Âmes sensibles s'abstenir

Loisirs et animaux

Âmes sensibles s'abstenir

Messagede Heydrickx le Ven Juin 02, 2006 06:13

Je voudrais juste vous faire part d'une histoire vraie qui est arrivée à un vieil ami de mon père il y a longtemps déjà :

Cet ami avait un chat. Or un jour, ce chat a disparu plusieurs jours. Ce n'était pas dans ses habitudes et le vieil homme commençait à être inquiet.
Puis un beau jour, le maître a vu revenir son chat...
Il est revenu... en se traînant sur des moignons de pattes.
Des gens lui avaient coupés les 4 pattes aux mi-pattes.

Le chat est mort sur le pied de la porte de son maître.

Ce n'est malheureusement pas la seule histoire.
Combien de chiens n'ont pas étés retrouvés abandonnés ? J'ai souvent entendus parler de chiens retrouvés morts attachés à des arbres en forêt.

Saviez-vous qu'en Espagne (déjà connue pour ses corridas), les lévriers utilisés pour les courses de chiens qui ne peuvent plus courirs sont pendus par leur maître ? Si le chien a bien couru durant sa vie, il est pendu de façon à se que ses pattes ne touchent pas le sol. Ainsi sa mort sera rapide.
Si le chien en revanche a mal couru, il est pendu de façon à ce que ses pattes de derrière touchent légèrement le sol. Ainsi le chien lutte, essaie de se tenir sur ses pattes de derrière, s'étrangle lentement malgré tout et meurt à petits-feus.

Dans d'autres pays, ce sont les combats ours-chiens.
L'ours est au préalable amputé de ses griffes et de ses dents. Ensuite, on lâche les chiens. Pourquoi un ours ? Pour que la lutte dure longtemps.

Mais ces événements n'atteignent certainement pas la cruauté de ce qui se passe dans nos pays : la vivisection.
Au nom de la science, des animaux en laboratoirs sont brûlés, noyés, éventrés, disséqués vivants, privé d'eau ou de nourriture,... j'en passe et pas des moindres.

Voilà! Je voulais juste mettre tout le monde au courant. C'est ainsi que les choses peuvent changer.

Si ça n'en tenait qu'à moi, les punitions vis-à-vis de ce genre de choses seraient terribles. Tellement que je préfèrerais d'ailleurs être bourreau plutôt que juge. Je n'exluerais même pas les bonnes vieilles tortures moyennageuses... cruelles mais dissuadives.
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Messagede ombre de sang le Ven Juin 02, 2006 07:08

Je comprends que les tests scientifiques sur animaux choquent, mais on ne peut pas mettre ca au meme niveau que les tortures gratuites quand meme.....

Pour les autres.......on n'as qu'à dire qu'ils ont mal couru durant leur vie. :)
D'ailleurs, ca vaut combien de prison en france, acte de barbarie sur animaux?
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Messagede Heydrickx le Ven Juin 02, 2006 07:30

Pour la France je sais pas...
Pour la Belgique, une tite amende juste pour dire...

Cela dit, en ce qui concerne la vivisection, je me suis penché sur le sujet durant mon travail de fin d'études.
Ces travaux, sous couvert de recherche, n'ont absolument aucun intérêt.

De fait, des découvertes faites sur des animaux ne sont EN RIEN applicables sur des êtres humains.
Des médicaments commercialisés suite à des tests sur des animaux ont d'ailleurs provoqués beaucoup de problèmes (dont des bébés mal-formés).
Le fait est là : on est pas pareil que des chiens, des chats, des rats ou des singes.

Ensuite, certains tests devraient être interdits parce que leur fin ne justifie pas la torture infligée. Citons notamment les tests à but cosmétiques et militaires...

La vivisection ne devrait tout simplement pas exister. Elle ne sert, et on s'en rend compte quand on s'y intéresse, absolument à rien.
Elle est même dangereuse!
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Messagede stargate le Ven Juin 02, 2006 13:14

voilà une lettre à envoyer à l'ambassade d'espagne pour lui demander de faire arrêter ces massacres, allez dans les topics de la protection des animaux et téléchargez cette lettre pour lui envoyer par email ou par courrier. le titre du topic est : galgos chien martyr
.
Monsieur l’Ambassadeur,

C’est avec émotion et colère  que j’ai récemment pris connaissance des maltraitances subies par les lévriers galgos dans votre pays.

