ombre de sang a écrit:Ce que tu dis est impossible à mettre en oeuvre.....
Et comme on dit, impossible n'est pas français, surtout lorsqu'il s'agit de ruiner une bonne initiative

C'est tellement impossible à mettre en oeuvre que ça l'est déjà en France depuis une loi de juin 2000 portant réforme de la procédure d’aménagement des peines, mais de la façon la plus conne qui soit.
Je m'explique: depuis cette réforme, il a été institué une juridiction nationale compétente pour connaître des appels à l’encontre des décisions des juridictions régionales de libération conditionnelle concernant les détenus condamnés à plus de dix ans de détention, juridiction où siègent un représentant des associations de victimes, associations qui n'ont qu'une voix consultative, et heureusement, étant donné leur propension à idéologiser les contentieux.
Mais là ou on touche au sommet, c'est lorsque qu'on observe qui sont les titulaires du droit d'appel contre une décision de libération conditionnelle (approbation, rejet, report, etc...): le condamné, le procureur de la République , le procureur général... mais pas la victime ou ses ayants droits.
ombre de sang a écrit:Qui dans la famille decideras?
Les ayants droits, comme dans toute procédure pénal.
ombre de sang a écrit:Ma mère se fait tuer, on demande à mon frère et moi nos avis....si on a des avis different, il se passe quoi? on se déchire?
Tu imagine les déchirures familiales que ca pourras provoquer?
Une famille c'est divers individu alors dire que l'on va donner le pouvoir à la famille, c'est impossible, vu que là, tu pars du principe qu'elles attendent la meme peine et possèdent les memes besoin de vengeance pour tout ses éléments, ce qui est evidemment faux.
Non, je ne pars évidemment pas du principe qu'elles attendent la même sanction, mais qu'elle puisse intervenir dans le processus d'application des peines via un droit d'appel qui ne leur ait toujours pas reconnu.
ombre de sang a écrit:En mettant la vengeance au point maximum, tu ne délaisse aucun membre de la famille......

LA générosité te perdra, Ombre

Pour moi, c'est au delà du délaissement, c'est de la spoliation pure et simple du droit que la victime acquiert de par le préjudice qu'elle subit.
ombre de sang a écrit:De plus, les faire entrer dans le processus les feras ruminer le truc d'avantage, au long des decennies, je ne pense pas que les mettrent dans la procédure soit forcement une bonne chose pour eux, je pense au contraire qu'il faut les décharger au maximum de toutes decisions.....
La perte d'un proche est assez dur comme ca pour en plus, leur demander de prendre ce genre de décision.....
Les faire entrer dans le processus, c'est leur donner essentiellement ce droit d'appel de la décision de libération conditionnelle, ce n'est pas une implication permanente, mais la reconnaissance d'un droit subjectif à s'opposer aux remises de peines parfois accordées de façon quelque peu inconséquente.
ombre de sang a écrit:De plus, les laisser prendre eux meme une décision c'est les laisser aux remords...un peu comme une femme qui avorte et se demanderas toute sa vie si elle a bien fait ou pas.
Je ne parle meme pas de la situation où la famille accorde le pardon et décide la libération grace à son approbation et que le type but un gosse deux mois après.....imagine le remords pour la famille.....

Je vois qu'on s'est mal compris. Impliquer la victime ou ses ayants droits dans le processus d'application des peines ne consisterait pas à faire reposer sur eux seuls la décision de libération conditinnelle, mais le droit de s'y opposer. Il est évident que sinon, surtout vu l'appel à la répression générale, Fresnes auraient des dépendances jusqu'à Montmartre
A mon sens, ce droit à la saisine de la chambre des appels correctionnels permettrait de responsabiliser la victime et de la faire ainsi sortir de la passivité ( ce qui comme je l'ai dit précédemment, ne fait qu'accentuer son sentiment d'être victime) que lui impose aujourd'hui le processus d'application des peines.