses courtiers, ses instruments et ses dupes… Les femmes sont ses complices… » A. S.
Pour le philosophe, « la femme est le funeste moule de la vie. »

Certes, comme la plupart des hommes du XIXè siècle, Schopenhauer exprime souvent sa misogynie. Mais il est trop facile de condamner son diagnostic sous ce prétexte. Ses réflexions sur la procréation dépassent largement son sentiment sur la femme.



« Parce qu'un homme a joui du plaisir de la procréation, un autre, son fils ou sa fille, doit vivre, souffrir et mourir ! Comment pourraient-ils ne pas former qu'une seule et même chose ? »
Schopenhauer rêve du dernier homme, mais il sait que la folie d'engendrer est la plus forte.

Aucun moyen de contraception ne peut contrebalancer ce "Vouloir Vivre".

Le "Vouloir Vivre" est plus fort que l'intelligence.

En fait l’intelligence n’est qu’un des outils du "Vouloir Vivre"

Le combat contre l'instinct de survie de l'espèce est perdu d'avance.

Les hommes ne semblent nés que pour passer le temps, conditionnés dès le plus jeune âge à " gagner leur vie en la perdant…"

Ils méprisent le conformisme de leurs aïeux, la lâcheté de leur père…

Mais demain que feront-ils eux-mêmes?
Il se rend compte que les changements de route sont vains, les efforts totalement stériles et que seule la folie pousse les hommes à engendrer.

« Bien que ces enfants fussent ignobles, il ne put s'empêcher de s'intéresser à leur sort et de croire que mieux eût valu que leur mère n'eût point mis bas. En effet, c'était de la gourme, des coliques et des fièvres, des rougeoles et des gifles dès le premier âge ; des coups de botte et des travaux abrutissants, vers les treize ans ; des duperies de femmes, des maladies et des cocuages dès l'âge d'homme ; c'était aussi vers le déclin, des infirmités et des agonies, dans un dépôt de mendicité ou dans un hospice… » J-K. H

Pour Tchouang-tseu : « l’excès d’intelligence met du désordre dans le rayonnement de la lune et du soleil, effrite les montagnes, dessèche les fleuves et perturbe la succession des quatre saisons ».
Plus l'homme est intolérant et intégriste, plus il veut se multiplier.



« Le nationalisme est une frénésie pareille à celle qui s'empare des sociétés animales devenues trop nombreuses… Le nationalisme est l'art de consoler la masse de n'être qu'une masse… » A. C.
« Les hommes se sont répandus sur l'univers comme la lèpre et plus ils multiplient, plus ils dénaturent, ils croient servir leurs dieux en devenant toujours plus innombrables, les marchands et leurs prêtres approuvent leur fécondité, les uns parce qu'elle les enrichit, les autres parce qu'elle les accrédite… les intérêts de la morale et du négoce forment une alliance indéfectible, l'argent et la spiritualité ne souffrent que le mouvement s'arrête, les marchands veulent des consommateurs, les prêtres veulent des familles, la guerre les effraye moins que le dépeuplement… » A. C.

Pour ce prophète qui inverse l'ordre divin: « Ne croissez point et ne multipliez jamais… », la seule source du malheur est la fécondité. Il voit la terre s'épuiser sous la multitude. Si l’homme avait été sage, il aurait limité sa propagation au stade où il en était arrivé au début de l’ère chrétienne : environ cent millions d’individus, c’était bien suffisant pour laisser la terre vivre aussi. Mais aujourd’hui, cette pauvre planète supportera bientôt le dixième de tous les hommes qui y sont nés (cent milliards d’individus au total), une situation aussi unique que catastrophique ! Pour Caraco la surpopulation est la seule véritable pollution de la terre, l’homme en est l’unique prédateur !

