willow a écrit:il est évident que la peine capitale a toujours eu un fort effet dissuasif. Il suffit d'observer les statistiques sur la criminalité dans les pays qui appliquent la peine de mort pour constater que les crimes y sont moins importants que dans ceux qui ne l'appliquent pas.
C’est peut-être évident pour toi, mais pas pour moi :
Les taux de criminalité enregistrés récemment dans les pays abolitionnistes n'indiquent aucunement que l'abolition puisse avoir des effets préjudiciables. Au Canada, par exemple, le taux d'homicides pour 100 000 habitants est passé du chiffre record de 3,09 en 1975 – un an avant l'abolition de la peine de mort pour le meurtre – à 2,41 en 1980, et a continué de diminuer depuis lors. En 2003, soit vingt-sept ans après l'abolition de la peine capitale, le taux d'homicides était de 1,73 pour 100 000 habitants, ce qui représente une baisse de 44 p. cent par rapport à 1975 et le taux le plus bas des trois dernières décennies.
(Amnesty international)
Je n’ai encore rien trouvé sur les USA, je suis pas très copine avec google…

willow a écrit:L'efficacité dissuasive de la peine de mort a d'ailleurs été scientifiquement démontrée aux États-Unis par des études économétriques. La peine de mort a en effet été suspendue sur l'ensemble des États-Unis entre 1967 et 1973, puis réintroduite par les 3/4 des États fédérés après 1973. Le taux de meurtre pour 1000 habitants est passé de 11,6 pour 1000 habitants en 1970 à 5,5 pour 1000 habitants en 2004. Selon ces études, l'application de la peine capitale augmente également l'efficacité de toutes les mesures répressives inférieures.
Mais soit, admettons que ceci soit vrai, un taux de meurtre de 5,5 pour 1000 habitants (2004, USA) représente un taux de 550 pour 100 000 habitants contre 1.73 pour 100 000 habitants au Canada (2003), ça fait quand même une belle différence… Donc encore une fois, je refuse d’admettre cet argument. Autre chose, je pense qu'il faut prendre ces statistiques avec des pincettes étant donné la diversité des pays. Je pense évidemment à la vente d'armes trop largement autorisé aux Etats-Unis. Tout ça pour dire que les fluctuations du taux de criminalité ne sont pas forcément liées à la peine de mort.
L'unanimité requise pour l'application de la peine de mort est tout de même un garde-fou considérable. En effet, il suffit qu' 1 des jurés s'oppose à la peine de mort pour que celle-ci ne soit pas retenue.
En ce cas, il n’y aura sans doute jamais de condamnation à mort… Je ne vois pas l’intérêt dans ces conditions de vouloir la rétablir.
droopy78 a écrit:Je comprends bien..... Mais je suis partisan d'une peine de prison A VIE, comme aux USA et dans des cellules identiques aux prisons américaines : pas de vie intime, pas de téléviseur ni de frigo-bar, une sortie dans une cour étroite d'1/2 par jour, une douche par semaine.
Mais surtout que le condamné ne sorte pas avant son décès !
Il paraît que les condamnées à la prison à vie aux USA deviennent complètement dingues au bout de 3 ans d'incarcération !
Mais je sais ! Amnesty International réprouve ce système carcéral ! Si la France pratiquait ce genre de peine, elle ne valerait pas mieux que les régimes qui pratiquaient (ou pratiquent encore) les goulags !
Je vais le redire encore une fois, pour ceux qui n’ont pas lu les 18 pages, moi je suis pour la perpétuité, mais que les condamnés gardent un flingue à portée, histoire de soulager leur souffrance s’ils le désirent. Comme ça, cela satisfait les compatissants qui pensent que la peine de mort est trop dure et les compatissants qui pensent que la perpétuité est trop dure, restent les autres, qui ne veulent pas compatir… En fait… je crois qu’ils sont plus nombreux que ceux qui sont contre la peine de mort… C’est étrange comme cette opposition entre la souffrance de vivre et celle de mourir ramène à la polémique de l’euthanasie…
Açoka a écrit:Non, je ne suis pas pour la perpetuité
Pourquoi ?
ombre a écrit: Juste que je ne me fait pas de soucis car je pense que la peine de mort reviendras en europe, c'est tout.
T’as raison ombre, c’est beau de rêver…

Mon avidité est différente de la leur : la corruption leur a fait oublier que le pouvoir n'était qu'un moyen et non une fin.