Après avoir vaillamment servi leurs maitres, ces chiens sont souvent martyrisés puis sacrifiés par d’ignobles individus absolument indifférents aux souffrances inouïes qu’ils infligent.

Ces coutumes barbares sont désormais indignes d’un pays comme l’Espagne, membre de la Communauté Européenne. Et pourtant, elles continuent d’être tolérées par les autorités de votre pays.

Je suis certain(e) que, portées à la connaissance du public, elles seraient d’ailleurs susceptibles de faire fuir un grand nombre des touristes qui visitent chaque année votre beau pays.

Aussi, je vous remercie de bien vouloir intervenir auprès de votre gouvernement afin que cessent ces pratiques d’une cruauté intolérable.

Je joins à mon courrier un texte écrit par Monsieur Raymond AUDEMARD, trésorier de l’association Lévriers en Détresse, intitulé Le Pianiste que je vous recommande vivement de lire (jusqu’au bout si vous en avez la force) car il relate à la perfection le calvaire enduré par ces pauvres lévriers, texte que j’accompagne de quelques photos édifiantes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’assurance  de ma haute considération. 


-------------------------------


Le pianiste

C’était un bout de terrain presque plat, une saignée dans la forêt, les hommes étaient là, en groupe. Ils fumaient des cigarettes mal odorantes qu’ils roulaient tout en plaisantant. Nous, les galgos, on était au pied. Les oreilles agitées, attirées par les mille bruits de la forêt.
Un peu excités aussi, par l’odeur du lapin qui était là, à quelques pas, dans la cage grillagée. On sentait sa peur. Elle nous attirait, comme un aimant.
Les hommes se sont mis en rang, chacun avec un galgo serré entre leurs cuisses, les colliers de corde ou de fil de fer étaient solidement tenus.
Le mien entrait douloureusement dans la peau de mon cou. Puis, ils ont ouvert la cage. Affolé, il a surgi à la vitesse de l’éclair. Au signal, les galgueros ont lâché les colliers. J’ai ressenti une vive douleur à la queue. Pour me faire « démarrer » plus vite, mon maître l’a entaillée avec son couteau. Comme mes frères de course, je porte des dizaines de stigmates de ces coupures. Cela ne me fait pas courir plus vite, mais mon maître ne semble pas s’en rendre compte.
Alors, j’ai couru. Couru de toutes mes forces, couru de tout mon être. Je voulais l’attraper cette petite boule de fourrure beige qui s’agitait frénétiquement devant nous, changeant sans cesse de trajectoire pour nous tromper. Le sang battait à mes tempes et je sentais l’air s’engouffrer dans ma large poitrine après les premières secondes où j’avais retenu mon souffle. Mais je suis un coursier. Un chasseur et un coursier, et je ne le quittais pas du regard. Je percevais son affolement. Les hommes criaient, tapaient dans les mains, criant les noms des chiens qui couraient pour eux. J’étais presque sur lui, je recevais de minces giclées de poussière soulevées par ses pattes.
Et puis, il y a eu cette motte de terre qui a cédé sous ma patte, j’ai perdu l’équilibre un instant, mais je ne suis pas tombé. Blas, un grand galgo noir en a profité, il m’a devancé et a attrapé le lapin. Il l’a secoué dans sa gueule, en sautant en l’air de plaisir. Je me suis approché, mais il a grogné. Il était le vainqueur. Les hommes sont arrivés en courant, ils ont retiré son trophée à Blas. Il a aboyé. Il a reçu un coup de fouet.
Mon maître était furieux, je l’ai vu donner des morceaux de papiers au maître de Blas. Il m’a attrapé par le collier, méchamment et a serré. J’ai gémi. Il m’a donné des coups de poings et des coups de pied. Ce n’était pas ma faute, je ne l’avais pas vu cette motte de terre, et puis, le plus important c’était bien que le lapin qui s’était échappé ait été rattrapé. Même par Blas !
En revenant vers les voitures, j’ai aperçu Libra. Elle se traînait sur trois pattes. Elle était tombée. L’os sortait de sa patte arrière droite, juste au-dessus de la cheville. Son propriétaire, un gros chasseur du coin l’a insultée, puis il l’a rouée de coups de pieds. Chaque fois que les coups atteignaient sa patte brisée elle hurlait. Il riait et il tapait encore plus fort. Puis il a donnée un coup de talon sur son dos. Elle n’a plus bougé. Plus gémi. Mais j’ai vu ses yeux. Elle était encore vivante.
Ils l’ont laissée là.
Il y avait de la bière, les hommes ont bu en plaisantant. Le soleil commençait à chauffer. Mon maître m’a attaché au bout d’une corde et il m’a entraîné vers la voiture. Je suis monté à l’arrière, aidé d’un bon coup de pied dans les reins. Tout en conduisant, très vite malgré l’état de la route, il n’a pas arrêté de hurler après moi. De m’insulter. De temps en temps il se retournait et me frappait avec un bâton qu’il a toujours avec lui. Arrivé à la ferme, il m’a attaché. Très court. Je ne pouvais pas atteindre la vieille bassine pleine d’eau sale dans laquelle je bois habituellement. Il est rentré. Je l’ai entendu hurler encore.
Puis il est sorti, avec un fouet et il a commencé à me frapper. Je ne pouvais pas m’enfuir, tout au plus me rouler en boule. Le fil de fer m’étranglait et je suffoquais tandis que les coups pleuvaient sur mon dos, sur mes flancs.
Pourquoi ?
Au bout d’un moment il s’est calmé. Il est rentré. Le soleil cuisait mes plaies, les mouches se posaient sur moi, mais je n’avais même plus la force de les chasser.

