La perfide illusion
À l’épreuve du feu, je me soumets à toi,
Partageant mes faiblesses avec les horizons.
Quand je pars vers l’azur, je renonce à tes lois
Et pourtant, chaque instant, je suis au diapason
De tes douces pensées, de tes rêves secrets
Et je tire vers la nuit les draps blancs sans calcul.
Je détruits chaque jour ce qu’à l’aube je créé.
Quand tu cours vers ma vie, simplement je recule
Car tu es différente, tu es calme et sereine
Quand les autres fatales et nocives diablesses
Combattent et exterminent les admirables reines
Et les pauvres princesses, à chaque seconde , blessent.
Je me noie dans tes larmes quand le vent nous domine
Et nous pousse facétieux vers la tendre vallée
Ou, quand il est terrible, vers les sages collines,
Là où, diables et dieux ne pourront plus aller.
Tu es mon anonyme et perfide illusion.
Quand le soir, je m’endors, je m’approche des rives
Que tu sillonnes encore vers les vagues en fusion
Et que nos maux sensibles se frictionnent et dérivent.
Je voudrais te connaître et pourtant je te fuis.
Mille muses m’égaient mais une seule m’intéresse.
Celle qui garde ses mots pour calmer mes ennuis
Que je verrais un jour bien que rien ne nous presse.
LOQUINET
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