Bordeaux-Lens: déclarations
Ricardo (manageur de Bordeaux): "C'était compliqué, très dur face à une équipe de Lens toujours à l'aise à l'extérieur mais on sort avec les 3 points. C'était un match très serré, équilibré en 1re mi-temps. Après la pause, Lens s'est imposé au niveau physique avec ses grands gabarits, puissants. Ils nous ont aspirés, ont bloqué tout notre jeu. On n'a pas réussi à être dangereux en contres. On était obligé de leur laisser le ballon et de gérer. Maintenant, mon équipe a besoin de repos avant Lyon. On ira très humbles pour prendre les trois points avec le même état d'esprit affiché à Marseille ou à Monaco. La suite du championnat ne dépend que de Lyon".
Francis Gillot (entraîneur de Lens): "C'est frustrant de perdre un match comme cela. Au niveau physique on les a mangés, on monte en puissance mais pour gagner des matches il faut marquer des buts. Ce soir il n'y avait pas onze points d'écart, Bordeaux n'est jamais venu dans notre camp en 2e mi-temps. On n'est pas en réussite, Bordeaux l'est. Ce soir, l'équipe m'a fait plaisir dans la manière, le jeu collectif cohérent. Il y a beaucoup d'espoir pour la suite. Je ne désespère pas, cela va tourner un jour ou l'autre"
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Ligue 1 - Hold-up mais gain maximum pour Bordeaux face à Lens :
Bordeaux, dominé comme jamais cette saison, a réalisé un hold-up précieux en venant à bout de Lens 1 à 0, samedi au stade Chaban-Delmas, en ouverture de la 24e journée de Ligue 1 de football.
Cette victoire, la 4e consécutive de Girondins réalistes à souhait, leur permet de consolider leur 2e place, de distancer leurs adversaires du jour (11 points d'écart) et relance un temps soit peu l'intérêt du Championnat avant leur déplacement chez le leader Lyon pour la prochaine journée.
"C'est la victoire du courage car Lens aurait mérité autre chose, résumait le buteur du jour Lilian Laslandes. Maintenant, on va regarder le match à Lyon et être supporteurs de Monaco. La machine lyonnaise peut avoir un grain de sable".
Parti sur un rythme prudent, ce match de prétendants désignés eut du mal à démarrer tant les deux blocs annihilaient la moindre initiative adverse. Pour la 1re occasion, il fallait attendre la fin du round d'observation et une inspiration de Darcheville pour Smicer, qui ne cadrait pas face à Itandje (21e).
Les Nordistes, plus physiques et plus remuants, imprégnaient leur rythme, mais ne parvenaient pas s'approcher du but de Ramé, sinon sur coups de pied arrêtés, avec deux têtes de Jussiê (16e) et d'Hilton (24e) à côté.
Attentiste jusque-là, à l'affût de la moindre offrande, Bordeaux montait d'un cran, et sur ballon récupéré à 30 m du but adverse, Cheyrou lançait en profondeur Darcheville, qui était fauché par Coulibaly dans la surface (27e).
Laslandes, le meilleur buteur de L1 en activité, ne tremblait pas sur le penalty et portait son compteur à 120 unités (1-0) en prenant Itandje à contre-pied.
match sans envolées
Cette ouverture du score, dans un match sans envolées, obligeait les Artésiens à prendre plus de risques. Jussiê, très excentré, se procurait la meilleure situation, mais sa frappe sans angle était sortie par Ramé (35e).
Le 2e acte repartait sur les mêmes bases avec des Lensois très dominateurs, et dangereux sur coup-franc, à l'image d'une tête de Coulibaly à côté (50e).
"C'était compliqué, a reconnu le manageur bordelais Ricardo, très dur face à une équipe de Lens qui s'est imposée au niveau physique avec ses grands gabarits, puissants. Ils nous ont aspirés, ont bloqué tout notre jeu".
Evoluant trop bas, leur péché mignon cette saison, les hommes de Ricardo étaient asphyxiés par la puissance des Sang et Or mais tenaient, à défaut de jouer.
Et comme Lens, pourtant volontaire et fringant, manquait d'imagination, de lucidité (Diarra, 77e) - ou de puissance dans le geste final (Thomert et Frau, 82e), le scénario ne variait pas, avec une fin de match ressemblant à un chemin de croix pour les Girondins, qui évitaient même une égalisation en toute fin de match par Carrière (90e+1).
"Au niveau physique, on les a mangés, regrettait l'entraîneur du RCL Francis Gillot. Il n'y a pas 11 points d'écart avec Bordeaux. Ce soir, l'équipe m'a fait plaisir dans la manière, le jeu collectif cohérent. On monte en puissance mais pour gagner il faut marquer. On n'est pas en réussite, Bordeaux l'est".
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