françoise marie a écrit:Willow,
Alors moi, je vais te poser la question autrement,
Dis-moi si un des tiens venait à commettre un crime, passionnel ou autres, personne n'est à l'abri, dans un cas extrème je serais capable de tuer pour protéger mes enfants et oui, personne je dis bien personne n'est à l'abri d'un geste irréparable, personne n'est à l'abri d'un pétage de plomb.
Alors serais-tu capable de dire à un des tiens, à quelqu'un que tu aimes, qu'il mérite la mort et que l'injection létale est plus douce que la guillotine ?
Eh bien moi je dis chapeau, car personnellement, je ne pourrais pas !
cordialement.fm


Certainement le dégoût, la colère, la haine m'envahirons pas de doute la dessus, mais crois-tu vraiment que le fait de couper la tête à l'assassin de mes enfants allègera ma souffrance, sincèrement je ne crois pas et ça servirai à qui et à quoi dis-moi.






Açoka a écrit:Je ne suis pas pour la perpetuité, Prunelle, parce que je pense qu'on peut changer les gens et je crois donc en la réinsertion. Biensûr quand il s'agit d'un malade mental, il n'est pas question de le relacher sans avoir réussi à la guérir. Evidement pareil pour celui qui n'est pas malade mental et qui n'a pas changé, on le garde.
La perpetuité est sans remise de peine possible, c'est définitif.
Si on revient sur le problème de l'erreur judiciaire, dans le cas d'un complot de personnes contre un innocent, que personne n'arrive à prouver l'innocence même après plusieurs années, l'innocent restera enfermé à vie.
Si on cherche à le changer c'est qu'à la base on à cherché aussi à le comprendre, et on finit bien par remarquer qu'il y a un problème. L'innocent n'aura pas les mêmes réactions qu'un criminel.
Si on permet la perpetuité alors on estimera inutile de changer la personne, puisqu'on aura décidé que sa peine était immuable. Et donc, il sera plus facile de voir des innocents jamais innocenté justement.
Ensuite, je pense que personne n'est figé dans le temps. Je veut dire qu'on change toujours au moind un peu. Et le changement dans notre tête se manifeste par la mort de ce qu'on a été et la naissance de ce qu'on devient. Je me sens tout à fait différent de qui j'étais avant l'âge de 18 ans par exemple. Récement, j'ai déprimé parce que je ne me reconnaissais plus. Je me suis rendu compte que j'avais changé, mais comme-ci j'étais né dans le corps d'un autre et que cet autre été mort. J'ai eu un choc.
Je pense que lorsque nous changeons, nous ne sommes plus la même personne. Et donc, si on enferme à perpetuité une personne, et qu'il change dans sa tête, celui qui aura commit le crime sera mort, et celui qui purge la peine d'aurénavant est le nouveau né dans ce corps, donc un innocent.
En fait, quand on se repends vraiment, on redevient innocent, d'après moi

Willow a écrit:Gattaca a écrit:aux EU, la peine de mort n'a pas d'influence sur la criminalité... ça n'arrête pas les criminels.
Quel intéret alors ?
Un seul exemple prouve le contraire. Pour la période décennale qui a précédé l'abolition de la peine de mort, soit 1971 à 1980, le nombre de crimes sur mineurs recensés s'est élevé à 39 dont 13 crimes sexuels. Pour la période décennale qui suivi l'abolition de la peine de mort, soit 1982 à 1991, le nombre de crimes sur mineurs recensés s'est élevé à 124 dont 53 crimes sexuels. Ainsi durant la période de 10 ans qui a suivi l'abolition, le nombre global de crimes sur mineurs a augmenté de 218% par rapport à la période de 10 ans ayant précédée l'abolition, et le nombre de crimes sexuels de 307% ! Le lien entre l'abolition et la montée des crimes les plus graves est donc évident.
L'efficacité dissuasive de la peine de mort a d'ailleurs été scientifiquement démontrée aux États-Unis par des études économétriques. La peine de mort a en effet été suspendue sur l'ensemble des États-Unis entre 1967 et 1973, puis réintroduite par les 3/4 des États fédérés après 1973. Le taux de meurtre pour 1000 habitants est passé de 11,6 pour 1000 habitants en 1970 à 5,5 pour 1000 habitants en 2004. Selon ces études, l'application de la peine capitale augmente également l'efficacité de toutes les mesures répressives inférieures.

Je me répète, je sais, mais ce qui me sidère dans ce genre de conversation, c'est de lire à quel point tout le monde se croit éloigné de la violence commise par les autres. Vous vous voyez facilement dans la peau de la victime. perso, je n'oublie pas que je pourrais être dans la peau du coupable.
Pour ce qui est du sentiment de vengeance des victimes, si je puis me permettre cette comparaison de mauvais goût, il est bien plus grand dans le cas de la prison que dans le cas de la peine de mort. Parce que la douleur, on se la traine tous les jours quand on a perdu un gosse par exemple... Et ôter la vie du condamné c'est ôter du même coup la possibilité de demander encore justice. Le parcours de la personne qui a mal doit se faire parallèlement à celui qui lui a fait mal. C'est un principe de catharsis assez simple, mais qui permet de résoudre bien des peines. Il ne s'agit aps de torturer le plus possible le prisonnier, mais de laisser la chance aux victimes de pouvoir avoir des réponses le jour où certaines questions pourraient se poser. Il y a des choses à creuser dans notre conception de la justice sur le sentiment de réparation et le pardon je crois. La peine de mort ne résoud rien, on l'a vu quand elle existait encore dans ce pays, la prison telle qu'elle est envisagée à l'heure actuelle non plus.
Les gens peuvent changer,
mais un assassin d'enfants?? non, aucune chance.Il est très difficile de pouvoir le déterminer,ok, mais si vous ôtez aux autres la capacité d'être perfectibles, vous vous l'ôtez à vous-mêmes par la même occasion, non ?
un truc qui va plaire à Açoka : je sais plus où j'ai entendu cette idée, (tu sais peut-être d'où ça vient.. des grecs je crois) qui dit que pour obtenir le meilleur système politique au monde il faudrait proposer à des hommes de le créer en leur précisant qu'ensuite ils seront réincarnés, en homme, en animal, en plante, etc. Histoire qu'ils n'oublient pas les différentes perspectives...
C'est une parabole intéressante je trouve,même si ça n'est qu'une hypothèse à prendre comme telle.
A mes yeux -ombre, faudra qu'on tchatche de ça un jour, de la valeur de l'argument, quand tu auras la frite politique et moi le net à domicile si ça te tente... - un seul des arguments contre la peine de mort est amplement suffisant à lui seul pour ne pas la donner.


Mara a écrit:et les chiffres sur les innocents envoyés à la peine de mort ?
perso, rien que cet argument là, même s'il est loin d'être le seul, me suffit amplement.
Si je me mets deux secondes dans la peau de quelqu'un qui considère que la vie a tant de prixc qu'on puisse punir de mort celui qui l'ôte... je ne comprends pas comment il peut oser prendre le risque de tuer un innocent.
Tuer, condamner à mort, c'est prendre le risque de ne pas pouvoir revenir en arrière.


7 condamnations à mort sur 10,
prononcées entre 1973 et 1995,
ont dû être révisées par les juges
à la suite de manquements graves à la loi.

ombre de sang a écrit:7 condamnations à mort sur 10,
prononcées entre 1973 et 1995,
ont dû être révisées par les juges
à la suite de manquements graves à la loi.
Rien à voir avec l'envoi d'innocents en tole mais juste des vices de procédures.

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