Nina, une petite galga est venue lécher mes plaies. Je n’ai pas réagi. Cela apaisait un peu la brûlure. Mais elle ne pouvait rien faire pour ma gorge serrée et desséchée par la soif. Nina est là depuis longtemps, elle fait souvent des petits. Ils partent très vite. Elle est vieille maintenant, elle est très maigre. Elle est là depuis au moins cinq saisons de chasse.
La journée a été longue. Le maître est parti à la chasse, avec Nina. Au soir il est revenu. Seul. Je ne disais rien, je ne faisais aucun mouvement, comme si j’avais voulu me confondre avec le sol. Mais il est revenu vers moi. Il m’a craché dessus et donné un coup de sa botte ferrée.
Toute la nuit, j’ai grelotté, de froid, de fièvre, de douleur. Les tiraillements de ma peau déchirée rendaient chaque mouvement douloureux. Même respirer devenait un calvaire.

Au matin, il est venu vers moi, il avait une longue corde. Il m’a détachée, a passé la corde dans le fil de fer qui me sert de collier et il m’a traîné. Je pouvais à peine me tenir debout. Il m’a attrapé par le cou et par une patte et m’a jeté dans la voiture. J’ai hurlé. Il a ri. J’avais mal. Mais son rire m’a rassuré. En général, quand il rit, il ne frappe pas trop longtemps. Ou moins fort.
Il a pris un chemin de montagne, un de ceux que nous prenons quand il m’emmène chasser. Mais jamais je n’aurai la force de chasser. Je ne peux même pas me remettre debout dans la voiture. J’ai glissé entre les sièges, sur le plancher et je ressens tous les cahots de la route empierrée.
Il fait beau. Au loin j’entends des oiseaux chanter. Une abeille est venue se poser sur ma truffe. Je ne pouvais même pas la chasser. Elle s’est envolée. Il doit y avoir pleins de lapins par ici. Je sens l’odeur de leurs crottes. Il arrête la voiture. Il sort et fume une cigarette. Par la fenêtre j’aperçois la fumée bleutée qui s’élève, mais je ne le vois pas, ma tête posée sur le plancher de la voiture. J’entends sa botte qui racle le sol. Il écrase sa cigarette. Il fait toujours cela. Il ouvre sa porte et se saisit de la corde et il tire d’un coup sec. La douleur est fulgurante. Mon souffle est coupé. Il empoigne sans ménagement la peau de mon dos, comme le faisait ma mère lorsque j’étais chiot. Mais il me fait mal. Je ne suis plus un chiot. Il me jette part terre et il me traîne en me tenant par les pattes. Ma langue sort de ma bouche, je n’ai plus de salive et la douleur de ma gorge est comme un fer rouge. Il s’arrête enfin. Je sens alors les cailloux coupants du chemin qui ont ravivé mes plaies. Il me regarde. Me donne un coup de pied dans la mâchoire.
Pourquoi fait-il cela ?
Puis il saisit le bout libre de la corde et il le lance dans un arbre, en travers d’une branche. Je ne comprends pas ce qu’il veut faire. Puis il se met à tirer. J’essaie de bouger, de me mettre sur mes pattes, mais je suis trop faible et je retombe, sans force. Il tire toujours, je sens ma tête qui s’élève, la pression sur ma gorge est horrible. J’essaie d’aboyer mais je ne peux pas. Il tire encore, mes pattes de devant quittent le sol, je sens mes vertèbres tendues à se rompre. Ma tête est rejetée en arrière.
Et j’aperçois Nina. Elle est là. A quelques mètres. Son corps noir et blanc tournoie à un mètre du sol. Sa langue sort entre ses lèvres et des babines retroussées lui font un rictus menaçant, elle qui n’a jamais résisté.
Mes pattes arrière touchent le sol. La souffrance est de plus en plus horrible. Mes antérieurs griffent désespérément l’air, je me débats, en vain. Mes cuisses sont tendues.Je veux vivre !
Je sens la tétanie qui les gagne, mes muscles tremblent. Le maître a allumé une cigarette. Il regarde. Il parle. Il me demande quel air je suis en train de lui jouer sur mon piano.
Je ne comprends pas. L’air passe de plus en plus difficilement dans ma gorge. Une de mes pattes arrière vient de céder. La pression se fait encore plus forte sur mon cou. Je sens l’odeur des arbres, de la sève. Mais aussi l’odeur de l’homme, sueur, alcool, tabac et essence. Une odeur que j’ai appris à craindre. Il rit. Ma vision s’obscurcit. L’air ne passe plus. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Les oiseaux qui s’étaient tus se sont remis à chanter. Le soleil est haut dans le ciel. Je sens sa chaleur. Mais je ne le vois plus. Je n’en peux plus. Trop mal.
La délivrance.

