Open d'Australie - Victoire en juniors du Français Alexandre Sidorenko
Le Français Alexandre Sidorenko a remporté l'Open d'Australie de tennis dans la catégorie juniors en battant l'Australien Nick Lindahl en deux sets 6-3, 7-6 (7/4), en finale dimanche.
Il est le cinquième Français à s'imposer à Melbourne, le dernier en date ayant été Gaël Monfils en 2004.
Né à Saint-Pétersbourg il y à 17 ans, Sidorenko est arrivé à l'âge de quatre ans dans la banlieue de Paris, où son père venait prendre un poste d'entraîneur de handball. Valéry était le "coach" de l'équipe d'URSS championne olympique en 1988.
Après avoir commencé naturellement par le hand - "J'étais très doué", se souvient-il - il a bifurqué vers le tennis à l'âge de huit ans "parce qu'il y avait un club à côté du gymnase". "Il y a eu de rudes discussions entre mes parents à ce sujet", raconte-t-il.
Le père handballeur s'est transformé en entraîneur de son poulain extrêmement prometteur. Sidorenko a remporté le titre de champions de France dans toutes les catégories de jeunes, minimes, cadets et juniors.
Le Français est maintenant en position de force pour tenter de succéder à Gaël Monfils (2004) et à Richard Gasquet (2002) au palmarès du Championnat du monde juniors, même si l'objectif a mis du temps à s'imposer.
Exemption
Ce solide athlète d'1,85 m pour 77 kg a en effet privilégié les tournois Futures et Challengers, circuits secondaires gérés par l'ATP, aux détriments des tournois ITF de la Fédération internationale. Il a donc dû bénéficier d'une exemption pour entrer dans le tableau final de l'Open d'Australie alors qu'il n'était classé qu'à la 130e place chez les juniors.
Sidorenko s'entraîne au Tennis Club de Paris et à Roland-Garros. S'il ne fait pas partie du "groupe France" comme d'autres espoirs, il entretient d'étroites relations avec la Fédération française de tennis et répond présent à toutes les sélections pour les compétitions par équipes.
Dernièrement il s'est entraîné avec Richard Gasquet et Gaël Monfils et était du voyage à Val Thorens (Savoie), où les meilleurs français ont peaufiné leur condition physique en fin d'année dernière.
La victoire à Melbourne lui a mis l'eau à la bouche et Alexandre Sidorenko vise maintenant la victoire en juniors dans son tournoi préféré, Roland-Garros. Quand il était petit, ce sont entre autres les exploits de l'Autrichien Thomas Muster, vainqueur en 1995 sur la terre battue parisienne, qui l'ont inspiré.
"C'était un mur", se souvient-il.
Alexandre Sidorenko est lycéen en terminale S, mais avoue qu'il s'apprête à "mettre une croix sur le bac" pour cette année.
Concernant le tennis, il va "continuer à bosser et ne pas prendre la grosse tête".


