Si tu parles de l'expérience "rouge + bleu donnera du violet", c'est seulement un modèle que tu prend pour vrai.
Rien ne prouve que quand tu fera l'expérience physiquement, tu aura véritablement du violet.
Peut être qu'à partir de maintenant, quand on mélangera ces couleurs, on aura autre chose. C'est possible.
En fait, aucune hypothèse scientifique ne peut être prouvée.
On ne peut que partir de postulats, qui ne sont pas prouvés mais considérés arbitrairement comme vrais.
La majorité de ces postulats, nous les partageons, c'est ce qui forme une convention, plus ou moins consciente.
La mécanique quantique, et la relativité avant elle, ont pas mal chamboulée ces conventions dont on avait peu conscience.
On a observé par exemple (en relativité) que le temps ne s'écoulait pas à la même vitesse pour tout le monde.
On a aussi observé (en mécanique quantique) que le principe de cause -> conséquence qu'on croyait absolu jusqu'à maintenant pouvait être remis en cause. (Dans certaines expériences quantiques, les conséquences précèdent les causes.)
La mécanique quantique remet aussi un nombre considérable de postulats en cause.
Postulats dont on avait totalement oubliés l'implication dans nos raisonnements, d'ailleurs... Et qu'on "redécouvre" ainsi.
En fait, tout est batis sur des hypothèses, si tu parles d'expérience concrète, et non pas théorique (la théorie étant évidement une histoire de conventions) peut être que dans quelque secondes, les loies de l'univers changerons, et que tout les modèles qu'on a construit sur notre expériences passée ne fonctionneront plus.
Le fait d'accorder une atemporalité à des principes, dire qu'il seront toujours vrai à l'avenir, et qu'ils ont toujours été vrai dans le passé, parce qu'à un moment ils ont été vérifié, c'est une affirmation très forte, et en réalité très peu rigoureuse.
En fait, je crois qu'en théorisant ainsi nos expériences passé, en en faisant des modèles mathématique, on essaye de fuir notre temporalité.
On essaye subjectivement d'atteindre quelque chose d'immortel, sur lequel le temps n'a pas de prise. Cela nous rassure, donc nous lui accordont notre affection.
Sinon, toute notre société sombrerai dans le chaos.
C'est une croyance poussée par nos peurs, peur qui se retrouvent en chacun de nous.
Mais il s'agit de croyances commune, pas de "vérités".
En fait, je crois qu'en cherchant à atteindre un monde théorique sur lequel le temps n'a pas de prise, on s'éloigne de la réalité temporelle des choses.
Dans ce sens, tous les modèles scientifiques serait des éloignements de la réalité
Mais de toute manière, la science a toujours eu d'énnormes problèmes pour définir ce qu'était la réalité. (je pourrai dévelloper ça, si ça vous intéresse

)
pour faire bref, elle a une attitude tautologique, en disant : La réalité, c'est ce qu'on décrit.
Et ce qu'on recherche, c'est à décrire la réalité.
Seule l'interventions de nos sens (donc de notre subjectivité) par l'observation, et surtout surtout surtout de notre
confiance dans ce que nous rapportent les autres de leur expérience apporte un peu de "réalité" dans cette pratique.
(Confiance qui se voie bien par l'importance de la "réputation" d'un scientifique dans ces milieux.)