APRES LA VIREE.
L’homme rentrait ivre mort.
D’une virée mondaine.
La lourdeur de son corps.
Lui donnait de la peine.
Elle a si peu parlé.
Qu’il prit comme un reproche
La froideur des baisers.
L’accusant d’être moche.
Et sa femme n’a rien fait.
Mais le chien aboyait.
Quand il leva la main.
L’alcool était son maître.
Elle protégea ses seins.
Mais l’ivrogne est un traître.
C’est le bas ventre qui prit.
Ignominie brutale.
Le sang sur le tapis.
Ça risque de faire sale.
La femme a nettoyé.
Et le chien a léché.
Excité comme un porc.
L’homme s’est approché.
A fait tous les efforts.
Pour pouvoir l’abuser.
Mais l’alcool est ainsi.
On ne peut tout gagner.
Dans sa nouvelle furie.
Il l’a retabassée.
La femme a t’elle pardonnée.
Le chien, lui s’est barré.
Vivre sa liberté.
L’animal est un sage.
LOQUINET





