C'est une magie qu'on utilise tous intuitivement, mais dont peu de monde en soupçonne la puissance.
Je ne parle pas là de communication, de la magie de la parole, mais du pouvoir des simples mots eux même, sur nous même.
Je pense aux mots qu'on utilise pour décrire notre comportement, ou nos sentiments.
Beaucoup pensent que les mots n'ont pas de pouvoir, qu'ils ne servent qu'à décrire. En niant ainsi leur pouvoir, ils les utilisent sans précaution, et souffrent très souvent des conséquences.
Je pense à la puissance du mot "aimer". Que de jeune amoureux invoquent parfois, en chérissant le mot plus que l'élu de leur cœur. Ils s'offrent au mot "amour" qui fini par les posséder. Par envahir tout leur esprit, et prendre racine sur la moindre de leurs pensés.
On pourrai penser qu'il s'agit d'une erreur de jeunesse, que les fortes personnalités savent passer outre ces risques de possessions. Mais c'est bien souvent le contraire.
Ces mots sont généralement à l'origine même de cette personnalité, et peuvent parfois enfermer tout autant celui qu'ils décrivent que l'amour le jeune amoureux.
L'empêchant de se montrer tel qu'il est réellement, et d'agir comme il le voudrai vraiment. La possession de ces mots ayant pris les rênes de sa volonté.
Mais leur puissance ne s'arrête pas à notre simple possession.
Certains mots sont bien plus grand que nous même, et ont besoin de plusieurs corps pour s'incarner. Leur puissance alors peut être phénoménale, si on leur laisse cette opportunité.
Je pense là au mot "couple" ou "amitié", dont la puissance peut parfois dominer celle des sentiments réellement éprouvés.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas utiliser ces mots et leur puissance, au contraire
Lorsqu'ils sont bien utilisés, lorsqu'ont sait invoquer leur puissance pour servir nos sentiments, sans leur laisser le pouvoir de nous posséder, ils deviennent alors les plus pur joyaux de la richesse de nos vies.
Mais il faut pour cela faire attention à leur pouvoir lorsqu'on les utilise, pour que jamais ils ne réduisent nos sentiments en esclavage, pour qu'ils restent nos serviteurs, et non nos maîtres.









