Ben je cite ta citation alors:
Rapidement, le Benelux s'est agrégé à des zones d'intégration économique plus larges et parfois plus ambitieuses que lui: OECE en 1948, CECA en 1951 puis CEE en 1957. S'il a ainsi perdu une partie de sa raison d'être, il a le mérite d'avoir été
un des noyaux de base de la construction européenne.
Un des noyaux n'est pas LE noyau. En France, on dit franchouillard, mais en belgique, c'est comment ?

Comme quoi z'êtes plus français que vous l'admettez, une fois.
Ombre a écrit:L'économie allemande est certes puissante mais pas au point de décider de la croissance mondial, ton raisonnement pars du principe que le Mark fort permettrais aux autres nations, dont les states d'avoir une meilleur croissance ce qui compenserais...
Non mon raisonnement essaye d'expliquer pourquoi les allemands défendent et veulent un euro fort, point barre.
mais j'aimerais bien que tu me donne un article où il est dis clairement dis que le Mark et l'allemagne étais capable à ce point d'influencer la croissance mondial......personellement j'en doute plus que fortement
Non, je dis que l'allemagne profite de la croissance mondiale (dont chinoise) mais je n'ai jamais dit que la croissance allemande est importante dans l'économie mondiale.
Mais je dis bien qu'un euro faible est bon pour les latins et un fort bon pour les allemands:
source:
http://www.lexpansion.com/art/0.0.79653.0.html (10/11/2004)
La capacité exportatrice de la France reste fragile
[...] Les économistes estiment que la hausse de l’euro est en partie responsable du déséquilibre de la balance commerciale. [....]
L’Allemagne insouciante face à l’euro fort
le chancelier allemand, qui expliquait vendredi dernier que la hausse de l’euro n’était « pas dramatique », au regard de la « forme brillante » des exportations du pays.
Source:
http://www.ces.fr/rapport/doclon/05050109.pdf
LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE EN 2005
rapport du conseil économique et social de la RF
Encadré 7 : Les atouts du commerce extérieur allemand
Pour la deuxième année consécutive, l’Allemagne a été, en 2004, le premier exportateur mondial : son commerce extérieur a affiché un excédent de 155,6 milliards d’euros (+ 17 % par rapport à 2003). Les exportations ont progressé de 10 %, à 731 milliards d’euros, alors que les
importations se sont appréciées de 7,7 % seulement, à 575,4 milliards, en raison d’une demande intérieure anémiée. Si la devise européenne s’était maintenue au même niveau qu’en 2003 face au billet vert, les exportations auraient même pu progresser de 11,5 % à 12 % et l’excédent commercial aurait pu être encore supérieur. Cependant, l’effet de change a au moins permis d’alléger la facture pétrolière libellée en dollars. Pour 2005, la Fédération des exportateurs s’attend à un ralentissement des ventes, qui progresseraient « seulement » de 5 % en raison du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis et en Chine ainsi que de l’euro fort. C’est le signe que, plus dépendante de ses exportations que ses principaux partenaires de la zone, l’Allemagne
est aussi plus exposée à un retournement de ses débouchés.
Les entreprises allemandes ont bénéficié en 2004 de leur spécialisation sur les biens d’équipement et de leurs fortes positions en Europe de l’Est, en Chine et aux Etats-Unis :
l’Allemagne exporte ainsi à 55 % hors de la zone euro et la France à 45 %, qui dépend donc davantage des échanges avec la région du monde dont la croissance est la plus faible.
