LA MACHINE A VOYAGER DANS L’ABSURDE
Afin de voyager dans l’absurde le plus vierge
Il me faut planter quatre cierges.
Le cinquième, c’est moi, c’est l’extérieur, dehors.
Hors de la cire je fais pousser une feuille d’or.
Le feu est le cœur du poète,
L’eau n’en fait qu’à sa tête,
L’air est sa plume,
La terre est sa main, son enclume,
L’éther est son message,
Honni celui qui mal le forge !
Paradoxe entre sa foi intime
Et les choses qu’on lui intime ;
Cinq sens et celui du drame
Démentissent le pentagramme.
Autant railler l’origine et ses règles
Et se vautrer dans une jouissance aveugle.
Car l’absurde c’est dans l’homme et son œuvre qu’on le trouve.
C’est nous que l’on découvre.


