Marine Le Pen était invitée ce mercredi matin sur RTL par Jean-Claude Aphatie.
A la demande de savoir si la vice-présidente du FN était surprise par un sondage qui tendait à démontrer que les idées de Jean-Marie Le Pen n’avaient pas progressé, Marine Le Pen a alors précisé que l'on a demandé aux sondés s'ils approuvaient « les prises de position de Jean-Marie Le Pen sur les immigrés. Or, ce n'est pas sur les immigrés que se prononce Jean-Marie Le Pen. Il a toujours dit qu'il se prononçait sur le phénomène de l'immigration ».
Marine Le Pen préfère se féliciter de voir que le vote Front National n’est plus aujourd'hui seulement un vote de protestation, mais un véritable vote d'adhésion puisqu’on ne voit pas de "coups de menton" dus à l'actualité. On constate a contrario qu'il y a une adhésion réfléchie qui, depuis 2002, n'a pas varié. « Or, en 2002, Jean-Marie Le Pen étant arrivé au second tour de l'élection présidentielle, cela nous permet d'envisager l'avenir avec beaucoup d'optimisme ». En outre, ce maintien en 2005 des idées du Front National par rapport à 2002 est même encourageant puisqu’il se compare à « une période pendant laquelle on avait beaucoup vu et beaucoup entendu Jean-Marie Le Pen. Et les Français avaient pu connaître ses positions. Or, aujourd'hui, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on l'entend beaucoup moins».
Ce qui permet à la Présidente du groupe FN d’Ile de France d’envisager que « Jean-Marie Le Pen aura la même place qu'il avait en 2002. Qu'il sera invité, qu'il pourra exprimer ses positions et que, ainsi, nous dépasserons largement les pourcentages qui sont donnés aujourd'hui ».
Parallèlement, il est intéressant de noter que « 29% des Français considèrent qu'"il faut" que le Président du Front National soit candidat ». Pour seulement 1% en ce qui concerne Jacques Chirac !