« Nous sommes trop nombreux, déjà l'espace se refuse, il ne nous reste plus d'îles à découvrir ni de montagnes à gravir, nous nous entrechoquons, l'air vient à nous manquer et l'eau s'enfonce sous nos pas dans les entrailles de la terre, nous lorgnons déjà les étoiles, les hommes s'enflent comme un océan et les efforts que l'on déploie rappellent les convulsions de la noyade, enfin nous nous tuons à besogner et nous nous épuisons à subsister, nous finirons par marcher sur la tête ou par servir nous-même de tapis à ceux qui nous écraseront… » A. C. Huit essais sur le mal

« Plus les hommes surabondent et moins vaut l’homme… »
Pour les autres, comme dirait Cioran, nous ne pouvons avoir que de la compréhension, de l’empathie, voire de la compassion, comme pour tout être vivant.

« Tout nouveau-né est pour moi un malheureux de plus, comme tout mort un de moins. C'est chez moi une réaction mécanique. Condoléances pour la naissance, félicitations pour la mort… »

Cioran connaît le Bouddhisme, déjà présent chez les Bogomiles :



« Le drame ce n'est pas de mourir c'est de naître… »
« Il nous répugne, c'est certain de traiter la naissance de fléau : ne nous a-t-on pas inculqué qu'elle était le souverain bien, que le pire se situait à la fin et non au début de notre carrière. Le mal, le vrai mal est pourtant derrière, non devant nous. C'est ce qui a échappé au Christ, c'est ce qu'a saisi le Bouddha… avant la vieillesse et la mort, il place le fait de naître, source de toutes les infirmités et de tous les désastres… »
« Partout des gens qui veulent... Mascarade de pas précipités vers des buts mesquins ou mystérieux ; des volontés qui se croisent. Chacun veut. La foule veut. Des milliers tendus vers je ne sais quoi. Je ne saurais les suivre, encore moins les défier ; je m'arrête stupéfait : quel prodige leur insuffla tant d'entrain? Mobilité hallucinante : dans si peu de chair tant de vigueur et d'hystérie ! Ces vibrions qu'aucun scrupule ne calme, qu'aucune sagesse n'apaise, qu'aucune amertume ne déconcerte... Ils bravent les périls avec plus d'aisance que les héros: ce sont des apôtres inconscients de l'Efficace, des saints de l'Immédiat, des dieux dans les foires du temps… » Cioran



Cioran est prêt à accepter n'importe quelle humiliation ou souffrance plutôt que de se plier au travail. Il est prêt à tout sauf à gagner sa vie. Pour Cioran exercer un métier est la pire des déchéances. Il a réussi à échapper à ce premier carcan, à ce premier enchaînement qu'est le travail, l'aliénation primordiale qui entrave le développement de l'esprit.

Le travail coupe le temps en morceaux. Comme le jour et la nuit, il rythme la vie, la rend discontinue. Il morcelle la réflexion, qui ainsi perd son propre fil. Il empêche l'esprit de poursuivre sa quête.

Or toute méditation ne doit être interrompue sous aucun prétexte, si l'on souhaite atteindre le fond de soi-même.
C’est le monde actuel qui n’est pas fait pour l’homme, et la dépression n’est pas une maladie comme voudraient nous le faire croire ceux qui sont chargés de ramener les veaux dans le corral.
La dépression est définie comme une incapacité à prendre une décision, à s’engager dans une action. C’est une absence de motivation, une dégradation d’humeur et d’élan vital qui vont de pair avec un sentiment de culpabilité alimenté par l’entourage social. Le dépressif a honte de sa dépression. Il faut retourner la culpabilité à l’envoyeur. C’est une chance inespérée de s’apercevoir enfin de l’immense gâchis de sa vie, d’essayer de comprendre tout ce qui nous a fait prendre des vessies pour des lanternes durant tant d’années. C’est l’occasion de tirer un trait sur tout ce qu’on a cru adorer et se mettre à l’écoute de sa nature profonde, de son univers intérieur tout en restant sourd aux chants des sirènes extérieures. N’écouter ni le psy ni le médecin, qui à coup d’antidépresseurs qui détruisent le corps, n’ont comme objectif que de vous faire rejoindre le troupeau social.
Il faut s’éloigner de nos attaches, de nos adhésions, de nos croyances. Il faut se retirer dans un coin du monde différent de l’environnement habituel, là où les relations avec les choses et les autres n’ont pas encore été faussées. Pour regarder, sentir et écouter la nature, les hommes, les femmes et les enfants qui malgré ou grâce à la pauvreté, ont encore le regard clair.

