[center] Récit d’un voyageur d’entre les deux mondes à propos du passage dans l’Hadès[/center]. .
Un petit signe confus
Une vague rumeur.
Un sentiment diffus,
Et c’est déjà l’heure
Soudain le sang se ralentit.
Ne surtout pas rester bloqué
En demeurant dans le passé.
Pas même un instant de répit.
Et aller, c’est parti.
L'espace sombre est découvert,
“ malvenue ” dans le territoire de l’enfer.
Besoin de mordre pour ne pas hurler
devant le reflet d'un miroir brisé,
Qui réfléchit le contours flou.
De la sagesse des fous
C'est trop tard maintenant,
plus rien n'est important.
Ni la faillite de l'humanisme
par l'invasion des mécanismes,
du dégel des esprits du vice,
ni la contrainte de la justice.
Nous sommes tous des coupables
avec des secrets inavouables.
Sauf aux yeux de celui qui se ment.
Aucune science ne régit le comportement.
Est-ce que le but est fictif.?
Quelles sont nos objectifs ?
Une fois que l'on s'est mit à se décomposer
on ne peut plus s'arrêter.
Notre route devient une dune de sable sans fins,
le renoncement habituel du matin
Harcèlement des obsessions .
affrontements et possessions
Images de carnage ;
Le tribut du passage.
…et encore maintenant,
l'angoisse compulsive du présent.
Le mieux est de combattre.
Ne jamais se laisser abattre,
car rien ne justifie la damnation,
cette étrange malédiction
faîte de bassesses: Le Mal.
La luxure est mon Grâll.
Je ne crois plus au Bien,
rien ne remplacera l'instinct.
Alors au fond de moi
les pulsions tournoient,
Etre une toupie qui danse,
un objet qui pense
Je vis écharper mes congénères si souvent.
Leurs corps éparpillés aux quatre vents,
L’issue fatale est inéluctable
et ce n'est même pas regrettable.
D’ailleurs certains vénérables,
dont le voyage est incalculable,
ont suivi le chemin,
jusqu'à sa fin.