Raymond AUDEMARD © LED 2006

Pour bien comprendre le titre de ce texte, il faut savoir que lorsqu’un galguero pend son chien, s’il a bien chassé ou bien couru, il s’arrange pour que sa mort soit rapide.
Si, au contraire, le chien a mal chassé ou l’a déshonoré en perdant une course, il doit souffrir le plus longtemps possible. Le chien, pendu avec les postérieurs touchant le sol, pourra mettre des heures à agoniser. Ses antérieurs qui s’agitent évoquent, pour les galgueros, les mouvements d’un pianiste sur son clavier. Ils utilisent aussi le terme de « Dactylo ».
Ces gens ont décidément beaucoup d’humour…
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Messagede peatcook le Lun Juil 10, 2006 03:51

Heydrickx a écrit:Pour la France je sais pas...
Pour la Belgique, une tite amende juste pour dire...

Cela dit, en ce qui concerne la vivisection, je me suis penché sur le sujet durant mon travail de fin d'études.
Ces travaux, sous couvert de recherche, n'ont absolument aucun intérêt.

De fait, des découvertes faites sur des animaux ne sont EN RIEN applicables sur des êtres humains.
Des médicaments commercialisés suite à des tests sur des animaux ont d'ailleurs provoqués beaucoup de problèmes (dont des bébés mal-formés).
Le fait est là : on est pas pareil que des chiens, des chats, des rats ou des singes.

Ensuite, certains tests devraient être interdits parce que leur fin ne justifie pas la torture infligée. Citons notamment les tests à but cosmétiques et militaires...

La vivisection ne devrait tout simplement pas exister. Elle ne sert, et on s'en rend compte quand on s'y intéresse, absolument à rien.
Elle est même dangereuse!

Tout à fait d'accord avec toi. En plus, comment peut-on justifier la torture d'un être pour le bien (soit-disant) d'un autre ?
Dans le monde, il s'agit de près d' 1.000.000.000 d'animaux torturés et tués, qu'ils soient souris, chats, chiens, singes, poissons, cochons, coqs, hamsters, cochons d'Inde, lapins...

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Messagede Jameslol le Lun Juil 10, 2006 11:38

Vu comme cela bien sûr que cela va faire dégoûter le monde entier, et il y a des photographies bien plus horribles et vraiment insoutenables que celles montrées dans ce topique La question est ce que le confort de l'Homme mérite cela, je reste dubitatif sur la question, en supposant qu'il savent ce qu'ils font (Je l'espère du moins).



Cordialement,



James
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Messagede peatcook le Ven Juil 14, 2006 19:18

Jameslol a écrit:Vu comme cela bien sûr que cela va faire dégoûter le monde entier,
James

Le simple fait de faire souffrir un être pour le confort d'un autre, me dégoûte déjà.
Le monde entier serait dégouté si les murs des labos étaient transparents !
"vu comme cela" tu dis ? non, c'est la réalité, simplement et malheureusement.
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Messagede peatcook le Mer Juil 19, 2006 20:56

Jameslol a écrit: en supposant qu'il savent ce qu'ils font (Je l'espère du moins).

