flora a écrit:J'emploie le mot attirance par facilité: j'y range autant l'attrait purement sexuel qu'un début de sentiment plus troublant ou plus profond. Comment savoir si l'histoire d'une nuit ne va pas déboucher sur une relation plus complice?
Ensuite, même l'idée du coup vite fait pour être vulgaire me pousse à
Oui, je ne suis pas un extra-terrestre (je l'avais pas encore dit celle là

) J'ai les mêmes raisons, et les même peurs que toi ! (En tout cas avant d'être en couple…

)
Mais pourquoi une telle concentration sur l'acte proprement dit ?
On peut tomber amoureux sans coucher avec une personne !
Et c'est là que nos visions se séparent : Personnellement, je pense plus que l'amour à des chances de se développer si on ne couche pas avec quelqu'un.
Je ne parle même pas de la séduction de l'interdit (qui est d'autant plus forte que l'interdit est grand), je pense plus simplement que de fréquenter quelqu'un qui nous attire sans pouvoir coucher avec augmente le désir.
Et que ce désir fini, ou bien par se transformer en intérêt renforcé pour la personne, pour finir en amour.
Ou bien est totalement supprimé, parce qu'on refuse de se laisser penser qu'on pourrait coucher ailleurs (certains parleraient du surmoi, je crois), et la frustration vient prendre inconsciemment son tribut à l'amour, ou simplement à la bonne ambiance dans le couple.
flora a écrit:Pourquoi?
Je pense que cela tient d'une part aux liens qui nouent le couple, "au contrat" en quelques sorte, même si je n'aime pas ce mot. Pour un couple libre, "coucher n'est pas tromper" à certaines conditions établies par les deux personnes. Dans mon couple, c'est tromper. donc au-delà de l'acte physique, je me sentirai trahi dans ma confiance.
D'autant que ma définition du couple repose sur le choix exlusif d'une personne avec un engagement durable et un investissement personnel de nature à maintenir ou développer le lien du début. Une vigilence à l'autre et au couple en quelques sorte.
Là je te comprend. Avoir des règles, plus ou moins dites, c'est une chose, les enfreindre, c'est manquer au respect de l'autre !
Je n'ai jamais dis, et je ne dirais jamais, que de coucher ailleurs quand l'autre juge que c'est le tromper, ça pourrait être autre chose que de tromper !!

Quelle que soit ma façon de penser, si je suis en couple, ma priorité, c'est de préserver l'amour dans notre couple.
Celle que j'aime ne l'accepterai pas, je ne coucherai jamais ailleurs… Ça me semble évident… (Mais ça l'est si peu pour tellement de monde… D'ailleurs, je suis sûr que beaucoup de filles ne s'imaginent pas sortir avec moi à cause du manque de confiance qu'elles peuvent avoir vis à vis de la philosophie que je défend…

)
flora a écrit:De plus, je n'arrive pas à penser une relation sexuelle sans investissement émotionnel. Mais, il semblerait que ce soit différent pour les hommes et pour une bonne partie des femmes.
Moi non plus. J'ai même refusé de nombreuses avances simplement parce qu'il ne s'agissait que de sexe (Je regrette un peu quand même

)
Je trouve même que c'est malsain et masochiste quelque part, le sexe sans aucun sentiment.
En plus, on dira ce qu'on voudra, mais c'est nettement moins bon. L'organe le plus érogène, c'est encore le cerveau.

J'ai eu la chance de ne faire l'amour que dans mes couples ou avec des amies.
Maintenant, c'est là que je ne comprenais pas la mise en rapport.
Comment tu peux comparer l'amour qu'on éprouve pour quelqu'un avec qui on a choisi de faire un couple, et ce que tu appelle toi même des "émotions".
Un amour de couple, c'est quand même autre chose (et autrement plus précieux) que de simples émotions…

Comment tu peux décemment les mettre en rapport ? Et même jouer totalement l'un pour l'autre. Franchement, ça me semble presque une profanation de rabaisser l’amour à ce point.
(Pas l'histoire de la confiance rompu par contre… là, je suis parfaitement d'accord ! )
Maintenant, c'est vrai que j'accepte de dire que je suis en couple seulement quand j'aime vraiment la fille en question. Alors que la tradition, c'est plutôt de se dire qu'on est en couple dès le début, alors qu'on ne voulait les jours d'avant que concrétiser la célèbre phrase de la pub "plus jamais seul". (Qui est certes un sentiment très fort… Mais c'est pas aimer quelqu'un ça…

)
flora a écrit:D'autre part, s'il est attiré par une autre, pour moi, c'est qu'il y a problème entre nous. Au début d'une relation, chacun ne voit que l'autre et n'a ni l'envie ni l'idée de regarder ailleurs. Si l'un ou les deux partenaires changent de perspectives à un moment donné, c'est qu'il y a ennui ou problèmes relationnels...
Là je suis d'accord… changer ou s'approcher des limites des rêgles qu'on avait établie, c'est lié à un changement dans le couple… et les changement quand on était à la perfection, c'est rarement dans le bon sens…

flora a écrit:Enfin, le couple c'est une attirance pour partie "de personnalité" pour partie physique. S'il s'intéresse à une autre, je ne peux me sentir moins attirante pour lui. C'est insécurisant pour moi et dangereux pour notre couple.
Oué… j'ai pas assez peur, et je fais trop confiance dans les sentiments d'amour qui nous unie dans un couple. ça doit être ça…
Nan… mais sérieusement, ça fait trop longtemps maintenant que je n'ai pas été en couple pour te dire en toute honnêteté ce que je penserai en couple, mais je vis vraiment l'amour comme quelque chose d'absolu et d'éternel. Si nos évolutions personnelles font que parfois, on ne peux plus se supporter "au quotidien", alors il ne faut plus se vivre au quotidien.
Je donne plus d'importance aux sentiments qu'au couple.
Je préfère tuer le couple pour préserver les sentiments plutôt que le contraire.
J'aime toujours toutes les filles que j'ai aimées (sauf une, qui a le mérite de l'exception… ce qui m'embète bien d'ailleurs, vu qu'elle ne méritait pas cette importance !!!

)
Et chacune totalement.
Et je trouve ça bien plus précieux qu'un couple classique sans amour, voir en plein déchirement perpétuel.
Je ne dis pas que je ne suis pas triste quand on doit se séparer.
Mais quand j'aime vraiment quelqu'un, il ne peut pas me faire vraiment de mal dans ses décisions.
Je suis au-delà de la peur, des superstitions ou des croyances.
Je n'aime pas quelqu'un pour faire un couple. Je ne "fais" pas un couple, je le vis.On est en couple quand on accepte de vivre notre amour côte à côte et si on ne peut plus faire de bout de chemin ensemble, ça n'est pas pour autant qu'on ne s'aime plus.
(D'aucun pensent que c'est que je n'aime pas assez fort… Parce qu'ils ignorent jusqu'à quel point on peut aimer.)