Et éventuellement revenir ensuite chez soi, mais avec une autre vision du monde, une autre mentalité. On a sans doute tout perdu, mais gagné la paix intérieure.

« Tout ce que l'homme fait m'apparaît artificiel et inutile… Quelle absurdité que ce singe qui va au bureau ! Se confiner dans une chambre, se mettre à sa table de travail, y rester pendant des heures, non, la dernière des bêtes est plus près de la vérité que l'homme… » Cioran. Cahiers
« Toute réussite, dans n'importe quel ordre entraîne un appauvrissement intérieur. Elle nous fait oublier ce que nous sommes... Plus quelqu'un est comblé de dons, moins il avance sur le plan spirituel. Le talent est un obstacle à la vie intérieure... » Cahiers.

« Le contentement suprême, c’est de n ‘avoir rien qui contente… Le non-agir, voilà le contentement suprême ». Tchouang-tseu

Cioran n'a aucune illusion sur quoi que ce soit. Mais surtout, à force de réflexion, il finit par tellement comprendre les choses, qu'il ne voit plus aucune raison d'agir sur elles.
Pour Cioran comme pour le Tao, la distinction entre l’utile et le nuisible est toute relative. Comme Tchouang-Tseu, Cioran voit dans toute règle morale et sociale une source de conflit, alors que si chacun ne cherche que sa propre perfection, les rivalités n’auront plus d’objet.
Si le courage est élevé au rang de vertu, alors face aux téméraires et aux effrontés que vont devenir les timides qui cachent souvent de grandes qualités ?

La folie du monde est la folie de la pensée. Elle est due au débordement du mental, à la confusion mentale.

L’ego s’acharne à nous faire croire que nos pensées sont réelles, que le temps, le passé et le futur existent. L’ego stocke les images-souvenirs partielles et momentanées de notre vie. Il constitue un album photos et nous fait croire que c’est notre personnalité ( Persona en latin signifie masque).

Les hommes sont persuadés d’avoir une personnalité, parce que l’un roule en Toyota, l’autre en Peugeot, un troisième en Renault. Ils sont tous conditionnés de la même manière, leurs choix sont dérisoires. Le seul qui éventuellement peut prétendre avoir une personnalité, c’est celui qui organise sa vie sans automobile et refuse ainsi toutes les contraintes et les esclavages qui y sont attachés.

Personne n’a véritablement d’identité propre. D’ailleurs chacun veut être à la mode, ressembler aux modèles qui ne cessent de défiler sous son regard béat. Chacun est persuadé d’être différent alors que son obsession est de ressembler au plus grand nombre.

Pour l'homme, l'agitation tient lieu de personnalité.

Et pourquoi tant d'agitation ?

L'homme a besoin de si peu pour survivre dans la paix. S'il était raisonnable, les produits de la nature suffiraient amplement à sa subsistance. Il n'aurait même pas besoin de sacrifier les animaux.

Mais croire l'homme raisonnable, c'est un prétentieux aveuglement. L'homme est trop avide d'abus de pouvoir.

Beaucoup plus homo opprimens qu'homo sapiens.

" L'appétit de destruction est si ancré en l'homme que personne, même pas un saint, n'arrive à l'extirper. Il est certainement inséparable de la condition du vivant. Le fond de la vie est démoniaque. La destruction a des racines si profondes en chacun de nous qu'il est très probable que nous ne pourrions pas vivre sans elle, j'entends sans le désir de nous y livrer. Elle fait partie de nos données originelles. Chaque être qui naît, c'est un destructeur de plus. "
Cioran n’envie personne. C’est bien la preuve que s’il est dans le monde, il n’est pas de ce monde. De ce monde où chacun est jaloux de son prochain, de son collègue de travail. Dans les temps troubles l’envie pousse la plupart à dénoncer le voisin et l’ami d’hier. L’envie et la jalousie au quotidien, ce sont les petites délations au chef de service, au syndicat, à l’autorité la plus proche, au groupe des autres envieux toujours à l’écoute. L’envie c’est ce qui reste de l’instinct de domination des nuls.
Les envieux haïssent leurs frères et s’agenouillent devant les puissants, les profiteurs qui les méprisent mais s’appuient sur eux pour consolider leur domination.