Ils savent parfaitement ce qu'ils font, mais certainement pas dans le même sens que tu penses.
Il y a un lien très étroit entre médecins/vivisecteurs/revues scientifiques et les industries pharmaceutiques, qui utilisent les animaux comme couverture, pour valider leurs pseudo-trouvailles du siècle !

Voici un article très interressant http://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/CASSELS/13454

Il y a une trentaine d’années, le dirigeant d’une des plus grosses
firmes pharmaceutiques au monde tint des propos fort éclairants. Alors
proche de la retraite, le très dynamique directeur de Merck, Henry
Gadsden, confia au magazine Fortune son désespoir de voir le marché
potentiel de sa société confiné aux seuls malades. Expliquant qu’il
aurait préféré que Merck devînt une sorte de Wrigley – fabricant et
distributeur de chewing-gums –, Gadsden déclara qu’il rêvait depuis
longtemps de produire des médicaments destinés aux... bien-portants.
Parce qu’alors Merck aurait la possibilité de « vendre à tout le monde
». Trois décennies plus tard, le rêve de feu Henri Gadsden est devenu
réalité.

Les stratégies marketing des plus grosses firmes pharmaceutiques
ciblent
dorénavant les bien-portants de manière agressive. Les hauts et les bas
de la vie de tous les jours sont devenus des troubles mentaux, des
plaintes somme toute communes sont transformées en affections
effrayantes, et de plus en plus de gens ordinaires sont métamorphosés
en
malades. Au moyen de campagnes de promotion, l’industrie
pharmaceutique,
qui pèse quelque 500 milliards de dollars, exploite nos peurs les plus
profondes : de la mort, du délabrement physique et de la maladie –
changeant ainsi littéralement ce qu’être humain signifie. Récompensés à
juste titre quand ils sauvent des vies humaines et réduisent les
souffrances, les géants pharmaceutiques ne se contentent plus de vendre
à ceux qui en ont besoin. Pour la bonne et simple raison, bien connue
de
Wall Street, que dire aux bien-portants qu’ils sont malades rapporte
gros.

Au moment où la majorité des habitants des pays développés jouissent de
vies plus longues, plus saines et plus dynamiques que celles de leurs
ancêtres, le rouleau compresseur des campagnes publicitaires ou de
sensibilisation, rondement menées, transforment les bien-portants
soucieux de leur santé en souffreteux soucieux tout court. Des
problèmes
mineurs sont dépeints comme autant d’affections graves, de telle sorte
que la timidité devient un « trouble d’anxiété sociale », et la tension
prémenstruelle, une maladie mentale appelée « trouble dysphorique
prémenstruel ». Le simple fait d’être un sujet « à risque » susceptible
de développer une pathologie devient une pathologie en soi.

L’épicentre de ce type de vente se situe aux Etats-Unis, terre
d’accueil
de nombreuses multinationales pharmaceutiques. Comptant moins de 5 % de
la population mondiale, ce pays représente déjà près de 50 % du marché
de la prescription de médicaments. Les dépenses de santé continuent à y
grimper plus que n’importe où dans le monde, affichant une progression
de presque 100 % en six ans – et ce, pas seulement parce que les prix
des médicaments enregistrent des hausses drastiques, mais aussi parce
que les médecins se sont mis à en prescrire de plus en plus.

Depuis son bureau situé au cœur de Manhattan, M. Vince Parry représente
le nec plus ultra du marketing mondial. Expert en publicité, il se
spécialise dorénavant dans la forme la plus sophistiquée de la vente de
médicaments : il s’emploie, de concert avec les entreprises
pharmaceutiques, à créer de nouvelles maladies. Dans un article
étonnant
intitulé « L’art de cataloguer un état de santé », M. Parry a récemment
révélé les ficelles utilisées par ces firmes pour « favoriser la
création » de troubles médicaux (1). Parfois, il s’agit d’un état de
santé peu connu qui jouit d’un regain d’attention ; parfois, on
redéfinit une maladie connue depuis longtemps en lui donnant un autre
nom ; parfois, c’est un nouveau dysfonctionnement qui est créé ex
nihilo. Parmi les préférés de M. Parry se trouvent la dysfonction
érectile, le trouble du déficit de l’attention chez les adultes et le
syndrome dysphorique prémenstruel déjà évoqué – tellement controversé
que les chercheurs estiment qu’il n’existe pas.

