L'élevage industriel conduit à des catastrophes tant pour l'environnement que pour la qualité de l'alimentation. Quant au bien-être des animaux, c'est la dernière roue du carrosse. La situation des élevages porcins est le concentré de ce que ce type de production peut avoir de pire.
Intelligent et sensible
Le cochon, malgré sa mauvaise image est un animal très intelligent et sensible. De nombreuses études ont montré qu'il est, de ce point de vue, tout à fait comparable à un chien. Il souffre profondément de ses conditions de vie exécrables.
"Contraintes néfastes"
Une étude de l'INRA, organisme pourtant peu soupçonnable de vouloir nuire au agriculteurs, intitulée "La relation mère-jeune chez les porcins : de la naissance au sevrage" reconnaît que "l'élevage intensif du porc impose des contraintes qui peuvent être néfastes à son bien-être".
Absence de nid
En effet, Les femelles payent le plus lourd tribut. Lors de leur gestation, elles sont enfermées dans des box individuels où elles ne peuvent que se coucher ou se lever, mais pas se retourner, s'étirer ou se gratter. Une semaine avant la naissance, elles sont menées dans des niches de mise-bas qui comportent un étroit système métallique destiné à l'empêcher d'écraser ses petits en se couchant. Or, précise l'INRA, dans la nature, il en va tout autrement : "Chez le sanglier ou le porc domestique en conditions semi-naturelles, la femelle parturiente vit en groupe matriarcal et confectionne un nid destiné à dissimuler et protéger les jeunes".
Trop prolifiques
De surcroît, les femelles, génétiquement sélectionnées pour être prolifiques mettent bas plus de petits qu'elles ne peuvent en élever. Les jeunes sont alors séparés de leur mère. Si cela est fait assez tôt, cela ne pose pas trop de problèmes. "Assez curieusement, note l'étude, une truie en phase de lactation bien établie, séparée de ses propres porcelets, accepte sans grande difficulté une nouvelle portée de 24-36 heures d'âge". Même si "pendant les 2 à 5 heures qui suivent l'adoption, la truie nourrice est plus agitée, se lève fréquemment et reste davantage couchée sur le ventre que sur le flanc, ne permettant pas l'accès à la mamelle. Mais elle est rarement agressive envers la nouvelle portée".
"Grognements de détresse"
En revanche, si les adoptions se font plus tardivement (ce qui est préféré par les éleveurs, car alors les animaux ont sensiblement le même poids au sevrage) "les porcelets étrangers passent davantage de temps à errer en émettant des grognements de détresse caractéristiques et montrent une diminution de l'engagement à la tétée. Parallèlement, la truie est perturbée par l'intensité des combats à la mamelle et les cris que poussent les étrangers au moment de la tétée".
Source : enquête one voice
L'élevage standard des porcs
En France, plus d’un million de truies sont emprisonnées dans des stalles individuelles. Dans ces cages, elles ne peuvent effectuer aucun mouvement, si ce n’est se lever et se coucher. Il leur est même impossible de se retourner. Les truies sont ainsi emprisonnées 9 mois par an.
Les porcelets sont sevrés à l’âge de 4 semaines. Dans la nature, ils sont sevrés entre 8 et 10 semaines. Par petits groupes, ils sont entassés dans des enclos où ils sont engraissés jusqu’à leur abattage. Ces enclos sont sombres. Le sol en caillebotis est inconfortable, et le plus souvent sans litière.
Problèmes de bien-être
Les truies élevées en stalles souffrent de panaris, de lésions de la peau, d’anomalies du squelette, etc. Les truies souffrent également de troubles comportementaux dus à l’absence de toute activité possible.
Les porcelets, qui ont un instinct d’exploration très développé, s’ennuient dans leur environnement stérile. Ils tentent de s’occuper en jouant avec la queue de leurs camarades. Ce phénomène peut aboutir au cannibalisme. Alors, pour éviter les blessures, on coupe la queue des porcelets, généralement sans anesthésie.
Une directive européenne précise qu’à partir de 2013, toutes les truies devront être élevées en groupe durant la plus grande partie de leur gestation.
Source : http://www.pmaf.org/index.php











