Prunelle a écrit:Maintenant si l’insulte est lié à l’intention, on est mal barré ! surtout si on connait mal les personnes. En fait je préfère mal réagir face à qqun qui a de bonnes intentions plutôt que de bien réagir face à qqun qui en a de mauvaises et passer pour une conne, et en plus de ça je suis parano…
Mais il y a le bénéfice du doute et le choix de ne pas répondre aux premières impressions ainsi que de présenter des excuses si jamais on se trompe. Pour ma part, je crois qu'on sort toujours grandi de reconnaître ses torts.
Non, il passe bien plus de chose dans une discussion qu'on est capable d'annalyser en regardant simplement les mots ou les phrases.
On perçoit les intentions de ceux qui nous parles, même si on peut se tromper (et on se trompe de temps en temps sur internet)
Par contre, expliquer pourquoi ces sensations se transmètent, on n'en est pas capable encore aujourd'hui.
Je suis d'accord que tout d'abord un texte se ressents, se goûte. Mais s'il véhicule un certain malaise, on peut rationnaliser ces causes et les comprendre.
Un texte peut s'analyser, de par le vocabulaire employé ou certaines tournures de phrases. La fréquentation d'une école philosophique ou politique, voire même d'activités marque le vocabulaire d'une empeinte particulière.
Ainsi un militant aguerri se reconnait au premier coup d'oeuil et par exemple, Damien ou Alexandra portaient des stigmates FN très prononcées, qui ne me choquent pas de par les arguments du FN, mais plutôt dans l'organisationn du discours, qui ferme tout dialogue.
On peut d'ailleurs utiliser discrètement ces signes visibles dans une négociation et privilégier par exemple des expressions de voile face à un interlocuteur passionné de voile pour maximaliser l'empathie.
De même l'emploi rare du "nous" ou au contraire un emploi quelquefois exagéré du "nous" comme du "tu" (mea culpa) sont révélateurs.
Enfin et surtout dans le domaine politique, je pense que les plans au-delà du discours sont essentiels à des fins d'analyse. Je crois d'ailleurs qu'un livre de politique se juge sur son plan, qui résume à lui seul la position de l'auteur.
Une insulte, c'est quand l'autre nous considère comme de la m... et qu'il nous transmets cette vision du monde.
Je suis tout à fait d'accord.
Damien, par exemple, méprisait les personnes qui ne considérait pas l'avortement comme une attrocité.
Cependant, il ne discutait ici qu'avec des personnes qui ne considèrait pas l'avortement comme une attrocité.
Dans son discourt, il nous ballançait son mépris en nous traitant de criminel, de monstre, de nazi etc…
C'est très pertinent et de même pour les communistes....
Donc d'une part, il nous faisait du messianisme, mais en plus et d'autre part, il réfutait aux autres toute divergeance d'opinion vis à vis de ses haines. C'ést donc un rapport à autrui assez particulier où lui détiens la vérité, juge inutile de se remettre en cause et refuse de respecter les opinions d'autrui ou de lisser un message très méprisant envers ceux qui ne partagent pas son avis, sans aucun soucis de les choquer.
De plus, étant recadré par certains, il prennait systématiquement une posture de victime et de défenseur des libertés vis à vis des médiations ou oppositions exprimées. C'est là une attitude que je trouve assez malsaine d'une personne se réclamant de droits qu'il ne respecte pas chez les autres et s'enfermant dans une attitude schizoide lorsqu'il est critiqué (dans le sens où une théorie du complot rejoint un gros ego) qui au final empêche irrémédiablement tout dialogue.
La censure doit porter ici directement sur la parole, c'est à dire sur l'acte de transmètre son mépris aux autres. Pas sur les idées ou le sens de ce qu'il disait. Ni même sur son mépris, qu'il peut très bien avoir à condition de ne pas vouloir le communiquer à ceux qu'il méprise.
Je suis encore d'accord, et donc c'est bien plus complexe qu'un "gros mot" ou une insulte primaire et difficile à qualifier. Aussi confrontés à des personnes pareilles je crois que tôt ou tard un modérateur ou administrateur prend prétexte d'une infraction au règlement pour sanctionner de tels membres.
C'est heureusement très rare parce que le discours ouvert ou l'échange est généralement socialisant et donc que la personne qui discute défend plus ou moins consciemment une certaine position sociale au sein d'un groupe, même ici sur un forum. Une attitude aggresive envers les autres fragiliserait sa propre position. En un certain sens, de par la place de chacun au sein de la communauté, une communauté exerce un rôle d'arbitrage.
Mais que faire de ceux qui ne se soucient pas de ce type d'arbitrage, qui donc en quelque sorte refusent de s'intégrer dans une communauté ouverte ? Fatalement ils s'isolent eux-même et se mettent au banc de la communauté.
Maintenant pour revenir aux insultes, je crois que l'insulte s'adresse à une personne ou un sous-groupe de personnes, mais au su d'un ensemble plus large, et c'est cet ensemble plus large qui juge le propos acceptable ou non. Or bien souvent, si l'insulte est raffinée, voire même est forgée avec art, on pardonne le fond pour la forme, et l'insulte devient un "mot d'esprit" ou un "bon mot".
Par exemple alors qu'il visitait l'académie des sciences le prince de Prusse eut un évanouissement. Intérrogé par l'Impératrice d'Autriche sur cette viste, le Prince de Ligne lui répondit: "Le Prince s'est trouvé sans connaissance au milieu de l'académie".
Alors insulte ou bon mot ? D'après le Prince de Ligne, un mauvais bon mot.