Avec une rare franchise, M. Perry explique la manière dont les
compagnies pharmaceutiques non seulement cataloguent et définissent
leurs produits à succès tels que le Prozac ou le Viagra, mais
cataloguent et définissent aussi les conditions créant le marché pour
de
tels médicaments.

Sous la houlette de responsables marketing de l’industrie
pharmaceutique, des experts médicaux et des gourous comme M. Perry
s’assoient autour d’une table pour « trouver de nouvelles idées
concernant des maladies et des états de santé ». Le but, dit-il, est de
faire en sorte que les clients des firmes dans le monde entier
appréhendent ces choses d’une manière nouvelle. L’objectif restant,
toujours, d’établir une liaison entre l’état de santé et le médicament,
de manière à optimiser les ventes.

L’idée selon laquelle les multinationales du secteur aident à créer de
nouvelles maladies semblera étrange à beaucoup ; elle est monnaie
courante dans le milieu de l’industrie. Destiné à leurs dirigeants, un
rapport récent de Business Insights témoigne ainsi que la capacité à «
créer des marchés de nouvelles maladies » se traduit par des ventes se
chiffrant en milliards de dollars. L’une des stratégies les plus
performantes, d’après ce rapport, consiste à changer la façon dont les
gens considèrent leurs affections sans gravité. Ils doivent être «
convaincus » que « des problèmes acceptés tout au plus comme une gêne
jusqu’à présent » sont, désormais, « dignes d’une intervention médicale
». Saluant le succès du développement de marchés profitables liés à de
nouveaux troubles de la santé, le rapport affichait un bel optimisme
quant à l’avenir financier de l’industrie pharmaceutique : « Les années
à venir seront les témoins privilégiés de la création de maladies
parrainée par l’entreprise. »

Il est certes difficile, étant donné le large éventail d’affections
possibles, de tracer une ligne clairement définie entre les
bien-portants et les malades. Les frontières qui séparent le « normal »
de l’« anormal » sont souvent fort élastiques ; elles peuvent varier
drastiquement d’un pays à un autre et évoluer au cours du temps. Mais
ce
qui ressort clairement, c’est que, plus on élargit la définition d’une
pathologie, plus cette dernière touchera de malades potentiels, et plus
vaste sera le marché pour les fabricants de pilules et de gélules.

Dans certaines circonstances, les experts médicaux qui rédigent les
protocoles sont en même temps rétribués par l’industrie pharmaceutique,
industrie qui s’enrichira selon que les protocoles de soins auront été
écrits de telle ou telle façon. Selon ces experts, 90 % des Américains
âgés souffriront d’un trouble appelé « hypertension artérielle » ; près
de la moitié des Américaines sont affectées par un dysfonctionnement
baptisé FSD (dysfonction sexuelle féminine) ; et plus de 40 millions
d’Américains devraient être suivis du fait de leur important taux de
cholestérol. Avec l’aide de médias à la recherche de gros titres, la
toute dernière affection est régulièrement annoncée comme étant très
largement présente dans la population, grave, mais surtout curable
grâce
aux médicaments. Les voies alternatives pour comprendre et soigner les
problèmes de santé, de même que la réduction du nombre estimé de
malades, sont souvent reléguées à l’arrière-plan, pour satisfaire une
promotion frénétique des médicaments.

La rémunération des experts en espèces sonnantes et trébuchantes ne
signifie pas forcément l’achat d’une influence ; mais, aux yeux de
nombreux observateurs, médecins et industrie pharmaceutique
entretiennent des liens trop étroits.

Si les définitions des maladies sont élargies, les causes de ces
prétendues épidémies sont, en revanche, décrites aussi peu que
possible.
Dans l’univers de ce type de marketing, un problème de santé majeur,
tel
que les maladies cardio-vasculaires, peut être abordé par l’étroite
lorgnette du taux de cholestérol ou de la tension artérielle d’une
personne. La prévention des fractures de la hanche parmi les personnes
âgées se confond avec l’obsession de la densité osseuse des femmes
d’âge
mûr en bonne santé. La détresse personnelle résulte largement d’un
déséquilibre chimique de la sérotonine dans le cerveau.

Le fait de se concentrer sur une partie fait perdre de vue les enjeux
plus importants, parfois au détriment des individus et de la
communauté.
Par exemple : si le but premier était l’amélioration de la santé, on
pourrait utiliser de façon plus efficace quelques-uns des millions
investis dans les coûteux anticholestérol destinés à des bien-portants,
dans des campagnes de lutte contre le tabagisme, pour promouvoir
l’activité physique et améliorer l’équilibre alimentaire.