« Dans l’échelle des créatures il n’y a que l’homme pour inspirer un dégoût soutenu… » Précis de décomposition.

« Ne pas perdre de vue que les opprimés sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs… »
L’antiprocréationnisme est la seule voie de celui qui ne peut plus croire en la solution que les rares sages d’aujourd’hui proposent : une révolution de la conscience, un respect de soi, des autres et de l’environnement ; en deux mots, une éthique de la responsabilité individuelle et collective. L’homme n’en est pas capable, il lui faudrait mille ans d’initiation, et il est déjà trop tard.

L’antiprocréationnisme est une révolte d’autant plus forte qu’elle est non violente, qu’elle n’attaque personne.

C’est en même temps le plus subversif des moyens d’affronter l’absurde cruauté du monde.
L'antiprocréationnisme n'est en fait que l'expression d'une provocation.

C'est jeter une pierre vers le soleil, même si on le sait inaccessible.
Il s'agit aussi bien sûr de ce que le Bouddha entendait par le nirvâna, l’extinction des passions et des douleurs et la certitude de ne plus jamais renaître à travers sa progéniture.

Seul un descendant des Bogomiles, venu des confins de l’Orient et de l’Occident, pouvait se fondre dans une telle révélation.

« Avoir commis tous les crimes, hormis celui d'être père…» Cioran, De l'inconvénient d'être né.
Le néo-gnostique est tout à la fois un existentialiste qui se gausse de sa propre nausée, un épicurien qui sait que le sybarite en lui n’est pas très loin, un cynique qui peut donner sa vie pour sauver celle d’un enfant qui pleure, un hédoniste qui sait par expérience que le plaisir, bien que fugace, est un choix responsable puisqu’il n’est jamais sans quelques incidences négatives durables.
Il n’y a plus aucune "terra incognita", mais peut-être nous reste-t-il à explorer notre monde intérieur dont nous apercevrons l’entrée, lorsque notre regard se détachera des vains désirs. Un tel voyage n’est pas une ballade à ski ou en parapente, aucun moniteur, aucun gourou pour nous tenir la main, ce n’est pas un chemin balisé pour les sens. Tout le programme est déjà en nous.
"La Sagesse m'apprend que je ne suis Rien ,l'Amour me dit que je suis Tout ,et entre les deux ma vie s'écoule"
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Messagede lug le Dim Déc 04, 2005 16:08

:roll:

oula, tu a une vision des choses tres negatives et je pense que tu te monte aussi beaucoup de films.

il faut que tu apprenne a faire la part des choses et ne plus etre dans une logique trop idealiste et tout ce qui deborde est indigne de vivre ou d'etre vecu.

cesse de te preoccuper du jugement des autres et vit pour toi d'abord.

je suis tout a fait d'accord avec toi et moi aussi j'ai pas une vision ideale du monde actuel et c'est pas toujours celui que je voudrais qu'il soit.......comme nous tous en somme.

je suis pas d'accord avec toi, tu vois j'ai presque 40 ans, je suis pas marier, pas d'enfants et franchement y a 5 minutes encore ca me faisait chier :roll: l'amour c'est beau, avoir des enfants aussi et justement pkoi est tu si fataliste et penser que tu va transmettre a tes enfants les points negatifs que tu crois avoir en toi (parce que je suis sur que tu te voit pire que tu est vraiment, et qu'il te manque surtout la confiance en toi) je le sais je suis aussi un peu comme toi.

