La philosophie d'Ibn-i Sina (Avicenne) repose sur une synthèse de la philosophie d' Aristote - et du néoplatonisme . À l'instar de la plupart des philosophes médiévaux, il était assez libre dans ses interprétations de la religion. C’est sans doute pour cela que Majd el-Dine Bachdadi disait : »
Le prophète m’a dit en songe : « Ibn Sina (Avicenne) est un homme qui a prétendu atteindre dieu en se passant de mon intermédiaire (Muhammad) - Ainsi je l’ai escamoté comme cela, avec ma main – Alors il est tombé en enfer » dixit-
- L'hostilité que suscitaient ses vues valut à Ibn-i Sina d'être la cible principale de la campagne menée contre une telle philosophie par le courant dominant des théologiens sunnites comme al-Ghazali. Néanmoins, la philosophie d'Ibn-i Sina demeura influente tout au long du Moyen Âge.
- Cet homme fort cultivé et très doué intellectuellement – Médecin donc, philosophe et alchimiste ! d'origine perse (iranienne), Avicenne est considéré comme l’un des plus grands commentateurs d’Aristote au Moyen Age. Fin lettré, il entame la traduction et le résumé des œuvres d’Hippocrate et de Galien , qu’il annote scrupuleusement.
Considéré par les musulmans comme un des plus grands philosophes du monde, Ibn-i Sina est effectivement une figure importante de la médecine et de la philosophie –
Dans la Perse occupée par les arabo-musulmans, les bibliothèques furent incendiées et les nettoyages ethniques contre les « Parsis ! » furent courants, afin que demeura la pureté de l’islam.
On y apprend aussi que le « Prince des médecins » avait quand même quelques particularités :
Des traits de son comportement sont rapportés par son disciple durant 25 ans - Abou Obeïd el-Jozjani – :
« Il avait une sympathie toute particulière pour « l’eau de l’oubli » - alias le bon vin ! –
De plus assez ouvert de caractère, il se laissait aller assez souvent à tâter du narguilé… aux vapeurs d’opium ! - et le nombre de ses conquêtes féminines abandonnées au fil de ses voyages ne se compte plus.
- Tout ceci est tiré du livre authentique rédigé en arabe par son disciple -
-Son meilleur ami et collègue était un médecin chrétien –
- On savait que de nombreux médecins juifs avaient acquis une belle réputation auprès des cours royales (en France, Michel de Nostredame par ex. médecin juif en était l’un d’eux ) Or donc, il s’avère que notre Avicenne était certes ce fameux médecin tant glorifié et honni à la fois -mais n’ avait-il pas été « licencié » au début de sa carrière pour le motif suivant : Yahoudi !
Car il était juif par sa mère .
- Il n’appris lui-même la judéité de sa mère qu’à un âge avancé (18/20ans). Alors qu'il avait été éduqué dans la religion de l'islam.
Son père - ismaélien - très tolérant de nature ayant succombé aux charmes de cette belle juive, n'avait pas souhaité - par sécurité - ? mettre cette « particularité » en avant -
Mais pour autant, il n’admis pas que Ibn Ali critique et rejette ( un temps ) sa propre mère dont il avait honte – et donc lui intima l’ordre de fiche le camp de la maison familiale .
« Chiite, oiseau fou - quitte ce toit, cours aux limites du monde et que la mer des ténèbres t’emporte pour l’éternité »-
Par la suite, ils se reconcilièrent - fougue et erreur de jeunesse !



