Maldoror a écrit:Pour ce qui est du saut par la fenêtre, excuse moi Titsta, mais JE SAIS. Ce n'est pas un manque d'humilité intellectuelle ou de la croyance, mais le fruit d'une expérience malheureuse.
J'ai eu la douloureuse confirmation d'être dépourvu des talents gravitationnels de Neo. A l'impact, une vertèbre L4 fracturée et un tassement des vertèbres inférieures... mais peut être n'était-ce seulement que le fruit de mon imagination débridée
Ou peut être une projection psychosomatique pour ne pas avoir à infirmer ma croyance antérieure selon laquelle la gravité n'était qu'une vue de l'esprit
Je ne nie pas tes sensations, ni ton expérience. (Je préfère te croire
oserais-je dire
)Mais ce en quoi tu crois, ne le nie pas, c'est que cette expérience, c'est la réalité.
Or, je ne suis pas toi, par exemple. Rien ne te dis non plus que la gravité existe toujours, qu'à chaque fois qu'on passe par la fenêtre on s'écrase en bas avec une côte cassé etc....
Une expérience permet de fonder des modèles scientifiques, en leur fournissant "matière à réflexion". Mais ne constinue jamais une preuve de la vérité de ce modèle.
Même une succession d'expériences cohérantes avec ce modèle ne le prouve pas. Seule une expérience contradictoire permetrai de prouver une incohérance. Et poser le choix de la croyance en ce modèle, ou dans la réalité de l'expérience qui n'a pas collé (ou de ses circonstances avouées).
Maldoror a écrit:Pour ce qui est de l'objectivité considérée comme sensation particulière, j'attendrais un peu plus de développement de ta part avant de me transformer en hâbleur hystérique promis
Pour l'objectivité, je la vois comme une sensation particulière, un état d'esprit affectif que plusieurs personnes on décidé de prendre comme "niveau 0" d'affectivité, afin de mieux pouvoir raisonner ensemble.
Je crois qu'un des premier travail des scientifiques, par exemple, c'est de se placer dans cet état d'esprit commun, (qui a été appris et précisé pendant tout l'apprentissage de la rigueur de raisonnement etc...) pour leur permettre de mieux se comprendre, de mieux communiquer, et de mieux penser ensemble.
Ce que je nie à l'objectivité, c'est son titre de "niveau 0" d'affectivité. Pas vraiment son utilité, ni sa manière de fonctionner.
Ainsi que l'idée courrante de considérer que c'est la seule manière d'établir un pont commun pour la réflexion entre des personnes.
Pour ma part, c'est un état d'esprit comme un autre, et une manière de prendre les choses et nos sensations comme une autre.
Et il serai parfaitement possible (et déjà fait dans le monde) d'imaginer d'autre "lieux de raisonnement" affectif qui donnerai les mêmes résultats de communication entre les "chercheurs".
Un des projet que j'ai, c'est d'essayer d'enrichir la science d'au moin un autre de ces états de raisonnement.
Car je pense que l'état de raisonnement choisi, permet certes de penser à plusieurs, mais limite forcément nos perceptions de certaines choses.