tu verra, le jour ou tu rencontrera ta moitie, tu pensera autrement, et dis toi que tu n'est que de passage sur terre, qu'en effet tout est pas parfait, qu'il y a des imbeciles, des horreurs, mais ca c'est a toi de voir ensuite, ou tu passe ta vie a pester contre tout et detester tout et c'est surtout a toi meme que tu te fera du mal, car les autres ils s'en fichent que tu veuille pas rejoindre leurs monde, ou tu donne moins d'importance aux comportements des autres, tu essaie d'etre moins idealiste et accorder a l'homme ben oui de pas etre toujours tres malin et intelligent ca ca fait partie de la panoplie de l'etre humain, tu essaie de penser + a toi, moins voir les autres et leurs jugements a 2 balles, tu laisse tomber les andouilles et moi je te parie qu'avec tout ca, tu trouvera foi en l'amour, aux enfants et a la vie en somme.

et puis aussi coupe la tele et n'ecoute pas les medias qui n'ont d'ambitions que de nous presenter un monde pourri qui reflete loin de ce qu'est la realite.

pense a toi, sois sincere en ce que tu est, perd pas de temps avec ce qui te correspond pas car nous sommes tous differents et utilise ton energie et ton intelligence a aller vers une vie meilleure plutot que de la mepriser, y a que toi qui va en souffrir en agissant ainsi.

ps : voila ce que j'aurais repondu a ce mr schoppenhauer, mais comme je sais que tu est d'accord avec tout ca, je m'adresse a toi :ok:

:ok:
lug
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Messagede FreeIndian le Dim Déc 04, 2005 18:55

salut,
merci pour ta réponse,
disons que j'ai posté ces textes ou messages, car je suis en effet en grande partie "d'accord" avec cette vision du monde, meme si je t'accorde qu'elle est pessimiste, mais si on est clairvoyant on peut aussi y voir une part très réaliste

De mon coté je n'ai pas que cette vision "nihiliste" de la vie ou de la société des hommes, car je suis aussi bouddhiste sympathisant, ou simple "chercheur spirituel", et donc j'y ajoute une autre vision plus "supreme", dans le sens où l'absurde de la vie sur terre et de la souffrance, ou des injustices ici bas, peuvent (pour moi) etre dépassées, transcendées, par l'Eveil, de notre vraie nature interieure, l'Esprit éternel derrière ce monde éphémère,present en soi meme et en tous les etres vivants, qui contient egalement la Paix, l'Amour véritable, la liberté, le bonheur éternel

Donc cette "vision" ( de Schopenhauer entre autre) n'est pour moi que la partie émergée de l'iceberg, le constat de l'imperfection de ce monde matériel terrestre, et de "l'injustice" ou de l'égoisme des humains entre autre
La vision de ces "pessimistes" cyniques, pourrait si tu veux correspondre a la "première noble vérité du Bouddha", à savoir: la vie est souffrance, et dirigée surtout par le désir égoiste, la haine, l'ignorance...

Ensuite il ne faut pas oublier les 3 autres (de ses vérités) qui sont un peu la "solution" ou une possibilité de liberation envers ce monde imparfait,
pour réaliser le Nirvana, la paix, l'amour envers tous les etres , la compassion, la Lumière derrière l'obscurité

Mais je reste assez d'accord (avec Bouddha, comme avec ces "pressimistes" ) sur le fait que le monde, et les humains surtout, sont en grande partie dirigés par leur égo, et donc par leurs désirs égoistes, la violence, l'avidité etc... et que celà est bien loin de la justice et de l'Amour

Y compris d'ailleurs dans le domaine des désirs égoistes de couple ou sexuels, qui restent une forme de pulsion primaire, qui fait que les humains se désirent ou se détestent, prennent certains (pour satisfaire leurs exigences et leurs perversions) et rejettent d'autres dans l'indifference ou la haine.Ca je l'ai toujours su, et l'Amour véritable est bien loin de ces désirs égoistes et interessés, où chacun essaye de profiter et d'abuser de certain(e)s, tout en rejettant d'autres... c'est donc bien loin de l'Amour vrai et juste, qui est en soi, et s'adresse a tous les etres vivants, sans rien attendre en retour, sans profiter d'aucun ,sans en exclure aucun, et ne rien demander ,pas meme l'espoir d'etre aimé