En tête du commerce extérieur, on retrouve traditionnellement l’automobile (19 % des exportations en 2003),
les machines-outils (14 %) et les produits chimiques (12 %), qui représentent ensemble près de la moitié des exportations et près d’un tiers des importations. En particulier, les commandes étrangères de biens d’équipement ont progressé de 16 % sur les onze premiers mois de l’année, permettant à cette branche, qui exporte 70 % de sa production, d’enregistrer sa plus forte activité depuis quatre ans.Toutefois, certains s’inquiètent d’une perte de compétitivité germanique : les entreprises ont diminué, au fil des années, la part des composants allemands dans leur production totale, elles ont recherché des fournisseurs moins onéreux, sous-traité ou bien délocalisé une partie de leur production. Chaque produit exporté accroît donc aussi les importations et ces flux ne se traduisent pas forcément dans des créations d’emplois. Au point que, selon la Deutsche Bank, les
exportations allemandes étaient composées à 40,5 % de contenus importés en 2003, contre 26,7 % en 1991. Une spécialisation favorable à l’exportation peut ainsi engendrer une contribution négative du commerce extérieur à la croissance si le marché intérieur se déforme défavorablement.
Cela relativise l’impact des efforts de modération salariale imposés depuis le milieu des années 1990 ainsi que de la flexibilité accrue (qui compriment la demande intérieure) même si l’inflation est, en Allemagne, inférieure à celle de la zone euro en dépit des rémunérations les plus
élevées d’Europe.
source:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 820,0.html
COMPÉTITIVITÉ À L'EXPORTATION (06/07/06)
Pour la troisième année consécutive, l'Allemagne a conservé en 2005 son rang de
première puissance exportatrice et devrait le garder en 2006. Son excédent commercial a battu un nouveau record, à 160,5 milliards d'euros, en 2005, alors que le déficit commercial de biens et de services en valeur français s'est creusé à 16,3 milliards d'euros. Bien positionnée dans les biens d'équipement,
l'Allemagne bénéficie de l'explosion de l'investissement dans les pays émergents. L'automobile, les machines-outils et la chimie représentent près de la moitié de ses exportations.
Mais la contribution extérieure se diffuse moins facilement qu'auparavant à la demande intérieure.
Pour défendre leur compétitivité, les entreprises ont bridé les salaires, supprimé des emplois et développé la sous-traitance ou l'achat de composants dans des pays à plus faibles coûts salariaux. La valeur des marchandises importées contenues dans les exportations allemandes représente près de 40 % du total des exportations contre 26,7 % en 1991. En France, où pour la quatrième année consécutive la contribution des échanges extérieurs à la croissance devrait être négative, Bercy entrevoit le bout du tunnel et souligne que le rythme des exportations (+ 7,5 %) a rattrapé, au premier trimestre, celui des exportations allemandes. Le dernier rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) intitulé "Une analyse de l'évolution du commerce extérieur français", et rédigé par les économistes Patrick Artus et Lionel Fontagné, n'en préconise pas moins d'accroître le nombre et la taille des PME exportatrices pour réduire la sous-performance de la France.
Aussi et en conclusion,
L'industrie allemande dépend plus de ses exportations que de la consommation intérieure. Spécialisée dans la machine outils et les produits d'équipement, elle se trouve dopée par la croissance mondiale, surtout asiatique. Traditionnellement, son marché de consommation intérieur est relativement faible malgré le nationalisme du consommateur allemand, parce qu'ils ont peu de jeunes et ce sont eux qui consomment.
Aussi un euro fort, même s'il dégrade leur consommation intérieure, n'a pas d'impact majeur sur leur commerce extérieur, les pertes de marchés étant compensées par une réduction de la facture pétrolière.
Aussi il faut noter l'importance du traumatisme de 29 dans la volonté de vouloir une monnaie forte, ainsi que le veillissement de la population allemande qui de se fait défend plus la valeur du capital que celle des emplois.
Bien au contraire, les exportations françaises ne concernent pas les biens d'équipement nécessaires aux pays émergeants, même si l'industruie du luxe y trouve son compte. La France dépend de son marché intérieur important (nous, on a des jeunes qui consomment) lequel se porte bien mal lorsque l'euro est fort, car le manque à gagner à l'exportation est compensé par des économies sur les masses salariales et donc les consommateurs ont un budget moindre pour consommer.
Voilà, j'espère avoir été plus clair dans mon discours là....
