Rien qu'une pensée, une parole, un regard,
Mon cœur s'enflamme, mes lèvres se taisent ;
Piège la peur pour éviter qu'il ne s'égare
Mais las de crier tout se perd, âme de braises.
Et me heurtant à la rive de la raison,
Aux lourds rochers qui tracent mon chemin,
Tout hurle, tout s'agite au plus profond
Je m'avance vers toi mais jamais je ne viens.
Pourtant ni mensonge ni vanité crois-moi,
Peut-être le trouble des sentiments
Ou bien la crainte de vouloir être à toi.
Mon cœur pleure rouge d'être vêtu de blanc.
Un regard, une pensée je m'embrase,
Car je t'aime, Ô quelle extase...
Oserais-je un jour?...Je t'aime...