Donc a ce niveau les humains restent souvent très primaires et hypocrites ,confondent l'Amour supreme et authentique, avec leurs désirs ou interets affectifs, sexuels, possessifs, exclusifs, ou autres... et ils sont meme dans ce domaine encore plus pervers et dénaturés que les autres animaux ou etres vivants, qui "ne galvaudent" pas et n'utilisent pas le mot Amour, pour pouvoir "copuler" ou se reproduire.Et la pulsion sexuelle etant directement liée a la reproduction, et donc a la surpopulation humaine, elle est aussi une des causes principales de la destruction de la Nature, de la vie sur terre, et de tous les autres etres vivants, c'est là où ils devraient etre "sages" ,respectueux et honnètes... et qu'ils ne le sont toujours pas...

Autrement de mon coté, je n'ai jamais eu le but ni "l'idéal" de me marier ou de faire des enfants, car j'aime avant tout la liberté, l'independance, ne pas "faire comme les autres", ou suivre le "troupeaux de moutons" de la société, et je sais depuis toujours que je ne serais pas heureux, surement encore moins, si je faisais mariages et enfants (qui sont pour moi la prison du coeur, et des "chaines" suplementaires ).Bienque j'ai eu deux relations ou "amies" jusqu'a aujourd'hui, mon caractère réservé, sensible , assez solitaire et "singulier", fait qu'on a aussi rarement "voulu " de moi, et je ne compte meme plus le nombre de "rejets" de filles que j'ai subi depuis des années de "solitude" (choisie ou pas donc), qu'elles "m'interressent" ou pas d'ailleurs,sauf ces deux relations, mais en fait c'est simplement les rares qui jusqu'a aujourd'hui ont voulu etre avec moi, autrement je ne choisi jamais vraiment, puisque de nos jours et presque toujours : "les hommes proposent, les femmes disposent", donc qu'ils veuillent rester seuls ou pas, les hommes n'ont pas toujours le choix dans le domaine égoiste (donc souvent injuste) des désirs ou rejets de couple.Et bienque je "reste ouvert" aux filles qui voudront peut-etre a nouveau venir vers moi, je n'attend plus grand choses d'elles ni des humains en general, car "subir" l'injustice ou les décision des humain(e)s ne fait souvent qu'augmenter nos souffrances et nos dependances.Et donc nous eloigne souvent du bonheur et de la liberté

L'Amour véritable est bien loin de ces domaines trop égoistes et exclusifs, qui en effet cachent presque toujours l'hypocrisie sexuelle, et l'interet "animal" de s'accoupler et parfois se reproduire, et ca n'a jamais été mon idéal

je fais partie surement de ces "héros solitaires"... lol ou chevaliers errants, qui ne s'imposent a personne, qui poursuivent leur chemin en respectant les etres, sans profiter ni abuser d'aucun, ni posseder personne, et de toute facon quand personne ne veut de toi, tu restes seul, quoi que tu fasses, pas le choix.Mais souvent la liberté et la solitude paisible me convient bien mieux et je m'y sens plus "juste et honnète"' vis à vis de moi meme, vis à vis des autres etres ,et aussi envers la Nature et la vie
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Messagede Jameslol le Dim Déc 04, 2005 19:47

FreeIndian a écrit:L'homme n'est qu'un porteur de testicules, nécessaire à la reproduction. La femme, une pondeuse d'œufs. Ils doivent procréer pour transmettre leurs gènes.



Je ne te juge pas, je vais te donner un témoignage de mon vécu FreeIndian!


Un ami d'enfance est super sportif (Alpiniste). Il a choisis le célibat pour consacrer sa vie à son sport. Lorsqu’il me voit il me dit souvent, tu as choisis de te marier et d'avoir des enfants, de plus tu assumes ton choix comme moi j'assume le mien, et cela est bien.