La « vente » des maladies se fait selon plusieurs techniques de
marketing, mais la plus répandue reste celle de la peur. Pour vendre
aux
femmes l’hormone de substitution au moment de la ménopause, on a joué
sur la peur de la crise cardiaque. Pour vendre aux parents l’idée selon
laquelle la plus petite dépression requiert un traitement lourd, on a
joué sur la peur du suicide des jeunes. Pour vendre les anticholestérol
sur prescription automatique, on a joué sur la peur d’une mort
prématurée. Et pourtant, ironiquement, les médicaments qui font l’objet
de battage causent parfois eux-mêmes les dommages qu’ils sont censés
prévenir.

Le traitement hormonal de substitution (THS) accroît le risque de crise
cardiaque chez les femmes, tandis que, semblerait-il, les
antidépresseurs augmentent le risque de pensée suicidaire chez les
jeunes. Au moins un des anticholestérol à succès a été retiré du marché
parce qu’il avait entraîné le décès de « patients ». Dans l’un des cas
les plus graves, le médicament pris pour soigner de banals problèmes
intestinaux a occasionné une constipation telle que les malades en sont
morts. Pourtant, dans ce cas comme dans bien d’autres, les autorités de
régulation nationales semblent plus attachées à protéger les profits
des
compagnies pharmaceutiques que la santé publique.

L’assouplissement aux Etats-Unis de la régulation de la publicité à la
fin des années 1990 s’est traduit par une attaque sans précédent du
marketing pharmaceutique en direction de M. Tout-le-Monde, soumis
dorénavant à une bonne dizaine ou plus de spots publicitaires par jour.
Les téléspectateurs de Nouvelle-Zélande connaissent le même sort.
Ailleurs, le lobby pharmaceutique voudrait imposer le même genre de
dérégulation.

Il y a plus de trente ans, un franc-tireur du nom d’Ivan Illich tirait
la sonnette d’alarme, affirmant que l’expansion de l’establishment
médical était en train de « médicaliser » la vie elle-même, sapant la
capacité des gens à affronter la réalité de la souffrance et de la
mort,
et transformant un nombre bien trop important de citoyens lambda en
malades. Il critiquait le système médical « qui prétend avoir autorité
sur les gens qui ne sont pas encore malades, sur les gens dont on ne
peut raisonnablement pas s’attendre à ce qu’ils aillent mieux, sur les
gens pour qui les remèdes des médecins se révèlent au moins aussi
efficaces que ceux offerts par les oncles et tantes (2) ».

Plus récemment, une rédactrice médicale, Mme Lynn Payer, décrivait à
son
tour un processus qu’elle appelait la « vente des maladies » :
c’est-à-dire la façon dont les médecins et les firmes pharmaceutiques
élargissaient sans nécessité les définitions des affections de façon à
recevoir plus de patients et à commercialiser plus de médicaments (3).
Ces écrits sont devenus de plus en plus pertinents à mesure que
s’amplifiait le rugissement du marketing et que se consolidait
l’emprise
des multinationales sur le système de santé.

Cet article est extrait de Selling Sickness. How Drug Companies Are
Turning Us All Into Patients, Allen & Unwin, Crows Nest (Australie),
2005.
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Messagede droopy78 le Ven Juil 21, 2006 15:49

Actes de cruauté envers un animal : de 1 à 5 ans de placard et/ou 20.000 € à 50.000 € selon l'appréciation du Tribunal.

Cela dit, combien de personnes ont pu guérir du cancer ou d'autres maladies, grâce aux expérimentations sur les animaux......
Nunc est bibendum
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Messagede Jameslol le Mer Juil 26, 2006 13:07

droopy a écrit:Cela dit, combien de personnes ont pu guérir du cancer ou d'autres maladies, grâce aux expérimentations sur les animaux...



Le problème est bien là mon commandant...
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Messagede peatcook le Lun Juil 31, 2006 03:12

droopy78 a écrit:Cela dit, combien de personnes ont pu guérir du cancer ou d'autres maladies, grâce aux expérimentations sur les animaux......

