flora a écrit:Les sensations, dans mon modèle psycologique, c'est les premiers stades de compilations des 8 sens vécus dans l'instant, et des rappels des sens mémorisés.
Je parles des sens extérieurs, mais aussi de la perception du plaisir, désir et de la souffrance liés nottement à des manques ( comme ceux de nos pulsions)
oups, a bien y réfléchir, fais peur là
Même pas tout compris en plus.
Heu… J'ai été un peu vite, c'est clair

Donc, il y a nos 8 sens : Le gout, la vue, l'ouï, le toucher, l'odorat (et son côté inconscient : les phéromones, qui pour certains sont un sens à part entière, mais que je regroupe)
Sinon, il y a aussi l'équilibre, l'accélération (situé dans la tête, et qu'on sens quand on est crevé et qu'on a la tête qui tombe), et l'électromagnétisme. (c'est avec ça que les oiseaux se dirigent

c'est aussi présent dans les humains.)
À ces 8 sens, on pourrai ajouter un "sens" intérieur : celui qui détecte la contraction de chacun de nos muscles et recompose l'image de la position de notre corps. (c'est ce sens qui est testé quand les flics nous font coller le doigt sur le nez, les yeux fermé, pour voir si on a bu)
Mais ça dépend de la définition qu'on a des sens. Pour certains, c'est forcément quelque chose qui nous montre l'extérieur, pas l'intérieur

Bon, ça, c'est les 9 sens.

Pour arriver aux sensations, il faut les compiler avec d'autres choses.
Les sensations basique de plaisir, désir, douleur lié par exemple à nos pulsions sexuelles, ou nos besoins vitaux etc…
Les sens déjà vécu dans notre passé, et retenu par notre mémoire, et rappelé. (la mémoire analyse la perception d'un sens, et cherche dans notre passé si on l'a déjà ressenti.)
Le tout complilé, ça donne une sensations.
Je prend un exemple :
La sensation de faim qu'on ressent quand on passe devant une boulangerie.
C'est lié aux sens de l'odorat (et peut être de la vue aussi) associé aux souvenir de l'odeur du pain, qui rappelle dans les souvenir le goût du pain.
Le tout associé, toujours dans nos souvenir, au plaisir de manger du pain chaud. ça réveille le désir présent de manger du pain chaud qui réveille le manque présent physiologique, qui va entretenir la boucle par le désir etc…
Le tout mélangé, ça donne cette sensation particulière de "faim quand on passe devant une boulangerie"

flora a écrit:Oui, mais on fait plus que sortir de sois et s'objectiver. On ajoute à ces projections des volontés. Je sais pas si c'est très objectif non plus d'ailleurs. Combien de personnes vivent leur sentiments dans l'avenir ?

Je deviens blonde , pas possible, comprends toujours pas.
Je voulais dire que quand tu te projete dans l'avenir, tu projete aussi une volonté. Tu fais pas qu'imaginer l'avenir de manière objective.
Tu t'imagine, par exemple, que tu va avoir faim plus tard, donc tu va faire des courses pour remplir ton frigo.
Là, dans la projection, tu a bien une volonté qui n'est pas encore présente, et même des sensations et tout un flot de choses subjective pas encore présente. Tout ça projeté dans l'avenir ?
Puis le "carpe diem", c'est bien quelque chose qu'on lance pour se rappeler qu'il ne faut pas trop vivre dans l'avenir. Beaucoup de personne vivent leur joie leur peine etc dans l'avenir. (ok, c'est pas bien de faire ça

, mais c'était pour montrer qu'on fait plus que se projeter "objectivement")
flora a écrit:En fin de compte, ce qui fait souffrir dans la durée, c'est surtout le fait d'avoir une culture immuable. Sinon, on souffre un bon coup, une fois, quand on découvre un truc nouveau, et après on souffre plus, puisqu'on a adapté notre culture.
Dans le Roméo et Juliette, c'est clairement la difficulté à faire évoluer leur culture qui les maintenaient dans la souffrance.

p'tre que j'ai une grâve maladie foudroyante, mes deux p'tits neurones et demi se sont pe'tre auto détruits, p'tre...sinon t'es pas clair.

Je suis pas clair

Je pense un truc, et je vais trop vite, comme quelque ligne plus haut.
Donc, on a admit qu'on était d'accord sur le fait que le décalage entre ce qu'on vivait et notre culture nous faisait parfoit souffrir, et que c'était la marque qu'elle était incomplète et qu'il fallait la faire évoluer.
Maintenant, si on la fait évoluer, pour prendre en compte ce truc nouveau qui nous a fait souffrir en entrant en opposition avec notre culture, t'es d'accord, elle nous fera plus souffrir. Au moins sur ce truc là.
Par contre, ce que je remarquais, c'est que dans le Roméo et Juliette, leur souffrance elle était pas instantané, puis paf plus rien.
C'était de la souffrance, puis de la souffrance etc… jusqu'à n'en plus finir.
Parce que justement, leur culture (l'importance de leur problèmes familiaux) n'évoluait pas ! Donc comme pas moyen de faire évoluer leur culture, la même chose les faisait souffrir encore et encore. (et de plus en plus, forcément)
D'où ma réflexion :
En fin de compte, ce qui fait souffrir dans la durée, c'est surtout le fait d'avoir une culture immuable. Sinon, on souffre un bon coup, une fois, quand on découvre un truc nouveau, et après on souffre plus, puisqu'on a adapté notre culture.
Dans le Roméo et Juliette, c'est clairement la difficulté à faire évoluer leur culture qui les maintenaient dans la souffrance.
flora a écrit:Ayez j'ai compris la trilogie sens/sensation/sentiments...ben je crois bien que d'autres y ont pensé aussi. Tu les mets où les émotions?
Heu… je sais pas trop
Je crois que je le mettrais après les sensations basiques de faim etc…
Les émotions, c'est un ensemble de sensations importantes et contradictoires réveillés en même temps.
Mais avant les "sensations" plus complexes, lié par exemple aux complexes, aux phobies etc…
Le problème, c'est que dès qu'on parle de choses affectives, c'est des mots très flous
Sinon, j'en ai un autre tien : l'impression.
Celui là, je le mettrai juste avant les sentiments, parce que c'est quand même très lié aux raisonnements conscient et semi-conscient.
