Notre vie fut vraiment belle,
Notre amour est éternel.
Tenaillée par la douleur,
Ton existence sans saveur,
Comme ta tête tremblante,
Est si lourde et te hante.
Tes yeux coulent et me supplient,
Coupe ce roseau qui plie !
Libre, tu te vois comme telle,
Et le verre est là, mortel,
Tes lèvres cherchent cette source,
Comme les oursons tètent l’ourse.
Avec cheveux en corolle,
D’une déesse tu tiens le rôle,
Et tu t’envoles libérée,
Vers de beaux cieux espérés.