Bonne chance
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Messagede FreeIndian le Dim Déc 04, 2005 20:19

Salut Jameslol
je n'ai jamais dit que j'etais "contre" les gens qui souhaitent se marier ou avoir des enfants... lol, au contraire, si c'est un souhait sincère et fidèle,je trouve que c'est une voie bien preferable aux gens qui par exemple "consomme des ex" ou des relations sans trop respect ni de sentiments vrais, juste pour profiter des autres comme la société de consommation le fait dans ce domaine et d'autres..
Si les familles créent ainsi sont honnètes et cultivent des valeurs de paix, de respect de la nature, c'est beaucoup mieux, que de faire "n'importe quoi"

Mais le danger je pense, c'est que le désir (qu'il soit alimentaire, sexuel, de reproduction, de consommation etc) bien qu'il soit égoiste toujours à la base, il reste "naturel" dans le sens qu'il fait partie des cycle de la nature sur terre, mais le danger, c'est que ce phenomène multiplié par 6 milliards (ou par un nombre très importants d'Egos) qui cherchent a "consommer" eux aussi et a avoir leur part, peut etre très dangereux (et l'histoire et les problèmes écologiques de nos jours le prouve..) pour l'equilibre de la vie sur cette planète, et pour le maintient de la biosphère, la planète n'est pas illimitée et croire le contraire est un signe de plus d'ignorance...
J'ai lu recemment sur le web, que les gouvernements ou les etats, tiraient parfois avantage de la surpopulation et de la destruction de la Nature, car cela rend les "masses" dependantes de leurs sociétés et gouvernements, et la Nature etant un des derniers lieux "libres et sauvages", pouvant inspirer le reve, le Spirituel, et pouvoir donc faire douter les humains de leur pretendu "dependance a la société ou aux systèmes humains", est aussi un domaine subversif, c'est pourquoi les gouvernements ou "pseudo pouvoirs du monde" continuent trop souvent a fermer les yeux sur le massacre de la Nature, car cela leur permet de poursuivre la "croissance economique" (qui est en fait tout sauf l'equilibre, l'harmonie et qui signifie aussi la degradation ecologique), et donc ca leur permet d'avoir toujours des "consommateurs" esclaves de leur système et de gagner leur argent et leur pouvoir sur ca...

Alors biensur les esprits Libertaires, ou ceux qui defendent la Nature, ou qui critiquent leur système de consommation-pollution, sont souvent mal vu, car ils essayent de faire ouvrir les yeux aux humains, et de leur faire prendre conscience de leur conditionnement a la masse et donc des consequences sur la liberté et la Nature

Dans mon cas, je n'ai rien contre à la base ceux qui souhaitent se marier ou avoir des enfants, mais si on multiplie le phenomène a la terre entière ,c'est exponentiel... et il suffit de voir de nos jours, rien qu'en France : 60 millions d'homosapiens contre a peine quelques ours réfugiés dans les montagnes (7 ou 8 ) qui ne peuvent meme plus se reproduire entre eux et assurer leur survie, idem pour bien d'autres espèces animales ou vegetales moins "mediatiques"...

Tant que les humains continueront aveuglement a marcher dans ce système et donc le faire marcher, le monde sera vraiment en mauvaise position...
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Messagede Jameslol le Dim Déc 04, 2005 20:51

Certes oui FreeIndian, je comprends tes craintes sur l'avenir de la population (20 Milliards pour 20**) et de plus la détérioration de notre sylviculture amazonienne et autre. Et le fait que l'Amérique égoïsme ne signe pas le traité de kyoto. Bref, en Belgique et dans d'autre pays, la croissance natale avoisine le -098% enfant ! Pour l'Afrique la croissance est plus forte, mais le sida aussi, espérance de vie réduite à 40 ans. Les femmes accouchent de plus en plus vers 36/40 ans et non qu’un enfant.


