megaouf a écrit:[bouc émissaires]
Ce ne sont pas toujours des faibles quoi qu'on en disent, et ils aiment l'attention qui leur est portée même si elle est mauvaise. Qu'importe si on parle d'eux en mal, pourvu qu'on en parle, hein...
Pour ce qui est de provocateurs sur les forum, je suis assez d'accord. Mais je ne crois pas qu'ils soient pour autant des boucs émissaires. On ne leur reproche que leurs prises de positions et non des problèmes dont ils ne sont pas les causes.
Il y a quelque chose d'aussi malsain dans leur comportement que dans celui de ceux qui les prennent pour cible.
Oui, je crois que la provocation implique une jouissance de l'énnervement des autres, le jackpot étant lorsque les autres se dégradent et deviennent agressifs, agressivité qui leur est tout de suite reprochée par un provocateur, attitude qui permet de déclencher de nouvelles souffrances.
En quelque sorte, je crois que le provocateur, niant lui même toute éthique ou humanité en l'homme, essaye de faire resssortir chez les autres ce qu'il est lui-même. Le but est-il de le conforter dans ce qu'il est, une manière de compenser un complexe d'infériorité ?
titsta a écrit:Chiron, je ne suis pas d'accord. La violence est utile et n'engendre pas toujours la violence. Quand on sait gérer son utilisation et ses conséquences psychologiques.
Mais qui peut prétendre savoir en gérer les conséquences ? Je crois au contraire que même animé de "bonnes intentions", celui qui supporte une violence ou use de violences se dégrade, se corrompt.
Par exemple, dans une rupture, si l'autre est un monstre complet, ça deviens nettement plus facile pour l'autre de s'en détacher.
Un "monstre complet" ?

Ne crois-tu pas que c'est toi qui volontairement diabolise l'autre de manière à t'absoudre de la culpabilité à user de violences, présentées comme nécessaires ?
Pourtant l'autre, avant la rupture n'était pas un "monstre complet", non ?
La violence est en nous, et il faut povoir la voir pour apprendre à en réguler ses actions.
Oui, la violence existe en nous. Mais ne cois-tu pas que la vie impose déjà suffisemment de souffrances et de violences sans avoir à en ajouter volontairement à des fins éducatives?
Maintenant je crois qu'on peut canaliser cette violence ou cette haine via des activités sportives ou des buts positifs.
Dans un monde qui aurai absout toute forme de violence, je crois que plus personne ne saurai la gérer, et tout dégènérerai très vite en une tuerie sans nom !
(Peut être suis-je pessimiste sur la nature humaine

)
Je pense qu'un monde sans violences, nées d'envies, est une utopie et donc que le problème ne se pose pas.
C'est pour ça que je parlais d'une utilité pédagogique.
Et je continue de croire que, dans l'idéal, la violence devrait s'enseigner, justement pour en limiter les dérives.
Pourquoi pas ? Un cours d'épanouissement et de contrôle de soi, enseigné en secondaire ?
(mais ça ne serai pas la bonne époque maintenant… y a trop de chose malsaines en quasiement tout le monde pour que ce soit un cours judicieux. )
J'aime beaucoup ta vision optimiste là

. C'est justement lorsqu'une époque contient des peurs et donc engendre la violence que la combattre est nécessaire, non ?
Maintenant, c'est vrai qu'il faudrai pouvoir supprimer totalement les idées d'injustices, de lâcheté etc… que j'aime pas non plus. (quoi que l'injustice, j'ai du mal à comprendre ce que c'est vraiment

)
Pour l'injustice, je dirais la sensation pour une personne qu'une situation donnée n'est pas justifiée ni justifiable, n'est pas méritée. Un décalage trop flagrant entre ce qu'elle considère comme légitime, allant de soi et une situation subie. Mais je crois que l'injustice est quelque chose de très subjectif...
Pour ma part c'est la lâcheté que j'ai du mal à comprendre. Pourquoi s'en prendre à plus faible que soi, alors que seuls des adversaires très forts nous poussent à nous sublimer, à nous dépasser et donc à grandir?
A moins que la lâcheté soit la marque d'une petitesse, qui ne se rassure qu'en voyant plus petit que soi...
Ce qui me semble impossible à supprimer avec des boucs émissaires, effectivement.
Oui, tout cela, c'est de ta faute !