Et combien souffrent et meurent de l'expérimentation animale ?
Du côté des animaux, il s'agit de 800 000 000 à 1 000 000 000 par an dans le monde. Eux en tout cas, c'est sûr, ils ont connus d'énormes souffrances et sont bien mort.
Du côté de l'homme, il s'agit d'environ 18 000 morts/an et 1 300 000 d'hospitalisés rien qu'en France des suites des seuls effets secondaires des médicaments issus de l'horreur qu'est l'expérimentation animale.
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Messagede françoise marie le Lun Juil 31, 2006 03:24

Peatcook,

Ames sensible s'abtenir, je vais peut-être te choquer mais si moi demain j'ai le choix entre l'expérimentation sur 10 000 animaux et ce que celà engendre pour sauver la vie d'un de mes gosses,

Y a pas photo le choix est vite vu.


Cordialement.fm
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Messagede françoise marie le Lun Juil 31, 2006 04:09

:-?

Peatcook dit :

Et combien souffrent et meurent de l'expérimentation animale ?
Du côté des animaux, il s'agit de 800 000 000 à 1 000 000 000 par an dans le monde. Eux en tout cas, c'est sûr, ils ont connus d'énormes souffrances et sont bien mort.
Du côté de l'homme, il s'agit d'environ 18 000 morts/an et 1 300 000 d'hospitalisés rien qu'en France des suites des seuls effets secondaires des médicaments issus de l'horreur qu'est l'expérimentation animale.



Et par curiosité, tu les sort d'ou ces chiffres ? ça me paraît énorme, je ne peux pas me contenter de ça. :non3: :non3:

cordialement.fm
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Messagede peatcook le Mar Aoû 01, 2006 00:08

françoise marie a écrit:Peatcook,

Ames sensible s'abtenir, je vais peut-être te choquer mais si moi demain j'ai le choix entre l'expérimentation sur 10 000 animaux et ce que celà engendre pour sauver la vie d'un de mes gosses,

Y a pas photo le choix est vite vu.

Ben c'est dommage pour toi FM. Tu as un coeur pour toi, un pour tes enfants et un pour les animaux. Le mieux est d'en avoir un seul.
Et puis je pense que tu fais parti de ceux qui ne veulent pas voir, ou ceux pour qui le lavage de cerveau fonctionne à merveille : expérimentation animale = vie humaine sauvée.
Personne ne te demande de choisir entre 10 000 animaux et ton gosse, ni de choisir lequel d'entre tes enfants on va torturer puis tuer pour sauver l'autre ! Une vie est une vie, on ne déshabille pas Jacques pour habiller Pierre.
Et par curiosité, tu les sort d'ou ces chiffres ? ça me paraît énorme, je ne peux pas me contenter de ça.

Je les sort de ce qu'on appelle : chercher les informations parce que le sujet m'interresse et me laisse pas insensible.
Les chiffres concernant les ravages qu'engendrent les effets secondaires des médicaments, tu pourra les trouver dans Le Monde du 13 novembre 1997, révélé pas Bernard Kouchner, alors ministre de la santé.
Les chiffres énormes concernant les animaux suppliciés, je te laisse les trouver par toi même, dans les livres, revues ou recherche sur le net, et tu remarquera également que ces chiffres officiels ne montre en réalité qu'une partie de l'horreur, car ils n'incluent pas les expériences militaires ni les morts issus des élevages avant d'être vendus aux labos.
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Messagede ombre de sang le Mar Aoû 01, 2006 00:36

Du côté de l'homme, il s'agit d'environ 18 000 morts/an et 1 300 000 d'hospitalisés rien qu'en France des suites des seuls effets secondaires des médicaments issus de l'horreur qu'est l'expérimentation animale.


Ce chiffre ne veut strictement rien dire......
Combien de mort par des médicaments non-testé sur animaux?
Beaucoup? ha bah faut tester sur les animaux alors.......
C'est le meme principe mais pris à l'inverse......

Tout le monde sait qu'il y a des effets secondaire dramatique probable avec les anti-biotiques, testés ou pas sur les animaux.....
Les médicaments étaient t-ils néfaste parce que testé sur les animaux?
Combien de médicament néfastes qui auraient provoqués des centaines de victimes humaines ont étaient retirés grace aux tests sur animaux?

Tes chiffres, je les croient, d'un autre coté, si (par exemple, chiffres bidons)80% des médicaments sont testés sur les animaux mais que le nombre de mort suite à la prise de médicaments n'est que de 60% sur ces médiacament, bah on retient les 60%(chiffre énorme et impressionnant) ou le ratio "pourcentage de médicament testé sur animaux/pourcentage des morts provoqués"?(qui serait favorable aux médicaments testés sur animaux).
Je re-précise que ces chiffres mis en exemple sont bidons, c'est juste un exemple pour démontrer que le chiffre de Peatcokk de veut rien dire seul...
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