Citoyenneté et discriminations
Hamid HAMADENE, Charlotte BONNEAU, Francine HENRY et Francis DULL ont animés un groupe de réflexion sur le thème de la citoyenneté européenne à Marseille ce vendredi 21 juillet 2006.
L'occasion d'une riche confrontation d'expériences.
Pour des débats auxquels prenaient part les jeunes d’un groupe de travail du MUJ sur la jeunesse et l’Europe animée par Jean-baptiste PERLE et des représentants des mondes associatif et éducatif.. « La discrimination est réelle. Nous sommes passés d'une immigration économique à une immigration familiale » , constate Charlotte BONNEAU. Avant de présenter le projet « égalité pour tous » mis en place par l’union citoyenne qui est destiné à favoriser l'insertion professionnelle des jeunes . « Les discriminations sont invisibles et les jeunes ont des difficultés à entrer dans l'entreprise, même par le biais de stages. L'objectif est de toucher les tuteurs en entreprise, les enseignants. » Francis DULL, enseignant et coordinateur en charge du projet sur l’éducation témoigne: « Je suis confrontée au racisme ordinaire. Il est courant d'entendre les termes de " gaulois", "bronzé" dans des classes où il y a un banc "bronzé", un banc "blanc". En parlant ainsi, les jeunes ne perçoivent pas ces mots comme de la violence. » Francine HENRY, est intervenue en qualité de responsable d’un Centre de formation des apprentis : « On en peut pas se priver de l'arsenal législatif, mais la société est malade. Les phénomènes de discrimination s'accentuent, pas uniquement liés à l'origine, mais à une discrimination générale. ». Et Hamid HAMADENE de poursuivre: « L'idée d'une communauté de vie a disparu, on assiste à un repli sur soi, au corporatisme. Il nous incombe d'être attentifs à l'accompagnement des jeunes et aux propos tenus. Nous sommes dans un état de droit et il faut le rappeler aux jeunes, relever systématiquement les attitudes et propos discriminatoires, ne rien laisser passer. » Charlotte BONNEAU et Hamid HAMADENE, se félicitant de la présence de William FORTIN et de son équipe, ont toutefois quelques regrets: « On aurait aimé qu'il y ait plus de représentants. Cela prouve le chemin qui reste à faire. ». Francis DULL, témoigna d'une rencontre qui l'a choqué : « Quand je suis allé dans les collèges pour promouvoir l'apprentissage, des proviseurs m'ont dit " On nous envoie les mauvais élèves."


