titsta a écrit:Rooo tu peux pas savoir comme ça me fait plaisir qu'on me dise que j'ai bien défini un mot !

D'habitude, c'est plutôt le contraire

Je sais, je sais, c'est pour ça que je me suis permis d'insister

titsta a écrit:Quand tu parle de droit de se plaindre etc… tu parles de morale là.
J'en ai pas parlé pour l'instant.
Mais je me demande si c'est à moi de parler de morale.

Je me suis légèrement absou de la morale depuis quelques mois déjà.
Apparemment, tu t'es aussi défait du bon sens le plus élémentaire

Lorsque j'évoque la perte pour le bouc émissaire volontaire du droit de se plaindre du comportement d'autrui, il ne s'agit nullement d'une considération d'ordre moral mais du rappel du principe de réciprocité qui organise la vie en société.
Pour prendre un exemple grossier, imagine que je t'invite chez moi pour un diner et que tout au long du repas je te reproche de manger ma nourriture et de boire mon vin... Et que tu me présente tes excuses... Ben disons que nous avons des conceptions de la vie radicalement opposée
titsta a écrit:Je considère que tout le monde à tous les "droits" dans la mesure où il a la possibilité de le faire. (enfin, c'est pas exacte, je considère que le "droit", ça n'existe pas)
L'évolution des sociétés ne se fait pas sur la modification des autorisations, mais plutôt sur la modification des volontées et envies.
Enfin, à mon avis.
En l'occurence, ton avis n'est valable qu'inscrit dans un univers idéal. Pour ce qui est de la réalité, l'évolution des sociétés, du moins en Occident, repose sur une modification, non des autorisations, mais des interdits.
Le principe de nos sociétés est somme toute élémentaire : tout ce qui ne fait pas l'objet d'une interdiction est autorisé. Or dans un tel système juridique, l'individu dispose d'une faculté de renoncer à certains droits, dans la limite ou ce renoncement ne porte pas atteinte à l'ordre public ou sa propre vie.
Après libre à toi d'ignorer la réalité et de considérer que le "droit" n'existe pas, ou que tel mot n'a pas la signification que lui prête l'ensemble de tes interlocuteurs. Mais partant d'un tel principe, je ne vois pas réellement l'intérêt d'avoir une discussion, sauf à vouloir affirmer publiquement sa singularité.
[quote"titsta"]Ce qui m'embète dans les boucs émissaires, c'est qu'à mon avis, en permettant la violance, et en permetant à certains ne ne pas avoir toujours à se maitriser, facilite l'apparition de volonté violente.
Au final, je pense que ça ne peut qu'augmenter les comportements violant dans l'ensemble de la société.
Et je n'aime pas les comportements violant.
Maintenant, d'un autre côté, l'utilisation de bouc émissaire peut permetre aussi de diminuer l'agressivité, puisqu'elle concentre l'agressivité sur une seule personne et évite surtout les accumulations et refoullement. (donc une bonne partie des perversions.)
Je pense que l'effet d'augmentation de la violance l'emporte sur ses effets régulateurs, mais je sais pas trop.[/quote]
Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'au final, le recours à un bouc émissaire s'avère toujours contre productif à long terme.
Au delà du fait que cela permettre aux individus d'assouvir leurs instincts violents sous la légitimation du plus grand nombre, je crois le recours à un bouc émissaire, et plus particulièrement en matière politique, est toujours l'aveu d'une impuissance.