de existence le Dim Fév 04, 2007 14:07
Je partage le sentiment de papicool qu'on devrait avoir le choix, de vivre, de mourir. Ce qu'il y a c'est qu'on vit dans une culture chrétienne pour laquelle, la vie est le plus important à tout prix. Que le choix dépend de Dieu, qui est au-dessus de nous. Pour les athés de cette culture, le choix ne revient plus à Dieu mais au personnel soignant, considéré au-dessus. Et il reste un acharnement athé à vouloir garder les gens en vie.
Donc, d'accord avec toi papicool, mais les forces en jeux sont énormes (des siècles de christianisme, je dis des siècles parce qu'il n'a pas toujours été ainsi).
La position du bouddhisme me semble intéressante. Je crois qu'elle est à peu près la suivante. On ne devrait pas provoquer la mort car c'est un acte négatif et qui ne fait que remettre le problème à plus tard du fait de la loi du karma. On ne devrait pas non plus forcément s'acharner à garder les gens en vie. En affrontant leur situation, ils brûlent leur karma négatif et de toutes manières, on finit par mourir et l'on se "réincarne", enfin, il faut pas se méprendre sur le sens du terme. Disons que c'est un prolongement du karma au-delà de la mort.
Après, le fait de souffrir outre mesure peut causer des émotions négatives qui vont causer du karma négatif supplémentaire. Donc, il vaut mieux se préparer à l'avance à notre mort, apprendre à lâcher en méditant sur la mort et l'impermanence. Et si la personne n'est pas prêt, il peut être préférable d'abréger ses souffrances et de remettre l'épreuve à une autre vie.