Je ne cherche pas à te rassurer, bien loin de la ma pensée, le monde va mal et est conduit comme tu le dis par des intérêts financiers à court terme (Toujours plus d'argent le plus vite possible). Reste une solution, une bonne petite guerre mondiale (Moyen très efficace pour réduire la population...Voir l'histoire).
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Messagede JulieSpirit le Dim Déc 04, 2005 21:17

patrone, à mon avis y a pas qu'Açoka qui a besoin de vous. faudrait envoyer un ange à FreeIndian.
ange gardien de FreeIndian, où es-tu ? aller au boulot là-dedans !
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Messagede Jameslol le Dim Déc 04, 2005 22:06

Une analyse des principaux risques qui menacent notre Planète. Pour aider à comprendre les risques et les enjeux de demain.


http://www.planeteco.com/




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Messagede Cyberien le Dim Déc 04, 2005 22:19

Jameslol a écrit:Une analyse des principaux risques qui menacent notre Planète. Pour aider à comprendre les risques et les enjeux de demain.


http://www.planeteco.com/

Egalement, Planète-nature de la fondation Nicolas Hulot.
Celui qui a pris la voie du Tao est prié de la ramener quand il aura fini de s'en servir.
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Messagede flora le Dim Déc 04, 2005 22:21

L'Homme est le seul animal à faire mal pour le mal, c'est entendu.
Mais l'inverse est aussi vrai: il peut faire le bien pour le bien. Il est capable de penser le bien et le mal.
Il est dépendant comme les autres animaux de son vouloir vivre et de ses instincts notamment sexuels. Mais il est capable de les sublimer et de les transformer en un amour singulier certes, mais sincère malgré tout.
Quand à l'amour universel, à défaut de le ressentir, ben il peut le penser.
roseau peut-être mais "roseau pensant".
lol
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Messagede BOA le Lun Déc 26, 2005 10:08

Free indian, je te comprend tout à fait...

Le but essentiel de ma vie étant de ne pas enfanter.Tu aime Schoppennauer, j' éspere que t'as lu Nietzche, son éléve qui l'a dépassé...

"Il n'est pas plus grand bonheur que de voir grandir son enfant, plaisir qui

existe au détriment de...l'enfant" F.Sagan

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Messagede Ishtar le Lun Déc 26, 2005 13:03

Chez les juifs, la glorification de la procréation s'inscrit pour la survie du groupe lors du retour au pays de Canaan de la première diaspora. Le mot d'ordre avait été : "croissez et multipliez et malheur aux fruits secs" !
Il fallait faire des enfants pour avoir davantage de bras, que ce fût pour manier la bêche ou le fusil !
Procréer était un devoir maintenant dans certains pays, cela devient un droit limité !
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Messagede BOA le Lun Déc 26, 2005 13:34

Rien d'etonnant qd on connais les chiffres exponentiels de la démographie mondiale...
On comprend également que face à la menace d'extermination, la procréation soit un acte de lutte et de survie, c'est meme une arme de conquetes ds certains contextes...( expansion d'une religion )
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Messagede Erinn le Lun Déc 26, 2005 13:43

Freeindian tu répètes à longueur de topics que le sexe c'est mal(et tout le laius qui suit y'a qu'à prendre un de tes posts au hasard ça parle que de ça),tu veux nous faire croire que tu es au dessus de tout ça mais,sans vouloir t'offenser,je trouve que tu en parles bcp,c'est limite obsessionnel alors c'est paradoxal tes théories finalement.

Au bout du compte tu parles plus de sexe que tout le monde ici réuni :-?

Paradoxal non? :fou:
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Messagede Ishtar le Lun Déc 26, 2005 13:43

Pas uniquement l'expansion d'une religion Boa.
La survie d'un peuple également !
Un ex. frappant.... En 1939, la population juive en Europe s'élevait à environ 9.000.000 de personnes. A la fin de la guerre, entre 5 et 6.000.000 de personnes avaient été exterminées..., soit près des 2/3 !
Idem pour les Tutsis au Rwanda...
Idem pour les Arméniens en Yougoslavie...
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