de Willow le Mer Aoû 23, 2006 23:30
Je suis en faveur du rétablissement de la peine de mort et de la peine de perpétuité incompressible dans l'échelle des condamnations judiciaires.
La peine de mort devrait être potentiellement applicable, sur libre décision unanime du jury populaire du tribunal, pour punir les crimes les plus graves (infanticide, meurtre avec actes de torture et de barbarie...)
Je préconise la règle de l'unanimité pour l'application de la peine de mort, car je pense qu'il s'agit d'une garantie contre l'erreur judiciaire. Il suffirait qu' 1 des 9 jurés doute de la culpabilité de l'accusé pour que la peine capitale ne soit pas retenue. En outre, la possibilité de faire appel, avec un rejugement dans une autre Cour d'Assise et de nouveaux jurés, cette fois-ci au nombre de 12, permettrait de réduire à néant le risque de la condamnation à mort d'un innocent.
Le peine de mort dissuade certains instincts criminels et supprime le danger de récidive.
L'abolition de la peine capitale conjuguée à une législation pénale de moins en moins répressive a une incidence indirecte sur la recrudescence des crimes barbares et notamment les meurtres d'enfants. L'assassinat et le viol de Mathias (4 ans), de Madison (5 ans) et la récente tentative d'enlèvement d'une adolescente à Strasbourg, rappellent le calvaire enduré par les jeunes Jeanne-Marie (11 ans) et Julie (14 ans) en 2004.
Chaque jour qui passe amène son lot de victimes de cette violence banalisée et maintenant bien ancrée dans notre pays. Tout cela sous le regard indifférent des hommes politiques qui laissent faire ; le Président de la République, lui, se déclare horrifié à chaque nouveau crime mais ne bouge pas, au contraire !
Suite à la minute de silence hypocrite de l'Assemblée Nationale le 9 mai dernier, un de mes amis à écrit à Monsieur Jean-Louis Debré.
Voici le témoignage poignant d'Yves Piette, papa d'une fille assassinée :
"Monsieur le Président,
le 9 mai dernier, l'Assemblée Nationale que vous présidez a respecté une minute de silence à la mémoire de Mathias et Madison, deux petits enfants massacrés, souillés, par des êtres inhumains.
Respecter une minute de silence, pensée émue, geste noble, solidarité envers les victimes et/ou leurs familles ?
Hélas non, hypocrisie ! Car un grand nombre de ces mêmes parlementaires, lors de la discussion de la proposition de loi sur la récidive à l'automne dernier, avaient refusé toutes mesures de sûreté efficace à l'encontre de ces êtres immondes !
Nous pourrions le comprendre venant de la "gauche", ces protecteurs de criminels qui ont fait beaucoup pour les tortionnaires depuis 1981, et qui semblent être heureux lorsque tout va mal, et de plus en plus mal.
Mais la "droite", qu'est-elle devenue ? Quelle tristesse ! Vous manquez de courage, Messieurs, vous avez peur de perdre des voix ? Vous les perdrez quand même !
Abandonner les victimes à leur calvaire par crainte des vociférations de certains "droits de l'hommistes", ce n'est pas très glorieux !
Vous avez laissé s'installer une société ou la loi du plus fort règne partout, ou la violence est banalisée, ou le sort des victimes vient après celui des criminels condamnés à des peines sans rapport avec les atrocités commises.
"C'est l'impunité des crimes qui conduit le plus sûrement les sociétés à leur perte" (Montesquieu)
La France pays des droits de l'homme ? C'est du passé, elle est maintenant devenue le pays des droits des voyous et des assassins, ou les honnêtes gens vivent la peur au ventre et ou la police n'ose même plus intervenir dans certains endroits du territoire, un comble !
"En abolissant la peine de mort, on a en fait aboli toute l'échelle des peines" (Alain Peyrefitte)
"L'abolition de la peine de mort est une régression de civilisation" a écrit le Révérend Père Bruckberger dans son livre "Oui à la peine de mort", en effet...
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, vous ne voulez pas le rétablissement de la peine de mort ? Vous ne voulez pas l'application de la perpétuité (pourtant toujours inscrite dans les textes !) ? Sans doute avez-vous une recette miracle pour faire diminuer de façon drastique toutes ces atrocités quotidiennes ?
Alors dépêchez-vous de la mettre en application sans délai car cela n'a que trop duré, et avant la fin de l'année de nombreux autres enfants et adultes auront hélas croisé la route de ces barbares si promptement et si généreusement remis en liberté par les employés de la "Justice".
Et ne nous parlez pas de ce Conseil de l'Europe qui se moque éperdument du sort épouvantable des victimes, puisque les dirigeants ont l'insolence de réclamer aux pays candidats, en préambule à l'adhésion, non pas une diminution de la criminalité mais la suppression de la peine de mort pour les assassins ! Quel mépris des victimes !
Les tortionnaires ne connaissent que le langage de la fermeté, vous le savez, et s'apitoyer sur leur sort c'est condamner d'autres petites Madison, d'autres petits Mathias ; le choix est évident, le refuser c'est se rendre complice des assassins.
Alors, inutile de continuer "à tourner en rond" plus longtemps, ce qu'il faut c'est le rétablissement de la peine de mort et l'application stricte de la perpétuité pour mettre un frein à ces monstruosités quotidiennes indignes d'une démocratie digne de ce nom.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de mes sentiments respectueux, mais ô combien douloureux."
M. Yves Piette
père de Martine, assassinée en 1985.